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Dans les coulisses des deux plus grands concerts d'Owen Riegling au Massey Hall et au Grand Ole Opry

Billboard Canada a suivi le chanteur country ontarien alors qu’il donnait deux prestations clées — de véritables passages obligés — durant la semaine de sortie de son nouvel album In The Feeling.

Owen Riegling backstage at the Grand Ole Opry in Nashville on April 22, 2026.

Owen Riegling en coulisses du Grand Ole Opry à Nashville le 22 avril 2026.

Big Loud Records

Où qu’Owen Riegling se rende, sa ville natale n’est jamais loin derrière lui.

Mildmay, en Ontario, ne compte que 1 222 habitants, mais beaucoup avaient fait le déplacement pour vivre avec lui la semaine la plus déterminante de sa carrière. En seulement six jours, à la mi-avril, Riegling a lancé son deuxième album, In The Feeling, donné le concert dont il rêvait au mythique Massey Hall de Toronto, puis fait ses débuts dans l’émission qui a façonné la musique country : le Grand Ole Opry, à Nashville, au Tennessee.


Billboard Canada l’a accompagné en coulisses avant chacun de ces spectacles, témoin des émotions d’un artiste de 27 ans, émerveillé et pleinement conscient de l’importance du moment. Dans les deux salles, le message était clair : cette semaine ne comptait pas seulement pour lui, mais aussi pour toute sa communauté — sa famille, ses amis, sa femme et une bonne partie de Mildmay.

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« On a commencé à planifier ça il y a presque un an », raconte-t-il à propos du concert du 18 avril au Massey Hall, tenu au lendemain de la sortie de l’album. « Après toute cette préparation, voir la boucle se boucler et me retrouver ici avec tous mes proches, dans un lieu aussi mythique, c’est juste incroyable. »

Trois jours plus tard, au Grand Ole Opry House — berceau de la plus ancienne émission de radio au monde — le sentiment était le même. « C’est le rêve de tous les enfants, surtout quand on se lance dans ce genre musical. C’est le summum, l’apogée, ce pour quoi tout le monde travaille si dur », dit-il. « J’ai vraiment hâte de monter sur scène et de partager ce moment avec tous ceux que j’aime. »

In The Feeling est le deuxième album de Riegling et le premier depuis son arrivée remarquée dans l’industrie country. Sa carrière a pris son envol après sa victoire au concours des jeunes talents du festival Boots and Hearts, en Ontario, en 2022. Ce succès a mené à une collaboration avec Universal Music Canada, qui a lancé son premier album, Bruce County (From The Beginning). En 2024, il a connu un véritable triomphe avec Old Dirt Roads, qui a atteint la deuxième place du palmarès Canada Country Airplay de Billboard.

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Son nouveau single, Taillight This Town, s’impose déjà comme un succès, se hissant dans le top 10 du palmarès country canadien et entrant au Billboard Canadian Hot 100. Mais l’ensemble de l’album reflète surtout les dernières années mouvementées qu’il a traversées. À travers des chansons nourries de récits et de son charme provincial, il raconte sa maturité nouvelle et sa transformation, lui qui a apprivoisé l’inconnu de la vie citadine et de l’industrie musicale.

Pensé comme un road trip, l’album s’accompagne d’images tournées lors d’un voyage de Santa Monica à La Nouvelle-Orléans. Elles étaient projetées derrière lui au Massey Hall, équipé d’un écran LED géant haute définition — une installation rendue possible par la récente rénovation de la salle. L’atmosphère rappelait celle d’un grand amphithéâtre, malgré les 132 ans d’histoire du lieu.

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Ironiquement, l’idée de ce concert au Massey Hall est née à Nashville. En mai dernier, alors qu’il enregistrait l’album avec son producteur Oscar Charles et le joueur de banjo Matt Menefee — qui venait d’y donner un concert et ne tarissait pas d’éloges sur la salle — Riegling a envoyé un message à son agent : « Salut, est-ce qu’on pourrait faire un concert au Massey Hall pour la sortie de l’album ? » Il imaginait un objectif lointain. Quelques semaines plus tard, la réponse tombe : « On a reçu une proposition pour le Massey Hall, si ça te dit. » Riegling n’a pas hésité. « OK, on y va ! » dit-il. « C’est un spectacle plus important, une production plus ambitieuse que tout ce que j’ai fait jusqu’ici. C’est presque incroyable. »

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Le groupe est monté sur scène avant lui, lui laissant un bref moment seul derrière le rideau, à écouter les premières notes et à sentir monter l’enthousiasme du public. Partagé entre nervosité et émotion, il observait la scène. « Ma veste tremblait tellement ils jouaient fort », a-t-il raconté.

