advertisement
Français

Le tube « Alibi » de Sevdaliza, Pabllo Vittar et Yseult fait ses débuts au Billboard Canadian Hot 100

Le single de l'irano-néerlandaise Sevdaliza rassemble une multitude de cultures et de styles dans un mélange gagnant qui met en vedette la chanteuse française Yseult et la drag queen brésilienne Pabllo Vittar et des samples de la légende colombienne Magín Díaz.

Yseult, Sevdaliza and Pabllo Vittar

Yseult, Sevdaliza et Pabllo Vittar

Une chanson virale dans pas moins de quatre langues a fait ses débuts cette semaine au Billboard Canadian Hot 100.

Alibi de la chanteuse irano-néerlandaise Sevdaliza arrive à la 96e place du classement, alors qu'il occupe la 19e place du Billboard Global 200.


Mettant en vedette la chanteuse française Yseult et la drag queen brésilienne Pabllo Vittar, le single sensuel contient des paroles en français, anglais, espagnol et portugais, entrelacées avec des tons de basse inquiétants et un rythme syncopé lourd.

Alibi est un hommage séduisant à la féminité, avec une nuance menaçante : « Je viens de tuer un homme / c'est mon alibi », chante Sevdaliza, affirmant la fraternité et menaçant à la fois le patriarcat.

advertisement

Sevdaliza, Yseult et Vittar chantent chacun un couplet, tandis que le refrain de la chanson est construit autour d'un extrait de Rosa du légendaire musicien colombien Magín Díaz.

La chanson a trouvé un écho auprès des auditeurs en ligne, devenant un défi de danse sur TikTok et recueillant des commentaires sur YouTube sur son multilinguisme impressionnant. L'extrait de Díaz a également suscité des réflexions approfondies, le créateur d'Instagram Dash Harris creusant les origines afro-cubaines de la chanson.

Elle n'a pas encore atteint le US Hot 100, se classant cette semaine à la 7e place du classement Bubbling Under, mais la chanson est déjà un succès international, ce qui témoigne de la mondialisation croissante de l'industrie musicale. Les singles n’ont pas besoin de s’établir aux États-Unis pour avoir un impact mondial.

Sevdaliza a partagé une publication sincère sur Instagram à propos de Alibi, réfléchissant à ce que signifie être embrassée en Amérique latine alors qu'elle ne peut pas rentrer chez elle en Iran.

Ailleurs, Eminem a inondé le Billboard Canadian Hot 100, occupant 16 places du classement cette semaine après la sortie de The Death of Slim Shady (Coup de Grace). Cet album revendique la première place du palmarès des albums canadiens, renversant The Great American Bar Scene de Zach Bryan.

advertisement

Shaboozey conserve la première place du Canadian Hot 100 pour la huitième semaine avec A Bar Song (Tipsy), qu'il reconquiert également aux États-Unis cette semaine après avoir été détrôné la semaine dernière par Not Like Us de Kendrick Lamar.

Consultez le palmarès complet ici.

advertisement
Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
Français

Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

continuer à éleverShow less
advertisement