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Le festival montréalais LASSO grandit à toute vitesse, porté par l’essor de la scène country canadienne

Le festival country frère d’Osheaga a tenu sa cinquième édition les 15 et 16 août, attirant plus de 43 000 festivaliers au parc Jean-Drapeau pour voir Mumford & Sons, Thomas Rhett, Cameron Whitcomb, Carly Pearce et bien d’autres. Nick Farkas d’evenko explique comment LASSO a su miser sur un marché encore inexploité pour devenir un événement d’envergure qui continue de prendre de l’ampleur au Canada.

Cameron Whitcomb at LASSO Festival in Montreal on August 16, 2026.

Cameron Whitcomb au festival LASSO à Montréal le 16 août 2026.

Lucas Domínguez / Billboard Canada

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Ce n’est pas tous les jours que le métro de Montréal se remplit de chapeaux de cowboy, de tenues en denim de la tête aux pieds et de grosses boucles de ceinture western. Mais à la mi-août, la scène fait désormais partie du paysage : les amateurs de country convergent vers le parc Jean-Drapeau pour le festival LASSO.


Coproduit par evenko et Live Nation, le grand rendez-vous country montréalais a accueilli plus de 43 000 festivaliers les 15 et 16 août pour sa cinquième édition. À l’affiche : les têtes d’affiche Thomas Rhett et Mumford & Sons, des poids lourds du genre comme Carly Pearce, The Band Perry, Old Dominion et Jon Pardi, ainsi qu’une nouvelle génération d’artistes canadiens, dont Cameron Whitcomb, Morgan Griffiths et Noah Brigden.

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Pour Nick Farkas, vice-président principal, programmation, concerts et événements chez evenko, le succès de LASSO a dépassé toutes les attentes. Le festival a même connu une croissance plus rapide que certains des autres grands événements de l’entreprise, notamment Osheaga, dont Farkas est cofondateur.

« Cinq ans après son lancement, voir où en est rendu ce festival est tout simplement incroyable », affirme-t-il. « Aucun autre festival que nous avons créé n’a atteint ce stade aussi rapidement. C’est vraiment passionnant d’y travailler. »

Cette croissance s’inscrit dans un mouvement beaucoup plus vaste : la country occupe une place de plus en plus importante dans la culture populaire et dans les palmarès, rivalisant désormais avec la pop et le hip-hop au sommet des classements.

Cette semaine, le Billboard Canadian Hot 100 en offre une illustration particulièrement frappante : quatre chansons country occupent les quatre premières places. « Choosin’ Texas » d’Ella Langley est no 1, suivie de « Boston » de Stella Lefty au no 2, « Kingdom of Fear » de Cameron Whitcomb au no 3 et « Been By Now » de Morgan Wallen au no 4.

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Lorsque LASSO a vu le jour il y a cinq ans, ce potentiel commençait déjà à se dessiner. Quelques années plus tôt, toutefois, l’idée d’un festival country de cette ampleur à Montréal semblait beaucoup moins évidente.

La musique country comptait depuis longtemps un public au Québec, notamment du côté francophone, mais les grands concerts du genre demeuraient rares dans la métropole. À l’exception de vedettes comme Shania Twain, Garth Brooks ou The Chicks, les artistes country remplissaient rarement les grandes salles montréalaises.

Puis, un spectacle a changé la donne.

« On avait peut-être un gros concert country tous les deux ou trois ans », se souvient Farkas. « La scène était pratiquement inexistante et il n’y avait pas de radio country, alors personne ne s’y intéressait vraiment. Puis, en 2016, on a annoncé Luke Bryan au Centre Bell et le spectacle s’est vendu en une journée. Là, on s’est dit : “Wow. Il se passe quelque chose avec cette nouvelle vague country.” »

Pour evenko, ce succès a révélé ce que Farkas décrit comme un « immense marché encore inexploité ».

Le promoteur a alors décidé de voir plus grand en lançant un festival capable de réunir la popularité internationale croissante de la country et les scènes québécoise et canadienne, tout en offrant aux artistes d’ici une vitrine d’une ampleur jusque-là rare à Montréal.

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Cinq éditions plus tard, LASSO a accueilli aussi bien des vedettes établies que de futures grandes figures du genre, de Chris Stapleton à Bailey Zimmerman en passant par Megan Moroney. Cette année, le festival a également enregistré une fréquentation record provenant de l’extérieur du Québec : 30 % des festivaliers venaient d’ailleurs, un « énorme succès », selon Farkas, qui témoigne du rayonnement désormais national et international de l’événement.

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Mais LASSO sert aussi de tremplin essentiel à la nouvelle génération country canadienne, particulièrement dans une ville où les occasions de se produire devant de grandes foules étaient auparavant limitées.

Cette année, Cameron Whitcomb faisait partie des artistes canadiens les plus attendus. Programmé sur la scène principale à 18 h, le chanteur originaire de Colombie-Britannique a livré un concert porté par son énergie débordante — saltos arrière compris — et par une série de chansons mêlant country, rock et folk, dont les succès « Kingdom of Fear », « Hundred Mile High » et « Medusa ».

LASSO 2026 a également fait une place importante à la scène country francophone québécoise. Gab Bouchard a attiré une foule imposante avec son country-rock aux accents rétro, tandis que Classe Moyenne a animé la scène principale avec son mélange bilingue de pop, folk, rock et country.

Sur la scène SiriusXM, les artistes émergents Theo Day et Hayden Ryann se sont retrouvés devant des foules pouvant atteindre près de 1 000 personnes, à quelques pas de certaines des plus grandes vedettes internationales du festival.

