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Justin Bieber n'a passé que 15 minutes à répéter pour sa performance aux prix Grammy 2026

« Il est monté sur scène, il l’a fait une fois » raconte le producteur Ben Winston dans une récente entrevue accordée au balado Rolling Stone Music Now. « Et il a simplement dit : ''OK, fantastique. À dimanche !''. »

Justin Bieber performs onstage during the 68th GRAMMY Awards at Crypto.com Arena on February 2, 2026 in Los Angeles, California.
Justin Bieber se produit sur scène lors de la 68e cérémonie des Grammy Awards à la Crypto.com Arena le 2 février 2026 à Los Angeles, en Californie.
@grammys (Instagram)

Justin Bieber sait optimiser son temps.

Le dimanche 1er février, le chanteur canadien de pop-R&B a fait son grand retour sur la scène des Grammy Awards 2026, après quatre ans d’absence. Bieber y a livré une interprétation décontractée de « Yukon », extrait de son album Swag, en nomination dans la catégorie de la meilleure performance R&B.


Déjà empreinte d’une esthétique R&B intimiste, presque de chambre à coucher, la chanson a été poussée encore plus loin sur le plan visuel. Sur une scène faiblement éclairée, Bieber est apparu vêtu uniquement d’un short en satin lilas et de chaussettes noires. Torse nu, il portait une guitare électrique Yamaha violette des années 80 — une teinte que plusieurs admirateurs associent à son style vestimentaire emblématique depuis ses débuts.

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Mais la sobriété ne s’est pas limitée à la prestation télévisée. Dans une récente entrevue accordée au balado Rolling Stone Music Now, le producteur exécutif de la cérémonie, Ben Winston, a révélé que Bieber n’avait passé qu’une quinzaine de minutes à répéter sa performance.

Chaque artiste dispose normalement de 90 minutes de répétition avant les Grammy Awards, mais Winston précise que Bieber s’est montré pleinement satisfait après une seule interprétation de « Yukon ».

« Il est monté sur scène, il l’a fait une fois », raconte le producteur. « C’était génial. On était à sept minutes de sa répétition d’une heure et demie. Il m’a demandé : “Alors, ça te plaît ? Tu es content ?” Et moi, je me suis dit : “Oh mon Dieu, c’était magnifique, j’ai adoré !” Il a simplement répondu : “OK, super. À dimanche !” »

Alors que Bieber s’apprêtait à quitter la scène, Winston lui a demandé d’effectuer une deuxième répétition afin de permettre aux cadreurs de se familiariser avec la chanson. Le chanteur a accepté sans hésiter, puis est reparti. Le tout n’aura duré qu’une quinzaine de minutes. « Il était à la fois naturel et brillant », a confié Winston.

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Porté par le succès de Swag, qui s’est hissé en tête du palmarès des albums canadiens de Billboard, Winston admet qu’il n’était pas certain que Bieber accepterait de se produire sur scène. Il explique toutefois avoir « gentiment courtisé » le chanteur ontarien avant qu’il ne donne son accord.

« C’est entièrement son style, c’est vraiment lui en ce moment », affirme-t-il. « Je pense que Swag marque un tournant dans sa carrière. C’est très différent de ce qu’on a vu ces dernières années. »

Si l’album conserve des accents pop familiers, il s’appuie fortement sur les racines R&B de Bieber, misant sur une production et une instrumentation plus expérimentales.

Sa prestation a immédiatement captivé l’auditoire. Immobile sur scène, le chanteur a bâti le groove de « Yukon » à l’aide de pédales de boucle — à la manière de Ed Sheeran, son collaborateur sur « I Don’t Care » — avant de laisser toute la place à sa voix. Malgré la complexité de cette technique, surtout devant des millions de téléspectateurs, Bieber est demeuré parfaitement imperturbable.

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« Tout ce que le public a entendu à la télévision a été créé en direct sur ce tapis », explique Winston. « C’était d’une simplicité enfantine. »

Avant même que Bieber ne monte sur scène, le producteur de la cérémonie avait remarqué l’impatience palpable dans la salle.

« Toute la salle s’est levée. Ce n’est pas courant », souligne-t-il. « C’était impressionnant de voir le respect que lui porte l’industrie musicale. Les gens se sont levés, complètement captivés. »

Quant à la tenue épurée du chanteur, Winston laisse entendre qu’elle n’était peut-être pas préméditée.
« Je ne pense pas qu’il ait choisi sa tenue avant de monter sur scène », conclut-il.

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Sa prestation a compté parmi les moments les plus marquants de la soirée, accueillie par une ovation chaleureuse du public — y compris de sa femme, Hailey Bieber, que les caméras ont captée en train d’applaudir au premier rang.

Justin Bieber entretient d’ailleurs une longue histoire avec les Grammy Awards. En 2011, il y faisait ses débuts avec une version acoustique de son succès « Baby », avant d’être rejoint sur scène par Jaden Smith et Usher pour interpréter « Never Say Never » et « OMG ».

Plus récemment, en 2022, il est revenu sur la scène des prix Grammy aux côtés de Daniel Caesar et Giveon pour livrer une performance de leur titre à succès « Peaches ».

Pour écouter l'épisode complet du balado, rendez-vous sur Apple Podcasts ou Spotify .

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Cadre de la semaine : Sarah Cummings d’iHeartRadio revient sur l’évolution du rôle de la radio dans l’industrie musicale canadienne
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Cadre de la semaine : Sarah Cummings d’iHeartRadio revient sur l’évolution du rôle de la radio dans l’industrie musicale canadienne

À la tête de plus de 350 stations de radio chez Bell Media, Cummings analyse l’évolution vers un son « sans friction » et met en lumière le rôle crucial de la confiance à l’ère de l’intelligence artificielle.

Depuis des décennies, la radio occupe une place centrale dans l’industrie musicale canadienne — un pilier du développement des artistes, de la promotion du contenu national et de la dynamique des palmarès. Si les conversations actuelles gravitent largement autour du streaming et des médias sociaux, deux forces technologiques qui ont redéfini la consommation musicale à l’échelle mondiale, au Canada, la radio demeure un acteur incontournable.

Pour Sarah Cummings, elle constitue même la base d’un écosystème audio en perpétuelle transformation. À titre de directrice du contenu radio pour iHeartRadio Canada et Orbyt Media, divisions de Bell Media, Cummings supervise plus de 350 stations. Ce vaste réseau réunit des stations majeures des grands marchés, des partenaires indépendants, des radios communautaires et universitaires, ainsi qu’un éventail croissant de balados et de listes de lecture. Une incarnation moderne du rôle de la radio, adaptée aux avancées technologiques, aux nouvelles habitudes d’écoute et aux modèles de propriété émergents — tout en conservant une part assumée de tradition.

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