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Le légendaire producteur canadien Bob Ezrin renonce à sa citoyenneté américaine

Le contexte politique actuel aux États-Unis a poussé le producteur de disques intronisé au Temple de la renommée, originaire de Toronto, à revenir au Canada et à renoncer à sa citoyenneté américaine.

Bob Ezrin

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Vague primaire

Le producteur de musique canadien Bob Ezrin fait son retour au pays.

Ezrin, qui envisage de renoncer à sa citoyenneté américaine, a récemment quitté sa dernière base aux États-Unis, Nashville, pour revenir pleinement au Canada.


Dans une entrevue avec Brad Wheeler du Globe and MailGlobe and Mail, Ezrin explique que l'état polarisé de la politique et de la société américaines est la principale raison de cette décision.

« Ces dernières années, on a l’impression que l’Amérique est divisée en deux », confie Ezrin. « Les voix de l’extrême droite se font de plus en plus entendre. Les théories du complot sont omniprésentes, les gens sont armés jusqu’aux dents, et l’atmosphère est totalement différente de celle que j’avais connue. »

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Membre du Panthéon de la musique canadienne, Ezrin a récemment reçu le prix d'excellence artistique pour l'ensemble de sa carrière de la part de la Fondation des Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle. Il a été honoré pour une discographie légendaire qui inclut des albums marquants d’artistes internationaux tels que Peter Gabriel, Pink Floyd, U2, Deep Purple, Rod Stewart, Andrea Bocelli, Taylor Swift, Alice Cooper, Nine Inch Nails, Kiss, Lou Reed et bien d’autres.

Ezrin a quitté Toronto pour Los Angeles avec sa famille en 1985, où il s’est fortement impliqué dans la communauté locale. Dans les années suivantes, il est devenu citoyen américain afin de pouvoir voter.

« J’étais très engagé, très impliqué », confie-t-il à Wheeler. « Je croyais en mon pays et en son peuple, malgré des événements comme la guerre en Irak, l’augmentation des inégalités de revenus et le racisme systémique. Je croyais toujours que la bonté de la majorité des Américains finirait par l’emporter. »

Sa décision de revenir au Canada a précédé les propos incendiaires de Donald Trump sur l’annexion du pays et ses décisions concernant des tarifs douaniers excessifs, mais Ezrin affirme que « tout cela a confirmé la justesse de ma décision », dit-il. « Si je dois consacrer du temps à mener un bon combat, je devrais le faire ici. »

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Bien qu’il ait passé une grande partie de sa vie professionnelle aux États-Unis, Ezrin a toujours entretenu des liens solides avec la communauté musicale canadienne. En plus de produire des albums d’artistes canadiens, il a énormément contribué à l’éducation musicale au Canada.

Après son intronisation au Panthéon de la musique canadienne en 2004, il s’est impliqué auprès de MusiCounts, une organisation caritative, et a aidé à créer le prix MusiCounts Teacher of the Year Award, décerné lors des Junos. Lui et sa femme Jan sont également des donateurs fondateurs du MusiCounts Leadership Circle.

Aux États-Unis, Bob Ezrin a cofondé Music Rising avec Edge de U2, une initiative visant à remplacer les instruments de musique perdus lors de catastrophes naturelles. Il est également membre du conseil d'administration de la Mr. Holland's Opus Foundation, une initiative nationale qui soutient la musique dans les écoles américaines en offrant des instruments à des programmes sous-financés.

Il est symboliquement significatif qu’un des albums les plus célèbres produits par Ezrin soit The Wall de Pink Floyd. En renonçant à sa citoyenneté américaine, il a clairement indiqué de quel côté du mur symbolique entre le Canada et les États-Unis il a choisi de se placer.

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Cadre de la semaine : Sarah Cummings d’iHeartRadio revient sur l’évolution du rôle de la radio dans l’industrie musicale canadienne
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Cadre de la semaine : Sarah Cummings d’iHeartRadio revient sur l’évolution du rôle de la radio dans l’industrie musicale canadienne

À la tête de plus de 350 stations de radio chez Bell Media, Cummings analyse l’évolution vers un son « sans friction » et met en lumière le rôle crucial de la confiance à l’ère de l’intelligence artificielle.

Depuis des décennies, la radio occupe une place centrale dans l’industrie musicale canadienne — un pilier du développement des artistes, de la promotion du contenu national et de la dynamique des palmarès. Si les conversations actuelles gravitent largement autour du streaming et des médias sociaux, deux forces technologiques qui ont redéfini la consommation musicale à l’échelle mondiale, au Canada, la radio demeure un acteur incontournable.

Pour Sarah Cummings, elle constitue même la base d’un écosystème audio en perpétuelle transformation. À titre de directrice du contenu radio pour iHeartRadio Canada et Orbyt Media, divisions de Bell Media, Cummings supervise plus de 350 stations. Ce vaste réseau réunit des stations majeures des grands marchés, des partenaires indépendants, des radios communautaires et universitaires, ainsi qu’un éventail croissant de balados et de listes de lecture. Une incarnation moderne du rôle de la radio, adaptée aux avancées technologiques, aux nouvelles habitudes d’écoute et aux modèles de propriété émergents — tout en conservant une part assumée de tradition.

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