Il n’a pris la parole qu’après trois chansons, déclenchant une véritable explosion de joie. Quelques mots suffisaient pour provoquer des acclamations, puis d’autres encore, et l’ovation repartait de plus belle. Plus tard, à la fin de Home Less — une chanson douce-amère sur le succès, les départs et l’éloignement des siens — il a reçu une ovation debout qui a semblé durer une éternité. Il a dû ravaler ses larmes avant de conclure le morceau.

« Je me suis dit : OK, c’est mon public. Il n’y a aucune chance que je me plante ce soir », a-t-il confié.

Riegling a demandé si des gens dans la salle venaient de sa ville natale, et des applaudissements ont éclaté un peu partout — du balcon au parterre, où ils étaient particulièrement nombreux. Il y en avait bien plus qu’une poignée : un bus entier, peut-être même plusieurs. Il a plaisanté en disant que c’était peut-être un record du nombre de personnes originaires du comté de Bruce réunies au même endroit à Toronto.

« S’il y a un spectacle à une distance raisonnable en voiture de ma ville natale, il y a un bus qui arrive », a-t-il résumé plus tard. « C’est garanti. »

Et il ne plaisantait pas. Cela s’est confirmé lorsque nous l’avons retrouvé quelques jours plus tard au Grand Ole Opry House de Nashville.

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Comme au Massey Hall, sa première participation à ce programme country emblématique s’est matérialisée au moment où il est monté sur scène. « Beaucoup de premières cette semaine », a-t-il soufflé en coulisses, essoufflé, dans une loge portant le nom de Marty Stuart, collaborateur de longue date de Johnny Cash et artiste solo.

Owen Riegling backstage at the Grand Ole Opry in Nashville on April 22, 2026. Owen Riegling en coulisses au Grand Ole Opry à Nashville le 22 avril 2026. Big Loud Records

Monter sur scène pour ses débuts au Grand Ole Opry est un rite de passage majeur pour tout jeune artiste country, et Riegling en mesurait pleinement la portée.

« C’est véritablement le plus grand honneur qui soit et le moment le plus marquant de toute ma carrière », a-t-il déclaré sur scène en entrant dans le légendaire cercle de bois transporté depuis le Ryman Auditorium, berceau historique de l’Opry à Nashville. Même s’il n’y avait encore jamais mis les pieds, il en comprenait parfaitement la symbolique.

Riegling vit désormais à Nashville à temps plein, depuis janvier. Il a signé en 2025 avec Big Loud Records — le géant de la country qui compte notamment Morgan Wallen parmi ses artistes — un label partenaire d’UMC au Canada. Après des allers-retours constants entre les deux pays pour enregistrer et travailler, il a finalement décidé de s’y installer.

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In The Feeling est sa première sortie commune sur les deux labels, et il y voit l’occasion de montrer à un public grandissant qui il est vraiment : un garçon humble de Mildmay, attaché à la franchise des cols bleus, mais aussi réfléchi, reconnaissant et sensible.

Ironiquement, malgré son installation dans la capitale de la country, il a enregistré l’album loin des grands studios de Nashville. Bien qu’il ait pu faire appel à des musiciens chevronnés — chose facile dans cette ville — 90 % du disque a été enregistré par Riegling et son producteur Oscar Charles : l’un à la guitare, l’autre à la batterie. Ensemble, ils ont façonné l’album en deux semaines dans le studio aménagé au sous-sol de Charles, à Franklin, à une trentaine de kilomètres au sud de Nashville.

« C’était très organique, très dépouillé, très authentique », explique Riegling. « On sent les chansons se tendre et se relâcher, et il y a plein d’erreurs et de fausses notes. »

Le producteur l’a découvert grâce à Sara Knabe, vice-présidente senior A&R chez Big Loud, qui lui a envoyé la chanson-titre In The Feeling — l’une des deux qu’il a interprétées à l’Opry, avec son tube Old Dirt Roads. Ils avaient été mis en contact pour écrire un titre qui n’a finalement jamais vu le jour. À la place, ils ont enregistré un album entier.

