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Bells Larsen annule sa tournée américaine en raison d’un changement de politique de visa : « Parce que je suis trans, je ne peux pas faire de tournée aux États-Unis »

Larsen a confié à Billboard Canada que, selon la Fédération américaine des musiciens, l’immigration américaine ne reconnaît désormais que les pièces d’identité correspondant au sexe assigné à la naissance. Une politique qui l’a forcé à annuler sa tournée de promotion pour son prochain album, Blurring Time.

Bells Larsen

Cloches Larsen

Matteo Gueli

L’auteur-compositeur-interprète montréalais Bells Larsen a annulé sa tournée américaine en raison de changements dans les politiques de visa.

Larsen devait se produire dans huit villes aux États-Unis pour promouvoir son prochain album, Blurring Time, un projet inspiré de sa transition, dont la sortie est prévue le 25 avril sous l’étiquette Royal Mountain Records.


Mardi, il a reçu un courriel de la Fédération américaine des musiciens l’informant qu’il ne pouvait pas faire de demande de visa, car l’immigration américaine ne reconnaît désormais que les pièces d’identité légales correspondant au sexe attribué à la naissance.

« Pour le dire très clairement, parce que je suis trans (et que j’ai un « M » sur mon passeport), je ne peux pas faire de tournée aux États-Unis », explique Larsen dans un communiqué.

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Dans une entrevue accordée à Billboard Canada, Larsen dit avoir choisi de rendre publique sa situation pour sensibiliser aux obstacles rencontrés par les artistes trans.

« J’espère que ma situation permettra de mettre en lumière à quel point il est dangereux, en ce moment, pour les membres de ma communauté de voyager aux États-Unis — que ce soit pour la musique ou pour toute autre raison. C’est vraiment déchirant », confie-t-il.

Billboard a contacté l'AFM pour obtenir des commentaires .

Les services de citoyenneté et d'immigration des États-Unis (USCIS) ont annoncé au début d'avril une mise à jour de leur politique : seuls les sexes masculins et féminins sont désormais reconnus sur les formulaires d'immigration, conformément à un décret de l’administration Trump. Cette directive exige que les documents de voyage (passeports, visas, etc.) indiquent le sexe attribué à la naissance.

Larsen, un artiste trans, explique qu’il envisageait depuis plusieurs semaines de suspendre sa tournée, préoccupé par les cas de détention à la frontière sous l'administration actuelle. Il prévoyait de poursuivre sa tournée de la manière la plus sécuritaire possible — en voyageant avec un homme cisgenre, en prenant l’avion, et en jouant uniquement dans des États démocrates.

« Cette nouvelle politique a anéanti mes rêves. J’ai le cœur brisé, et je réalise que je ne sais pas si je pourrai refaire une tournée aux États-Unis, ni quand. »

Le 29 mars, la Fédération américaine des musiciens des États-Unis et du Canada (AFM) a envoyé un courriel directement à ses membres canadiens. Le directeur des affaires canadiennes, Allistair Elliott, y annonçait que le formulaire de demande de visa d’artiste exige désormais que les candidats indiquent leur genre en ne choisissant qu’entre "homme" ou "femme" — sans option pour les personnes non binaires.

« Malheureusement, en raison de changements récents chez USCIS, je dois m’adresser directement à nos membres canadiens. Le formulaire de demande de visa requiert l’identification du genre en se limitant à l’identité masculine ou féminine. Le président international de l’AFM, Ray Hair, et moi-même croyons que cette mesure va à l’encontre de nos valeurs communes. Il est malheureusement peu probable, à court terme, que le gouvernement américain revienne sur cette position contestable », a écrit Elliott.

L’AFM, qui soumet les demandes de visas pour les artistes souhaitant travailler aux États-Unis, n’a pas précisé dans son message du 29 mars que la pièce d’identité légale doit désormais correspondre au sexe assigné à la naissance pour que la demande soit acceptée.

Les tensions entre le Canada et les États-Unis, ravivées par les tarifs douaniers imposés sous Trump, combinées aux délais et aux coûts croissants pour obtenir un visa de tournée, ont déjà freiné les déplacements vers un marché pourtant stratégique pour les artistes canadien·ne·s. Mais les nouvelles politiques migratoires posent désormais un risque bien plus grave pour les artistes trans : celui de leur sécurité.

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Larsen poursuivra ses concerts prévus à Montréal, Toronto et Hamilton, encourageant les fans transgenres à les contacter s'ils ont besoin d'aide pour se payer un billet.

Je continuerai d’être moi-même, aussi authentiquement que possible, aux yeux du public — dans l’espoir que d’autres y trouvent courage et réconfort à travers la musique que je crée. C’est pour moi un honneur, un défi et un devoir de transmettre, par mon projet, de la joie, de la puissance et une forme de catharsis queer. J’ai hâte de présenter Blurring Time sur les scènes canadiennes ce printemps, cet été et cet automne.

Blurring Time sortira le 25 avril. Les billets pour voir Larsen en live sont disponibles ici.

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From left: GIVĒON, Shai Gilgeous-Alexander and Simon Gebrelul photographed by Diwang Valdez on December 20, 2025 at Paycom Center in Oklahoma City. Styling by Yashua Simmons. Barbering by Moe Harb. Hair Braiding for Gilgeous-Alexander by Alysha Bonadie. Grooming by Teresa Luz. On-Site Production by Laela Zadeh.
From left: GIVĒON, Shai Gilgeous-Alexander and Simon Gebrelul photographed by Diwang Valdez on December 20, 2025 at Paycom Center in Oklahoma City. Styling by Yashua Simmons. Barbering by Moe Harb. Hair Braiding for Gilgeous-Alexander by Alysha Bonadie. Grooming by Teresa Luz. On-Site Production by Laela Zadeh.
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