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« Je vous aime encore plus » : les 7 moments forts de Tate McRae à la Scotiabank Arena de Toronto

Jouant dans l’une des plus grandes salles de concert du pays, la pop star canadienne a enflammé la scène lors du premier de ses deux spectacles à guichets fermés à Toronto.

Tate McRae at Rogers Arena in Vancouver on August 5, 2025.
Tate McRae at Rogers Arena in Vancouver on August 5, 2025.
@Baeth

Tate McRae connaît une nouvelle année au sommet des classements.

Son troisième album, So Close To What (2025), a atteint la première place du palmarès Billboard des albums canadiens. Après « Greedy », qui a dominé le Billboard Hot 100 en 2024, elle compte désormais trois chansons qui figurent activement au palmarès canadien, dont « Sports Car », « Just Keep Watching », tirée de la bande originale de F1, et « What I Want », un duo avec la star country Morgan Wallen. La semaine dernière, elle a également pris la tête de la Canadian Global Impact List de Spotify, qui met en lumière les artistes canadiens les plus écoutés à l’étranger.


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Originaire de Calgary, Tate McRae est incontestablement devenue l’une des plus grandes révélations de la pop canadienne. Elle est sans doute la plus importante artiste canadienne depuis Shawn Mendes, Justin Bieber, Drake et The Weeknd.

Plus tôt cette année, la pop star de 22 ans a entamé sa tournée mondiale Miss Possessive, qui comprend de nombreux concerts complets au Canada. Son plus grand accomplissement ? Il s’agit de sa première tournée en arène.

L’un des tout premiers concerts de McRae avait eu lieu au Velvet Underground en janvier 2020, devant un peu plus de 200 spectateurs. Cinq ans plus tard, elle se produit deux soirs à guichets fermés à la Scotiabank Arena. Bien qu’il s’agisse de sa première tournée en tête d’affiche, McRae captive la scène avec une chorégraphie élaborée, quatre changements de tenue, des visuels impressionnants et une production globale de haute qualité.

Elle n’a pas choisi son nom de tournée par hasard : McRae possédait totalement la scène.

Voici les moments forts de la première soirée du spectacle Miss Possessive de Tate McRae à Toronto.

Zara Larsson réchauffe la foule

Au milieu des années 2010, la Suédoise Zara Larsson semblait suivre une trajectoire similaire à celle de McRae. Après le succès de « Lush Life » en 2015, elle s’est fait plus discrète auprès du grand public. La donne a changé avec le tube surprise « Symphony », collaboration avec Clean Bandit, devenu viral sur les réseaux sociaux l’année dernière et qui avait atteint la 34e place du Hot 100 canadien en 2017. Présentée en première partie, Larsson a surpris certains fans compte tenu de ses dix ans de carrière. Elle a pourtant offert un spectacle solide dès son premier titre, « Pretty Ugly », avec une chorégraphie concise et un chant impeccable. Soutenue par ses quatre danseurs, elle a livré une performance vocale parfaite.

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Si « Lush Life » figurait au milieu de la setlist, ses tubes « Never Forget You » et « Symphony » ont confirmé ses favoris, et elle a même proposé une reprise raccourcie de « Gimme More » de Britney Spears, clin d’œil aux comparaisons fréquentes avec McRae.

Tate McRae capte immédiatement l’attention

Avant même que McRae ne monte sur scène, le concert électrisait déjà les fans. À la tombée de la nuit, « party 4 u » de Charli XCX résonnait dans les enceintes. Une fois le morceau terminé, les spectateurs étaient rivés sur le grand écran central diffusant une vidéo préenregistrée de McRae en coulisses. Voir leurs visages à l’écran a fait sursauter et applaudir la foule, téléphone prêt à filmer l’entrée de l’artiste.

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Lorsqu’elle est montée sur scène pour interpréter « Miss Possessive », le morceau éponyme de l’album et de la tournée, sa présence naturelle a immédiatement pris le dessus. Des flammes et des feux d’artifice ont explosé alors qu’elle jetait ses lunettes de soleil et se lançait dans la chorégraphie complexe avec son équipe.

Un amour profond pour le Canada

Au cours de sa tournée, McRae a visiblement été touchée de revenir dans son pays natal. « C’est toujours si spécial de revenir au Canada », a-t-elle confié à la foule. « C’est un peu comme un rêve fiévreux, parce que je vous aime encore plus. » Les fans ont hurlé en réponse.

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Elle a également exprimé sa gratitude pour l’ampleur des concerts à Toronto : « J’ai donné un concert ici en 2020, vous étiez 200, et maintenant nous y sommes. » L’an dernier, McRae avait fait deux arrêts à Toronto, au Match des étoiles de la LNH puis en tête d’affiche de la scène Budweiser pour promouvoir son album Think Later (2023).

Un medley rétro sur la scène B

Au milieu du spectacle, McRae est montée sur la scène secondaire, offrant un moment plus intime après une série de titres pop entraînants. Elle y a revisité ses chansons d’avant sa célébrité, s’asseyant au clavier pour interpréter « That Day » (2021), suivi d’un medley de ses premiers tubes, dont « rubberband », « feel like s--t » et « One Day ». Elle a conclu ce moment nostalgique avec « You Broke Me First », viral sur TikTok et qui avait atteint la 8e place du Hot 100 canadien.

Des performances solo qui captivent

Malgré la présence des danseurs, ce sont les passages en solo qui mettent en valeur sa voix cursive et son style unique. Sur « Uh Oh » et « Siren Sounds », McRae a impressionné la foule par sa capacité à dominer la scène, se drapant sur un poteau tandis que les projecteurs brillaient sur elle. Même en trébuchant sur « She’s All I Wanna Be », elle s’est rapidement ressaisie.

Une chorégraphie qui porte ses fruits

McRae et ses danseurs ont montré une complicité évidente. À plusieurs reprises, elle a invité le public à applaudir la troupe. Pendant ses changements de costume, ses danseurs ont pris le relais, gardant le public captivé. Sur « bloodonmyhands », un danseur a filmé en direct pour le grand écran, tandis que sur « Revolving Door », McRae a chanté et dansé entre des portes illuminées, et « Sports Car » a mis en scène une rangée de chaises simulant une voiture.

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Une foule qui élève le spectacle

Jeunes et moins jeunes, le public a participé activement. Sur « Dear God », tous agitaient les bras, et les écrans des fans s’allumaient en vert pour « Greenlight ». Elle a également couru à travers la salle sur « Run For The Hills », remerciant le public : « Vous rendez ma vie tellement cool, et je suis reconnaissante envers chacun d’entre vous. »

McRae donnera son deuxième spectacle à guichets fermés à la Scotiabank Arena le mercredi 20 août.

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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

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