advertisement
Français

Fresh Sounds Canada: Tokyo Police Club, Mustafa, Corridor et plus

Consultez nos recommandations de chansons canadiennes de la semaine, qui comprennent également l'incontournable groupe québécois Population II et une chanson prometteuse de l'autrice-compositrice-interprète Laraw.

Tokyo Police Club

Club de police de Tokyo

Calme Elliott-Armstrong

Dans Fresh Sounds Canada, Billboard Canada vous propose les chansons incontournables de la semaine d'artistes en plein essor et sur le point d'exploser. Voici ce qui sort cette semaine.

Tokyo Police Club, «Just A Scratch» / «Catch Me If You Can»


Avant leurs derniers concerts cet automne — quatre dates à guichets fermés au Toronto's History — Tokyo Police Club, l'influent groupe de rock indépendant de Newmarket, en Ontario, a annoncé une série de dates nord-américaines et a sorti deux singles d'adieu. Bien qu'elles ne soient pas nécessairement à propos de leur rupture musicale, les deux chansons donnent l'impression de faire le point sur quelque chose après coup. «Où serais-je si je ne te rencontrais jamais?» demande Dave Monks en anglais dans le morceau «Just a Scratch», sur la persévérance et le fait de porter la perte avec soi.

advertisement

Là où «Just a Scratch» donne l'impression de remplir un stade, « Catch Me If You Can » sonne plus proche des racines de TPC, avec un riff d'ouverture qui pourrait tout droit sortir de 2007. La face B est plus calme et mélancolique. «Vous ne savez pas ce que vous n'êtes pas / jusqu'à ce que vous soyez dos au mur», chante en anglais Monks, partageant une sagesse durement acquise. Les tambours s'éteignent pendant un bridge de créations orales avant que tout le groupe ne réapparaisse pour un dernier refrain. C'est une finale vive et poignante pour un groupe qui a contribué à inspirer une génération de groupes de guitare canadiens. S'ils semblent plus âgés et plus sages, ils ont toujours une énergie caractéristique qui rappelle une bande d'amis s'amusant et s'amusant, travaillant ensemble pour trouver quelque chose qui colle.

La dernière tournée du Tokyo Police Club se déroulera du 1er août au 29 novembre et passera par Halifax, Saint John, Vancouver, Calgary, Edmonton, Toronto et plus encore. Retrouvez l'itinéraire complet ici. -Rosie Long Decter

advertisement

Mustafa, «Imaan»

Le premier album prolongé de Mustafa, When Smoke Rises de 2021, a établi un style incomparable de paroles sincères sur les dures réalités de son enfance à Regent Park de Toronto, dans un style influencé par la musique folk. Pour son premier album, dont la sortie vient d'être annoncée cette année sur les vénérables labels Arts & Crafts au Canada et JAGJAGUWAR pour le monde, il élargit encore plus ce son. «Imaan» ajoute des cordes soudanaises et de l'oud égyptien à ce son folk américain, le superpose aux voix de fond de Snoh Aalegra et ajoute de plus grandes accroches mélodiques qu'il réserve généralement pour ses concerts d'écriture pour des artistes comme Justin Bieber et Shawn Mendes. La chanson, dit-il, porte sur l'amour de deux musulmans à la recherche de Dieu et d'un but, sur «le désir de tout ce dont nous n'avons pas de preuve». C'est romantique et nostalgique, remettant en question la zone grise entre les cultures et les confessions. -Richard Trapunski

Corridor, «Mon Argent»

Le 26 avril, ce groupe montréalais très en vogue sortira un nouvel album, Mimi, sur le prestigieux label Sub pop. «Mon Argent», le deuxième single, est une tranche convaincante de rock indie qui fusionne des sons de guitare bruyants et des sons de synthétiseur décalés. Au niveau des paroles, il aborde le défi de gagner de l'argent avec la musique, mais même si les anglophones ne peuvent pas suivre ce thème, ils seront séduits par le son du morceau. Corridor est présent au SXSW cette semaine et a des dates en mai au Royaume-Uni et en Europe avec longue tournée française en novembre. Itinéraire ici. - Kerry Doole

advertisement

Population II, «R.B.»

Il paraît, enfin au moins selon Population II, qu’il faut se délecter des bonnes choses de la vie - l’amour, l’amitié et le vin - avant de se faire manger tout cru par la vie elle-même… Voilà l’essence de «R.B.», le premier extrait en noir et blanc de leur EP à venir, Serpent Échelle, attendu le 19 avril sous l’étiquette Bonsound (rappelons que leur premier album a été publié avec Castle Face Records de John Dwyer des Osees, quand même). Pour parfaire leur rock psyché et lofi, Tristan Lacombe Sébastien Provençal, Pierre-Luc Gratton ont notamment fait appel aux talents de violoniste de leur ami Emmanuel Éthier. Bien joué! - Amélie Revert

advertisement

CHOIX DE LA RÉDACTION: Laraw, «September»

Il y a peu, Laraw piquait la curiosité de l’équipe de Billboard Canada avec «Standby Baby», un titre qui se retrouvait dans les succès radio de la semaine. Aujourd’hui, l’autrice-compositrice-interprète présente «September» pour nous faire patienter jusqu’à la sortie de son premier album, Quarter Life Crisis, avec la maison de disques québécoise Bravo le 3 mai. La chanson est ainsi une introspection très pop-punk qui laisse entrevoir une suite prometteuse. - Amélie Revert

advertisement
Une étude de l’Université de l’Alberta révèle que 87 % des musiciens canadiens ont une opinion négative de l’IA générative
Photo prise par Erwi sur Unsplash
Français

Une étude de l’Université de l’Alberta révèle que 87 % des musiciens canadiens ont une opinion négative de l’IA générative

Une université de l'Ouest canadien a mené une enquête auprès de 263 musiciens canadiens afin de recueillir leurs impressions sur la montée en puissance fulgurante de l'IA et l'utilisation des services de streaming comme outil artistique.

Une nouvelle étude menée par l’Université de l’Alberta s’est penchée sur l’expérience de 263 musiciens canadiens en activité au sein d’une industrie musicale en constante transformation. Si les participants ont évoqué les nombreuses avancées technologiques qui bouleversent le secteur, notamment l’intelligence artificielle générative, leur perception de ces changements est largement teintée de pessimisme.

Parmi les 142 répondants ayant abordé l’essor rapide de l’IA, 87 % en ont fait une évaluation négative. Plusieurs affirment éviter volontairement ces outils dans leur pratique musicale, certains estimant qu’ils dévalorisent le travail et le savoir-faire humains. À mesure que l’IA prend de l’ampleur dans l’industrie, les musiciens disent également avoir de plus en plus de difficulté à attirer de nouveaux auditeurs et à tirer un revenu décent de leur travail.

LIRE PLUSShow less
advertisement