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Fresh Sounds Canada : nouvelles chansons de Billianne, William Prince, Baby Nova et plus encore

De plus, des chansons incontournables de l'artiste torontois acclamé Royal Wood et une réunion entre le rappeur de Detroit Boldy James et le producteur montréalais Nicholas Craven.

Billianne

Billianne

Nadia Doss

Dans Fresh Sounds Canada, Billboard Canada vous fait découvrir les morceaux incontournables de la semaine, interprétés par des artistes émergents et ceux sur le point de se faire un nom. Voici ce qui tourne en boucle chez nous cette semaine.

Billianne, « Modes I »


Il y a trois ans, Billianne s’est fait remarquer sur TikTok avec une reprise virale de « The Best » de Tina Turner, cumulant plus de 2 millions de vues et attirant l’attention de célébrités comme Taylor Swift. Depuis, la chanteuse de 22 ans ne cesse de gagner en popularité. Plus tôt cette année, elle a chanté au Today Show et son titre pop « Crush » s’est hissé jusqu’à la 21e place du classement Billboard Canada Hot AC.

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Dans le cadre de la populaire série Colors, la chanteuse originaire de l’Ontario a interprété « Modes I », une chanson inédite qui ouvre son tout premier album, Modes of Transportation, paru le 15 août. Cette ballade épurée au piano met en valeur toute la puissance de sa voix — comme seule cette série sait le faire. Écoutez-la, vous comprendrez.
– Heather Taylor-Singh

William Prince, « On Rolls The Wheel »

L’auteur-compositeur-interprète William Prince s’est imposé ces dernières années grâce à sa voix riche et profonde, ainsi qu’à ses textes empreints de sincérité. Il a assuré les premières parties de Neil Young, Willie Nelson et The War and Treaty, s’est illustré dans un passage remarqué au Tiny Desk de NPR et a brillé sur toutes les scènes où il est monté.

Prince vient tout juste d’annoncer la sortie de son prochain album, Further From The Country, attendu pour le 17 octobre chez Six Shooter. L’album explore le deuil, l’identité et l’ambition à travers le prisme de son enfance dans la Première Nation de Peguis, au Manitoba.

Premier extrait, « On Rolls The Wheel » est l’un de ses titres les plus rock à ce jour, dans la plus pure tradition du country-rock. « Cette chanson parle d’une vie en mouvement constant, » explique-t-il. « Parfois, il est plus facile de soustraire les kilomètres solitaires qu’il reste à parcourir que de penser à tout le chemin déjà accompli. »
– Richard Trapunski

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Baby Nova, « Do You Like That, Baby? »


Originaire de la Nouvelle-Écosse, Baby Nova — de son vrai nom Kayleigh O'Connor — est une artiste émergente à surveiller. Avec plus de 100 000 auditeurs mensuels sur Spotify et seulement cinq singles à son actif, tous sortis en 2025, elle s'impose déjà comme une voix prometteuse.

Son plus récent morceau, « Do You Like That, Baby? », est un moment sensuel et downtempo, porté par des accords de piano rêveurs et des riffs de guitare chaleureux. Le tout compose un paysage sonore envoûtant qui met en lumière la franchise de ses paroles.

Après une collaboration remarquée dans le cadre de l’émission Rocket Hour d’Elton John, Baby Nova ne fait que commencer. Elle fera ses débuts en festival le 5 octobre à All Things Go Toronto.
– HTS

Royal Wood, « Sunshine »

Le célèbre auteur-compositeur-interprète pop-rock torontois Royal Wood cumule plus de 30 millions d’écoutes en streaming, dont 4 millions rien que pour son récent single « A Good Enough Day ». Il a récemment annoncé la sortie de son prochain album, Dear John, attendu pour le 17 octobre.

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Avec son ambiance optimiste et estivale, « Sunshine » reflète le côté plus décontracté de Wood. « La chanson s’inspire de l’idéologie bouddhiste selon laquelle, derrière chaque nuage, se cache un ciel bleu éternel, » explique-t-il. « Peu importe la tempête métaphorique que l’on traverse, la paix et l’amour sont toujours là. Une fois que l’on guide son cœur avec cette idée, l’espoir et la foi reviennent. Je voulais que la chanson soit comme le soleil lui-même. Comme si je l’avais mis en bouteille pour pouvoir le boire. »
– Kerry Doole

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SÉLECTION DE LA RÉDACTION : Boldy James et Nicholas Craven « Nice Try Wrong Guy »

Boldy James et Nicholas Craven renouent avec leur fructueuse collaboration. Le rappeur de Detroit et le producteur montréalais ont dévoilé Late to My Own Funeral le 11 juillet, le troisième volet d’une série d’albums salués par les fans. De la guitare électrique aux sonorités sombres sur « Marrero » aux percussions triomphantes et festives de « Meal Prepping », l’album offre certains des instrumentaux les plus dynamiques et uniques de Craven à ce jour.

« Nice Try Wrong Guy », le deuxième single, illustre parfaitement l’alliance des productions de Craven et du rap incisif de James. Sur un sample soul doux mais mélancolique, ponctué de notes de piano sombres, Boldy James décrit sans détour les dures réalités de la vie dans la rue. « Là où nous avons grandi à Detroit, même la vie des Noirs n’a aucune valeur, » rappe-t-il. « Je prêche tous ces sermons à qui veut bien l’entendre / La dernière fois que j’ai mis les pieds à l’église, c’était à un service funèbre. » La plume de James est sublimée par une production parmi les plus complexes de Craven à ce jour. Leur synergie n’a jamais été aussi intense.
– Stefano Rebuli

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Amber Still, executive director of the Polaris Music Prize
Johanna Stickland

Amber Still, directrice générale du Prix de musique Polaris

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« Protéger le Prix » : le Prix de musique Polaris se réinvente à l’aube de sa troisième décennie

Le prix de la critique musicale canadienne a élargi son bassin de votants, adapté son fonctionnement aux contraintes financières et commencé à récompenser autant les chansons que les albums. Après plusieurs années consacrées à recentrer son mandat, ces changements marquent un élargissement important de la mission de l’organisation.

En 2025, le Prix de musique Polaris a célébré son 20e anniversaire. À l’aube de sa troisième décennie, le Prix de musique Polaris traverse ce qui pourrait être la plus importante période de transformation de son histoire. Du financement au processus de vote, l’organisation continue de faire évoluer son modèle.

Depuis près de vingt ans, cet organisme culturel sans but lucratif s’efforce de créer un espace au sein de l’industrie musicale canadienne où les artistes sont reconnus uniquement pour leur mérite artistique, indépendamment des ventes, du genre musical ou du soutien d’une maison de disques. Fondé au milieu des années 2000 comme l’équivalent canadien du Mercury Prize britannique, Polaris est devenu un organisme de bienfaisance canadien enregistré en 2017.

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