« C’était tout simplement naturel », dit-il. « On n’a pas engagé de musiciens. C’était juste lui, moi, et quelques potes qui jouaient ensemble. Il y a eu quelques overdubs, mais sinon, c’était du live. Je me suis lié d’amitié avec pas mal de musiciens de studio de renom ces dix dernières années. Il y a tellement de talent ici. Mais jouer entre amis, c’est différent. L’alchimie n’est pas la même. »

Pour Riegling, cette approche reflète exactement ce qu’il veut transmettre : sa véritable personnalité.

« Je pense que, de bout en bout, cet album me comprend parfaitement », affirme-t-il.

Et même si l’album raconte sa construction loin de Mildmay, sa communauté reste omniprésente dans ses moments les plus importants.

Il estime qu’une trentaine de personnes l’accompagnaient à l’Opry, la plupart logeant chez lui à Nashville. À cela s’ajoutaient « 50 ou 100 » autres qui avaient fait le voyage par leurs propres moyens, certains conduisant près de 12 heures de nuit pour être présents. (Je peux en témoigner : plusieurs chauffeurs Uber demandaient pourquoi il y avait autant de Canadiens bruyants en ville.)

Huit artistes étaient programmés ce soir-là à l’Opry, dont des pointures comme The Oak Ridge Boys et The Band Perry, mais Riegling a suscité l’une des réactions les plus fortes. Lorsque l’on a demandé s’il y avait des Canadiens dans la salle, le public s’est levé des bancs — semblables à ceux d’une église — et a acclamé sa performance. Certains ont même entamé une ovation debout, chose rare pour un artiste qui fait ses débuts. Ils ont même scandé « Owen ! »

« C’est le genre de soutien que je reçois de ma ville natale », dit-il. « Je l’ai depuis le premier jour, c’est incroyable. J’ai commencé par jouer dans un coin de bar, en invitant mes amis à venir. Du jour au lendemain, les bars étaient pleins, et ces mêmes personnes qui m’écoutaient chanter des reprises d’Eric Church sont aujourd’hui à l’Opry, et étaient au Massey Hall. Grâce à elles, j’ai l’impression d’être à la fois au Harley’s, chez moi, et à l’Opry. »

Il était convaincu qu’ils arrivaient tout droit de Broadway, cette portion du centre-ville de Nashville où les bars honky-tonk servent des seaux de bière pendant que des chanteurs enchaînent les reprises, parfois à quelques mètres les uns des autres, dans des salles portant les noms de Jason Aldean, Kid Rock, Jelly Roll ou Lainey Wilson. C’est peut-être la rue où l’on trouve la plus forte concentration de musique live au monde.

C’est là que Riegling avait passé ses premiers séjours à Nashville, s’imprégnant de l’ambiance comme le font tant de visiteurs. Mais aujourd’hui, il fait pleinement partie de l’industrie musicale : il passe ses journées dans les studios, les maisons d’édition et les labels de la légendaire Music Row. C’est là qu’Elvis, Dolly Parton et Willie Nelson ont enregistré, et c’est là que se trouve désormais Big Loud.

« Je me souviens de ma première visite ici, il y a environ sept ans », raconte-t-il. « Descendre Music Row, passer devant Big Loud et réaliser que c’est le fief des plus grands noms de la country, c’était impressionnant. Je me disais : “Waouh, c’est ici que ça se passe !” Aujourd’hui, il y a une immense pancarte dans leur jardin qui annonce : “Owen Riegling, In The Feeling, disponible dès maintenant.” La boucle est bouclée. »

Suivez @billboardca sur Instagram pour découvrir des entrevues exclusives en coulisses et des extraits des performances d’Owen Riegling au Grand Ole Opry et au Massey Hall, le 7 mai.

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« Je me souviens l’avoir envoyée à Max Martin en disant : “Écoute ça !” », raconte le célèbre auteur-compositeur à propos du hit de 2012, aujourd’hui de retour en tête des classements Billboard.

«« Je ne l’ai même pas rencontré pendant l’enregistrement de “Beauty and a Beat” », raconte Savan Kotecha, auteur-compositeur et producteur derrière le hit de Justin Bieber, coécrit avec Max Martin, Zedd et Nicki Minaj. À l’époque, Kotecha travaillait depuis la Suède pendant que Bieber enregistrait à Los Angeles. « Mais Justin est vraiment adorable. C’est un talent exceptionnel, un véritable phénomène générationnel. »

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