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Drake accusé d’avoir financé de fausses écoutes sur Spotify à l’aide de fonds liés aux jeux d’argent

La plainte collective allègue que Drake aurait utilisé le casino en ligne Stake pour financer des bots destinés à générer de faux streams.

Drake performs onstage during Wireless Festival at Finsbury Park on July 11, 2025 in London, England.

Drake se produit sur scène lors du Wireless Festival à Finsbury Park le 11 juillet 2025 à Londres, en Angleterre.

Joseph Okpako/WireImage

Une nouvelle action collective affirme que Drake aurait exploité son partenariat avec le casino en ligne Stake afin de détourner des millions de dollars vers des campagnes artificielles visant à gonfler les chiffres d’écoute en continu.

Ces accusations figurent dans une plainte déposée le mercredi 31 décembre contre Drake, Stake, le streamer Adin Ross et le ressortissant australien George Nguyen. Il s’agit du plus récent recours collectif dans une série de poursuites intentées contre Drake et Ross pour leur promotion de Stake, une plateforme permettant aux utilisateurs de miser sur des jeux de casino en ligne.


Comme dans les plaintes précédentes, les plaignantes — LaShawnna Ridley et Tiffany Hines, deux résidentes de Virginie — soutiennent que Drake et Ross auraient aidé Stake à contourner les lois sur les jeux d’argent en recourant à un système de « monnaie virtuelle ». Cette fois, elles vont plus loin en alléguant que Drake aurait utilisé la plateforme à des fins de fraude liée au streaming musical.

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Selon la plainte, « depuis au moins 2022, Drake et les personnes agissant sous sa direction — notamment Ross et Nguyen — auraient utilisé Stake.com et Stake.us pour financer secrètement des réseaux de bots et des fermes d'écoute en continu, dans le but de gonfler artificiellement le nombre d’écoutes du catalogue de Drake sur des services de streaming numérique majeurs, dont Spotify ».

Les plaignantes affirment également que Drake et Ross auraient utilisé la fonction de « pourboire » de Stake pour transférer des millions de dollars à Nguyen, à l’abri du regard du public et des autorités financières. D’après des historiques de conversations et divers documents cités dans la plainte, Nguyen aurait ensuite utilisé ces fonds pour rémunérer des fournisseurs de bots à la demande de Drake.

Toujours selon les documents judiciaires, ces écoutes inauthentiques auraient été conçues pour tromper les systèmes de redevances et de recommandation, manipuler les playlists et les classements, et détourner l’attention et la valeur économique au détriment d’artistes légitimes, tout en compromettant l’intégrité de l’expérience des utilisateurs.

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Ridley et Hines accusent Drake, Ross, Nguyen et Stake d’avoir dirigé une entreprise criminelle en violation de la loi fédérale américaine RICO, habituellement invoquée dans des affaires de crime organisé. La poursuite réclame des dommages et intérêts, ainsi qu’une injonction visant à mettre fin aux pratiques alléguées.

Un représentant de Drake a refusé de commenter ces accusations. Stake n’a pas répondu aux demandes de commentaires, et il n’a pas été possible de joindre Ross et Nguyen.

Ces allégations surviennent quelques semaines après une autre plainte déposée en novembre, qui accusait Spotify d’avoir fermé les yeux sur des « milliards d’écoutes frauduleuses » profitant à Drake — une affaire distincte dans laquelle le rappeur n’était pas directement visé et que Spotify a niée.

Par ailleurs, Drake avait lui-même affirmé l’an dernier que Universal Music Group avait utilisé des bots pour gonfler artificiellement le succès du titre « Not Like Us » de Kendrick Lamar. Ces allégations ont été rejetées par un juge en octobre pour absence de fondement juridique, une décision que Drake a depuis portée en appel.

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Cet article a d'abord été publié par Billboard Pro.

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