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Une station de radio du Nouveau-Brunswick diffuse accidentellement une chanson générée par l'IA

La chanson « Je m'offre à toi » a été diffusée sur CKRO-FM, mais la station n'a découvert qu'après coup qu'il s'agissait d'une création de l'IA, tant pour la chanson que pour son interprète, Océanne Chamberland.

Une station de radio du Nouveau-Brunswick diffuse accidentellement une chanson générée par l'IA
Photo de Sašo Tušar sur Unsplash

Une station de radio du Nouveau-Brunswick a, sans le savoir, marqué l’histoire de la radio canadienne.

CKRO-FM a diffusé « Je m’offre à toi », une chanson générée par l’IA, établissant ainsi une première pour une station communautaire francophone au Canada. Selon CBC News, la station ignorait que le morceau et son interprète, Océanne Chamberland, étaient entièrement créés par l’intelligence artificielle, la chanson ayant été ajoutée à la rotation via un système automatisé.


Pourtant, Pierre Côté, l’homme derrière cette initiative, y voit une avancée. Fondateur de la société de marketing Radical Transparency Agency, il a utilisé l’IA pour générer la musique et les paroles de « Je m’offre à toi ».

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L’image associée à la chanson, elle aussi générée par IA, illustre les biais de cette technologie en matière de représentation. Elle met en scène une femme blanche, mince, en soutien-gorge, avec des traits exagérés – de grands yeux et des lèvres volumineuses – sous le titre évoquant en anglais « I Offer Myself to You ».

« Désormais, des artistes virtuels comme Océanne Chamberland peuvent non seulement créer de très bonnes chansons en français, mais aussi les faire jouer sur les ondes », affirme Côté.

Jean Surette, directeur général de Musique Nouveau-Brunswick, se montre plus critique. « Je n’aime pas qu’on la présente comme une vraie personne », a-t-il confié à CBC News. « Nous sommes en territoire inconnu. »

Le directeur de CKRO-FM, Michael Jacob, a quant à lui précisé que la station n’aurait pas diffusé la chanson si elle avait su qu’elle était issue de l’IA.

Les paroles de « Je m’offre à toi » adoptent le point de vue d’une femme qui se sent piégée et cherche à s’émanciper sexuellement. Une version compressée de la chanson est disponible sur YouTube via RTA.

« Cet événement enrichit le contenu canadien-français, favorise la diversité culturelle sur les ondes locales et symbolise une ouverture à de nouvelles formes d’expression artistique », affirme la description YouTube de RTA, faisant référence à la diffusion radiophonique de la chanson.

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Ce n’est pas la première fois cette année que la musique générée par l’IA fait polémique au Canada. En janvier, le musicien néo-écossais Ian Janes a découvert qu’un album entièrement créé par l’IA avait été ajouté à son profil Spotify sans son consentement.

Ces deux affaires illustrent les défis croissants que l’intelligence artificielle pose aux réglementations et aux politiques du secteur musical. En 2024, des artistes comme Billie Eilish, Metro Boomin et Arkells ont signé une lettre appelant les développeurs d’IA à « cesser d’utiliser l’intelligence artificielle pour porter atteinte aux droits des artistes humains et les dévaloriser ».

À mesure que cette technologie évolue, de telles situations risquent de se multiplier, soulevant des questions majeures pour l’avenir de l’industrie musicale.

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Amber Still, executive director of the Polaris Music Prize
Johanna Stickland

Amber Still, directrice générale du Prix de musique Polaris

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« Protéger le Prix » : le Prix de musique Polaris se réinvente à l’aube de sa troisième décennie

Le prix de la critique musicale canadienne a élargi son bassin de votants, adapté son fonctionnement aux contraintes financières et commencé à récompenser autant les chansons que les albums. Après plusieurs années consacrées à recentrer son mandat, ces changements marquent un élargissement important de la mission de l’organisation.

En 2025, le Prix de musique Polaris a célébré son 20e anniversaire. À l’aube de sa troisième décennie, le Prix de musique Polaris traverse ce qui pourrait être la plus importante période de transformation de son histoire. Du financement au processus de vote, l’organisation continue de faire évoluer son modèle.

Depuis près de vingt ans, cet organisme culturel sans but lucratif s’efforce de créer un espace au sein de l’industrie musicale canadienne où les artistes sont reconnus uniquement pour leur mérite artistique, indépendamment des ventes, du genre musical ou du soutien d’une maison de disques. Fondé au milieu des années 2000 comme l’équivalent canadien du Mercury Prize britannique, Polaris est devenu un organisme de bienfaisance canadien enregistré en 2017.

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