Installée près du chapiteau de danse en ligne, cette petite scène profite d’un public venu pour faire la fête, mais aussi disposé à découvrir de nouveaux talents canadiens. Ryann a notamment terminé son concert avec une reprise de « Sweet Child O’ Mine » de Guns N’ Roses, ponctuée d’un solo de violon survolté qui a fait chanter et danser la foule.

« C’est le plus grand concert que mon groupe et moi ayons jamais donné », raconte Ryann, qui a grandi entre Toronto et Hudson, au Québec. « On n’a pas arrêté de sourire de toute la journée tellement on avait du mal à croire que c’était réel. »

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Même constat pour Theo Day, chanteur folk aux influences roots ayant grandi entre Toronto, Vancouver, Montréal et la Caroline du Sud. Son passage à LASSO a attiré la plus grande foule devant laquelle il s’était produit jusque-là.

« Je n’avais jamais vu autant de monde », confie-t-il.

Le lendemain, Day était toujours sur le site, profitant du festival pour échanger avec d’autres artistes country et rencontrer des professionnels de l’industrie — une autre facette de l’écosystème que LASSO contribue à créer.

Le festival se déroule au parc Jean-Drapeau, deux semaines après Osheaga, et s’inscrit dans une stratégie plus large d’evenko visant à maximiser les imposantes infrastructures installées chaque été sur le site. Farkas compare d’ailleurs l’opération à la construction d’une petite ville.

Après Osheaga, qui ratisse large sur le plan musical, le site accueille le festival électronique îLESONIQ, puis LASSO. Cette année, Montréal recevra également les 21 et 22 août la seule étape canadienne du Warped Tour, qui revient dans la ville pour la première fois en plus de 12 ans.

Pour une deuxième année consécutive, LASSO et Osheaga ont même partagé un artiste. En 2025, Shaboozey avait joué dans les deux festivals alors que son mégasuccès « A Bar Song (Tipsy) » dominait les palmarès pour un deuxième été. Cette année, Max McNown a séduit un public bien au-delà des amateurs de country à Osheaga avant de revenir au parc Jean-Drapeau deux semaines plus tard pour LASSO, où son Americana trouvait naturellement sa place.

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Une preuve supplémentaire que les frontières de la country deviennent de plus en plus poreuses.

À l’image d’Osheaga, LASSO cherche d’ailleurs à élargir sa définition du genre. Des artistes comme Whitcomb intègrent des influences pop, punk et rock, tandis que Mumford & Sons — qui avait été tête d’affiche d’Osheaga en 2013 — se situe à la frontière entre indie folk et country.

Le groupe britannique a offert l’un des moments forts du week-end, devant une foule qui a repris en chœur ses morceaux les plus intimistes comme ses hymnes les plus rassembleurs. Marcus Mumford a lui-même reconnu que voir le groupe en tête d’affiche d’un festival country pouvait surprendre certains.

Pour Mumford & Sons, pourtant, il n’y avait rien d’incongru à cela.

« Ça fait un bon moment qu’on se considère comme un groupe country. »

Mumford & Sons at LASSO Festival in Montreal on August 16, 2026. Mumford & Sons au festival LASSO à Montréal le 16 août 2026. Lucas Domínguez / Billboard Canada

C’est un pari que LASSO, encore relativement jeune, continue de faire en affinant son identité au fil des éditions. Mais Farkas se dit confiant dans l’ouverture d’esprit du public montréalais.

Alors que le festival poursuit sa croissance, il espère que cette lancée se maintiendra au cours des cinq prochaines années — et qu’un artiste canadien, voire franco-canadien, aura alors atteint une stature suffisante pour en être la tête d’affiche.

Farkas reconnaît que LASSO n’a pas encore accueilli certaines des plus grandes vedettes actuelles du genre, comme Morgan Wallen. Mais le festival a déjà démontré sa capacité à s’inscrire dans la durée et, à l’image d’Osheaga, pourrait éventuellement s’imposer parmi les grands rendez-vous musicaux du pays.

« Nous avons prouvé qu’un festival comme celui-ci pouvait être viable et connaître du succès grâce à une programmation réfléchie à tous les niveaux », affirme-t-il. « C’est extrêmement encourageant, et j’espère que nous continuerons à élargir notre public au Canada comme aux États-Unis. »

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Gord Downie at The Tragically Hip's final show in Kingston, Ontario in 2016.
David Bastedo

Gord Downie lors du dernier concert de The Tragically Hip à Kingston, en Ontario, en 2016.

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Le groupe The Tragically Hip établit de nouveaux records dans les palmarès de Billboard Canada, dix ans après son dernier concert

L’album Yer Favourites célèbre sa 400e semaine au palmarès des albums canadiens de Billboard, à quelques jours de la rediffusion sur CBC de The Tragically Hip: A National Celebration, le mythique dernier concert du groupe canadien. Il ne s’agit que de l’un des nombreux records établis par The Hip dans leur pays d’origine.

Dix ans après le dernier concert de The Tragically Hip, le groupe continue d’établir de nouveaux records dans les palmarès de Billboard Canada.

Yer Favourites, la compilation des plus grands succès du groupe canadien adoré, célèbre cette semaine sa 400e semaine au palmarès des albums canadiens de Billboard, daté du 15 août. L’album occupe actuellement la 37e place. Il avait atteint le sommet du palmarès il y a près de dix ans, le 1er septembre 2016.

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