advertisement
Français

Juste pour rire annule le festival 2024 et licencie la majorité des employés

Le principal festival d'humour de Montréal, Juste pour rire, a déposé une demande pour se protéger de ses créanciers afin d'éviter la faillite. Le festival au grand impact aurait connu sa 42e édition cet été.

Juste pour rire de Montréal, une institution majeure du divertissement canadien, est en danger. La société mère du festival, Groupe Juste pour rire inc. (JPR), a annoncé mardi l'annulation de l'édition 2024 du festival. JPR a déposé un avis d'intention de faire une proposition en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, qui permet au festival de rechercher des investisseurs ou des acheteurs dans le but d'éviter la faillite. L'entreprise aurait également licencié environ 75 salariés, soit 70 % de son effectif.

Le festival, fondé en 1983, est devenu une force culturelle majeure au Canada, s'étendant à Toronto et à Vancouver et présentant des événements de comédie et de performances tout au long de l'année. JPR amène des artistes internationaux majeurs comme Kevin Hart et John Mulaney sur les scènes canadiennes, tandis que ses vitrines sont devenues des opportunités convoitées pour les comédiens émergents. Le festival a également été confronté à son lot de problèmes internes: le fondateur Gilbert Rozon a démissionné en 2017 à la suite d'allégations d'agression sexuelle.


advertisement

JPR affirme que les problèmes financiers actuels du festival proviennent de la perte de revenus pendant deux années de confinement, alors que les frais généraux sont restés, ainsi que d'autres facteurs comme l'inflation et la consolidation des médias, qui posent des défis à l'industrie du spectacle vivant. «La décision d'engager une procédure de restructuration a été prise après un examen approfondi de toutes les options qui s'offraient à l'entreprise», indique un communiqué, «en tenant compte de sa situation financière très difficile compte tenu des changements importants survenus dans notre paysage commercial ces dernières années».

D'autres festivals canadiens comme le Vancouver Folk Festival ont été confrontés à des menaces existentielles similaires à la sortie du confinement, tandis que certains comme FVDED in the Park ont retravaillé leur programmation.

JPR affirme que le festival passera du temps à se restructurer, dans l'espoir de revenir en 2025. Bell et le promoteur d'Osheaga , Evenko, possèdent 51 % de JPR, tandis que l'agence américaine CAA possède les 49 % restants, selon la Presse canadienne. En plus du festival de Montréal, les prochains événements JPR annoncés sur le site Web du festival incluent Moontower — le festival partenaire de JPR à Austin, au Texas — ainsi que deux événements à Londres, en Angleterre.

advertisement

Au moment de la publication, les billets pour le festival de Montréal 2024 sont toujours disponibles sur le site Internet des JPR.

advertisement
Cadre de la semaine : Meg Symsyk, présidente-directrice générale de FACTOR, réaffirme le lien essentiel entre musique canadienne et souveraineté culturelle
Français

Cadre de la semaine : Meg Symsyk, présidente-directrice générale de FACTOR, réaffirme le lien essentiel entre musique canadienne et souveraineté culturelle

À la tête de l’un des organismes les plus influents du pays, la PDG explique pourquoi il est plus crucial que jamais de soutenir la culture locale et de lui permettre de rayonner à l’international.

En matière de soutien à la musique canadienne, l’influence de FACTOR est tout simplement incontournable. Comptant parmi les plus importants bailleurs de fonds artistiques du pays, l’organisme sans but lucratif laisse son empreinte partout : son logo figure sur d’innombrables albums acclamés, et son nom résonne lors de concerts, de vitrines et de remises de prix. Mais pour sa présidente-directrice générale, Meg Symsyk, l’enjeu dépasse largement la simple promotion de la musique canadienne — il touche à la souveraineté culturelle et à l’identité même du pays.

« Acheter local est plus important que jamais, tant pour la sensibilisation des consommateurs que pour le soutien structurel. Il faut encourager les Canadiens à consommer de manière plus réfléchie. Les 18 derniers mois, marqués par les tarifs douaniers et les guerres commerciales, ont mis cette question au premier plan », explique-t-elle.

LIRE PLUSShow less
advertisement