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Dans les médias : La nécessité de préserver l'histoire de la radiodiffusion au Canada (Chronique d'opinion)

La Fondation du Musée canadien de la radiodiffusion lance son message aux politiciens : sans passé, il n'y a pas d'avenir !

Après 18 mois d'attente d'une réponse du CRTC, Kealy Wilkinson, directrice exécutive de la Fondation du Musée canadien de la radiodiffusion, s'est rendu compte que le régulateur de la radiodiffusion n'entendait pas son appel urgent à la reconnaissance et au financement pour préserver l'histoire de la radiodiffusion au Canada.

Le « musée », tel qu'il se présente aujourd'hui, est plutôt un site de stockage de quelque 65 000 bandes, vidéos, scripts et autres documents éphémères donnés ou récupérés d'un héritage de sociétés de radiodiffusion passées, présentes et disparues depuis longtemps, qu'un petit personnel bénévole a catalogué et préservé avec un budget restreint. Pour une raison quelconque, aucune entreprise ou individu n’a pris la décision de débourser une somme d’argent importante pour transformer un musée dans des boîtes de stockage en une archive préservée, numérisée et disponible en ligne.


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Comme l'explique le président bénévole de la Fondation, Doug Thompson, dans un message sur le site :

« L'histoire est tout autour de nous… toute notre vie – pas seulement dans les livres ou exposée dans les musées physiques. C'est ce refrain publicitaire d'A&W dont vous connaissez toujours tous les mots, même si cela fait 30 ans ou plus que vous ne l'avez pas entendu pour la dernière fois. C'est ce moment "a-ha" où le détective Murdoch de Murdoch Mysteries résout le crime, semaine après semaine. C'est le moment où votre disc-jockey local préféré (peut-être Red Robinson à Vancouver, Barry Boyd d'Edmonton, Duff Roman à Toronto, Dave Boxer de Montréal ou Frank Cameron à Halifax) mentionne votre nom à la radio et diffuse votre demande de chanson. C'est le premier ministre Pierre Trudeau qui disait "Regardez-moi" à la question d'un journaliste de la CBC lors de la crise du FLQ au Québec en 1970. C'est le cri légendaire de Foster Hewitt : "Il tire... il marque !" C'est la dernière aventure de Red Green avec du ruban adhésif. »

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« Nos souvenirs sont si précieux… et si personnels. Maintenant, imaginez toute cette histoire... tous ces souvenirs... jetés dans une benne à ordures, pourrissant comme la laitue d'hier, pour ne plus jamais être vus ou entendus. C'est ce que le Musée canadien de la radiodiffusion tente désespérément d'empêcher. »

En 2013, la Fondation du Musée canadien de la radiodiffusion a comparu devant le CRTC qui tenait alors une audience publique à Gatineau, au Québec, sur l'élaboration d'un cadre réglementaire concernant les contributions visant à soutenir le contenu canadien et autochtone.

Il a attendu et attendu une réponse. Le 4 juin, la Commission a pris la parole et a complètement ignoré la demande de financement du musée auprès d'acteurs internationaux comme Netflix, Amazon Prime et Disney+, qui sont désormais tenus de verser 5 % de leurs revenus aux industries culturelles du Canada.

Après l'absence de réponse, la Fondation du Musée s'est rendu compte que la manière canadienne de demander poliment ne fonctionnait pas. Il fallait donc utiliser une nouvelle voix, peut-être plus stridente. La Commission elle-même était préoccupée par son propre programme, ses progrès politiques, un désintérêt apparent pour les médias traditionnels et un désintérêt apparent pour la préservation de notre histoire.

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Une nouvelle approche était nécessaire. Pas tant un assaut frontal qu'un bang supersonique auquel les commissaires ne purent éviter de prêter attention. Et tout aussi important, un message que les politiciens seraient obligés de reconnaître et peut-être même de prendre en compte. Il en va de même pour la phalange des bureaucrates culturels nommés qui approuvent les initiatives de financement. Appelez cela une attaque à grande échelle présentée comme un cheval de Troie et astucieusement brodée pour ressembler à un sac à main en soie.

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Le 27 juin, le plan furtif a été lancé sous la forme d’un « article d’opinion » paru dans l’influent Hill Times.

Intitulé Préserver une ressource vitale : notre patrimoine audiovisuel, ce sous-titre a frappé comme un missile Stinger dans un contexte ambivalent : « Nous sommes la seule nation du monde développé qui n’a pas réussi à aborder de manière adéquate la préservation de notre patrimoine médiatique. »

Le message délivré était sans ambiguïté : une nation sans passé n’a pas d’avenir.

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Amber Still, executive director of the Polaris Music Prize
Johanna Stickland

Amber Still, directrice générale du Prix de musique Polaris

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« Protéger le Prix » : le Prix de musique Polaris se réinvente à l’aube de sa troisième décennie

Le prix de la critique musicale canadienne a élargi son bassin de votants, adapté son fonctionnement aux contraintes financières et commencé à récompenser autant les chansons que les albums. Après plusieurs années consacrées à recentrer son mandat, ces changements marquent un élargissement important de la mission de l’organisation.

En 2025, le Prix de musique Polaris a célébré son 20e anniversaire. À l’aube de sa troisième décennie, le Prix de musique Polaris traverse ce qui pourrait être la plus importante période de transformation de son histoire. Du financement au processus de vote, l’organisation continue de faire évoluer son modèle.

Depuis près de vingt ans, cet organisme culturel sans but lucratif s’efforce de créer un espace au sein de l’industrie musicale canadienne où les artistes sont reconnus uniquement pour leur mérite artistique, indépendamment des ventes, du genre musical ou du soutien d’une maison de disques. Fondé au milieu des années 2000 comme l’équivalent canadien du Mercury Prize britannique, Polaris est devenu un organisme de bienfaisance canadien enregistré en 2017.

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