Fresh Sounds Canada : les nouveautés de NAV, Charlotte Day Wilson et bien d’autres
Notre sélection de nouveautés musicales canadiennes est de retour! Découvrez également les titres incontournables de High Klassified, Shan Vincent de Paul et Angine de Poitrine.

NAV & Young Thug, 'Trimski'
Dans Fresh Sounds Canada, Billboard Canada vous présente les titres incontournables de la semaine, signés par des artistes émergents et des révélations sur le point de percer. Voici notre sélection de la semaine.
NAV avec Young Thug, « Trimski »
NAV retrouve Young Thug sur leur nouveau single « Trimski », un morceau percutant et puissant, taillé pour les nuits blanches. Le rappeur torontois et la star d’Atlanta y échangent des couplets incisifs sur le succès, l’argent et leur ascension fulgurante, ravivant l’alchimie qui a marqué leurs collaborations précédentes.
Au fil des ans, les deux artistes ont bâti une solide réputation commune, portée par des titres plébiscités par les fans comme « No Debate », issu de l’album Good Intentions, et « Repercussions », extrait de la mixtape Emergency Tsunami, qui mettaient déjà en lumière leur complicité naturelle. « Trimski » rappelle avec force pourquoi ce duo fonctionne si bien. — Peony Hirwani
Charlotte Day Wilson, « Patchwork »
L’innovation semble être une seconde nature pour Charlotte Day Wilson, artiste aux multiples facettes et nominée aux Grammy Awards. Plus tôt ce mois-ci, la musicienne torontoise a présenté « Patchwork », un EP de sept titres autoproduits, où elle déploie des textures instrumentales à la fois riches et subtilement travaillées. Dès les premières notes, l’introduction cuivrée du morceau éponyme impose une atmosphère feutrée, magnifiée par la voix soul, toujours aussi enveloppante, de Wilson. En un peu plus de deux minutes, le titre captive par son élégance minimaliste, jouant sur les contrastes entre légèreté et délicatesse, avant de se dissoudre dans un piano d’une limpidité saisissante.
Sur Instagram, Wilson a décrit ce projet comme « un retour aux sources —un retour à l’autoproduction, un retour à mes racines, tant sonores que spirituelles ». Une démarche qui s’entend immédiatement : « Patchwork » invite moins à consommer qu’à ressentir, moins à écouter distraitement qu’à véritablement s’abandonner à l’instant. — Heather Taylor-Singh
Exploit hautement classé. Ateyaba, « LOMÉLAVAL »
High Klassified et Ateyaba poursuivent leur collaboration transatlantique avec « LomeLaval », un titre qui fait écho à leurs origines respectives. Porté par la production soignée et atmosphérique de High Klassified, le morceau évolue dans un univers sombre et texturé. On y retrouve des sonorités vaporeuses rappelant les paysages musicaux popularisés par Travis Scott et Don Toliver, subtilement réinterprétées à travers la sensibilité underground caractéristique d’Ateyaba.
Réalisé par Koky Awuké et filmé par Samuel Olaechea, le clip adopte une esthétique visuelle audacieuse et avant-gardiste, suscitant un vif engouement en ligne. Cette sortie confirme la réputation de High Klassified en matière de production novatrice et souligne la capacité d’Ateyaba à réinventer les influences américaines à travers un prisme résolument francophone. — Yasmine Seck
SVDP avec Anjulie, « Lost & Found »
Shan Vincent de Paul, rappeur tamoul-canadien connu sous l’alias SVDP, dévoile « Lost & Found », une collaboration sensuelle avec Anjulie, en avant-première de son sixième album, Bazooka Girl, attendu au début de l’été. Produit par le beatmaker multi-platine La+ch, le morceau s’inspire du tantra pour créer une ambiance intimiste et immersive. Le souffle et le rythme s’entrelacent, installant une atmosphère presque méditative autour du refrain envoûtant : « Breathe in you, breathe in me ». La voix d’Anjulie vient délicatement compléter le flow introspectif de SVDP, explorant avec subtilité la frontière entre désir et dévotion. Une orientation vers des sonorités plus profondes et contemplatives pour l’artiste de renommée internationale. — PH
Coup de cœur de la rédaction : Angine de Poitrine, « Fabienk »
Si vos réseaux sociaux ressemblent aux miens, il y a fort à parier que vous avez déjà vu — puis revu — la session KEXP d’Angine de Poitrine. Entre leurs envolées rock expérimentales, leurs masques intrigants et ces pois omniprésents — jusqu’aux mains et aux pieds —, le duo québécois livre une proposition artistique véritablement hors norme. Une expérience rare, presque déroutante, dans un écosystème musical largement façonné par les algorithmes.
Leur musique évolue en permanence, refusant toute structure prévisible. Les rythmes bifurquent, les textures se transforment, et l’auditeur se retrouve happé dans un univers où l’anticipation n’a plus sa place. C’est précisément cette imprévisibilité qui rend le projet si fascinant. L’industrie, attentive aux voix singulières, ne s’y est pas trompée et suit désormais de près ce groupe résolument atypique (et c’est un compliment).
Après une sélection officielle à M Pour Montréal l’an dernier, le duo a signé avec un agent. Leur concert prévu en juillet au Mod Club à Toronto a même dû être reprogrammé en raison de la forte demande. Un phénomène en pleine ascension qu’il serait dommage de manquer. — Richard Trapunski


















