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Comment Tate McRae est devenue une pop star incontournable

Cette artiste à succès, classée parmi les femmes les plus influentes par Billboard, est reconnue pour ses performances spectaculaires. Pourtant, son véritable atout reste son écriture : une plume affûtée qui lui permet d’enchaîner les tubes pop iconiques.

Tate McRae photographed by Heather Hazzan on February 20, 2026 in New York. Motion Stills by Grayson Kohs. Styling by Chloe & Chenelle. Hair by Joey George at Streeters. Makeup by Kennedy at Streeters. Manicure by Juan Alvear. Saint Laurent by Anthony Vaccarello jacket and shoes.
Tate McRae photographiée par Heather Hazzan le 20 février 2026 à New York. Images animées par Grayson Kohs. Stylisme : Chloe & Chenelle. Coiffure : Joey George (Streeters). Maquillage : Kennedy (Streeters). Manucure : Juan Alvear. Veste et chaussures Saint Laurent par Anthony Vaccarello.

Avant Tate McRae, la pop star ultra-maîtrisée que l’on connaît aujourd’hui, il y avait une adolescente de Calgary qui écrivait ses chansons dans sa chambre avant de les publier sur YouTube.

Si ses performances millimétrées, ses chorégraphies impressionnantes et ses clips visuellement spectaculaires — incarnés par son alter ego audacieux “Tatiana” — définissent désormais son image publique, Billboard met cette année en lumière une autre facette en la nommant « Artiste féminine à succès de l’année » : celle d’une auteure sensible, qui trouvait refuge dans l’écriture bien avant de chanter devant des milliers de fans.


À seulement 22 ans, son talent d’écriture, encore sous-estimé, rivalise avec sa présence scénique. Après s’être fait connaître avec la mélancolie pop générationnelle de « You Broke Me First » en 2020, elle s’entoure de hitmakers comme Ryan Tedder et Amy Allen pour façonner des morceaux pop calibrés et dansants, en s’appuyant sur sa formation de danseuse et en s’inspirant d’icônes comme Britney Spears.

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« Tate était déterminée et disciplinée pour devenir la meilleure », confie le chorégraphe Sean Bankhead. « J’ai toujours voulu créer une star capable d’écrire, de performer et de captiver sur scène — et avec elle, on y est parvenus en deux ans. »

Avec Think Later (2023) puis So Close to What (2025), numéro un du Billboard 200, McRae s’impose comme une figure incontournable des charts. Des titres comme « Greedy », « It’s Ok I’m Ok » ou encore « Tit for Tat » se hissent dans le top 20 du Billboard Hot 100, tandis que sa collaboration avec Morgan Wallen, « What I Want », lui offre son premier numéro un.

Aujourd’hui installée à New York, entre séances photo et vie personnelle — notamment sa relation supposée avec Jack Hughes des New Jersey Devils — Tate McRae navigue avec aisance entre ses deux identités : la performeuse charismatique et la jeune femme introspective. Même sous la pluie, qu’elle dit adorer, elle semble parfaitement à sa place.

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Body et collants Wolford. Heather Hazzan

La célébrité s’est aussi accompagnée d’une explosion des spéculations en ligne autour de ses opinions politiques et de sa vie privée. Elle a d’ailleurs déjà confié ses sentiments ambivalents face à la sexualisation des jeunes chanteuses pop depuis son « rebranding ». Pour y faire face, elle explique s’être éloignée des réseaux sociaux et avoir choisi de « romantiser » son quotidien.

Portée par le succès de sa tournée Miss Possessive, qui a généré plus de 110,8 millions de dollars selon Billboard Boxscore, Tate McRae annonce son retour en studio. Inspirée par ses récents séjours à Paris et sa découverte du groupe écossais Cocteau Twins, elle prépare la suite, tout en reprenant la route cet été avec des prestations très attendues, notamment à Osheaga et à Lollapalooza à Chicago.

Quant à l’avenir, elle préfère ne rien figer : « J’essaie simplement de créer quelque chose d’intemporel et de livrer des performances qui, je l’espère, pourront un jour rivaliser avec celles qui m’ont marquée », confie-t-elle. Avant d’ajouter : « J’ai vraiment l’impression d’être au tout début. Comme face à une page blanche, à me demander : “Où vais-je aller ?” »

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Comment définiriez-vous un tube ?
Il faut aborder l’écriture avec une ouverture d’esprit totale — sinon, le résultat devient vite ennuyeux. Tout a déjà été fait : chaque nuance, chaque mot. Ce qui reste, c’est votre propre perspective.

Tate McRae photographié le 20 février 2026 à New York. Heather Hazzan

Parmi vos succès, lequel a été le plus marquant ?
« Sports Car » reste l’une de mes chansons préférées — c’était un titre tellement énergique et agréable à écrire.

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« Greedy » a aussi été un moment clé pour moi. À cette époque, j’étais complètement perdue. J’avais 19 ans, et l’idée d’une grande carrière dans la musique me semblait écrasante. C’est l’une des premières fois où j’ai eu une vision claire de ce que je voulais faire, autant sur le plan visuel que musical.

Quel(le) est votre collaborateur ou collaboratrice idéal(e) ?
Lana Del Rey. Je l’écoute en permanence — je suis littéralement sa plus grande fan.

Quelles autres femmes de ce secteur admirez-vous ?
J’adore Olivia Dean, Sabrina Carpenter et Gracie Abrams.

Et Olivia Rodrigo — j’ai tellement hâte d’entendre ce qu’elle va sortir ensuite. C’est une auteure-compositrice incroyable, d’une honnêteté désarmante. Elle n’a jamais peur de montrer ses failles, ses insécurités, et c’est exactement la même personne dans la vie : ouverte, sincère, profondément authentique.

Je pense aussi souvent à Rihanna, qui, à mes yeux, a la carrière la plus impressionnante qui soit. C’est tout simplement la femme la plus cool.

Les gens parlent beaucoup de votre « rebranding ». Quelles étapes vous ont menée à devenir l’artiste que vous êtes aujourd’hui ?
J’avais une vision extrêmement précise. Je me souviens m’être dit : « Je veux être une pop star. Je veux travailler avec Sean Bankhead. Je veux écrire sur ce type de rythme. Je veux que ça se passe dans une patinoire. Je veux cette esthétique. » Tout était déjà très clair dans ma tête.

Ensuite, il a fallu s’entourer des bonnes personnes pour donner vie à cette vision. Parfois, on reçoit des signes, des intuitions sur la direction à prendre, mais on les ignore. Et puis un jour, quelque chose bascule : on le ressent profondément, on se réveille et on se dit — « ça suffit, je fonce ».

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Heather Hazzan

Heather Hazzan

Avez-vous déjà eu le sentiment d’être incomprise par le public ?

Il y a mille façons de l’être. En tant que femme, on vit constamment sous le regard des autres — et cela peut être à la fois intimidant et épuisant. Mais d’une certaine manière, les critiques, les opinions et les perceptions extérieures permettent aussi de grandir et de s’affirmer davantage.

Je pourrais dire que les commentaires ne m’atteignent pas, mais ce serait faux. Je suis une personne sensible, avec des émotions, des doutes, des complexes. Entendre des remarques sur mon apparence, sur qui je suis, ou faire face à des idées complètement fausses, c’est difficile.

Mais au fond, je suis là pour créer. Chercher à me justifier ou à me définir aux yeux des autres, c’est un jeu impossible à gagner.

Cet article a été initialement publié par Billboard US.

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TALK
Dmitri Whitehead
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