Céline Dion fond en larmes de joie à Paris : les 9 moments forts de son grand retour sur scène
La première soirée du grand retour de Céline Dion sur scène, dans le cadre d’une résidence de 26 dates à Paris, a été ponctuée d’une interprétation émouvante de « On ne change pas », d’une version a cappella de « Everest » et même d’un air d’opéra sous la neige.

Céline Dion réagit en apparaissant sur scène au début de son premier concert de résidence à la Plenitude Arena de Nanterre, à l'ouest de Paris, le 12 septembre 2026.
La salle s’est plongée dans le noir avec 47 minutes de retard, et 30 000 personnes se sont tues. Céline Dion est apparue vêtue d’une robe noire, a porté les mains à son visage comme en prière, puis a entonné les premières notes de « On ne change pas », accompagnée uniquement par le pianiste Scott Price et quatre violonistes. Cela faisait six ans qu’elle n’était pas montée sur scène.
Samedi soir (12 septembre), Céline Dion donnait le premier de ses 26 concerts à Paris, une résidence qui se poursuivra jusqu’en mai 2027 à la Plénitude Arena de Nanterre, la plus grande salle de spectacle couverte d’Europe. Plus de neuf millions de personnes avaient participé à la loterie pour tenter d’obtenir un billet.
Quelques minutes après son entrée en scène à Paris, Céline Dion, qui n’avait pas donné de concert en tête d’affiche depuis qu’elle avait révélé publiquement être atteinte du syndrome de la personne raide, a rompu une promesse qu’elle s’était faite : elle a pleuré. Submergée par l’émotion du moment, elle a demandé au public s’il pouvait entendre les battements de son cœur. Parmi les dizaines de milliers de spectateurs présents figuraient notamment Michelle Obama, Oprah Winfrey, Aya Nakamura et Thomas Pesquet.
Durant le concert, Céline Dion s’est livrée et a enchaîné ballades, tubes et même un intermède dansant. Elle a également interprété pour la toute première fois sur scène son nouveau titre de 2026, la chanson francophone « Dansons ».
Voici les neuf moments forts de la première soirée de la résidence parisienne de Céline Dion. (Retrouvez également la liste complète des 29 chansons interprétées et le déroulement des deux heures et demie de spectacle du 12 septembre ici.)
Les larmes qu’elle avait promis de ne pas verser
Dion a pleuré pendant toute la première chanson.
Elle était tellement émue pendant « On ne change pas » qu’elle en a perdu le fil des paroles. « Je m’étais promis de ne pas pleurer. Je ne tiens pas mes promesses », a-t-elle lancé à la foule en s’essuyant les yeux, avant de préciser qu’il s’agissait de larmes de joie. La salle entière a repris ses paroles en chœur, comme dans un stade de football.
« Ça y est, on est là. C’était une promesse. Je suis debout sur scène, dans cette ville que j’aime tant », a-t-elle déclaré. « Vous entendez les battements de mon cœur ? »
« Je vais bien », trois mots que la salle attendait
Au beau milieu du premier acte du concert, Céline Dion s’est arrêtée pour aborder la question qui planait sur toute la soirée. « Il y a une chose que je peux vous dire en trois mots : je vais bien », a-t-elle déclaré.
Elle a parlé de son apprentissage de la vie avec sa fragilité et de sa décision d’en faire une force. Puis, elle s’est adressée à la foule, lui rappelant qu’on ne sait jamais ce que traverse la personne à côté de soi et que chacun devrait puiser dans cette énergie et la transmettre. C’est à cela que sert la musique.
La salle a poussé un soupir de soulagement. Puis elle a enchaîné avec « J’irai où tu iras », et les spectateurs se sont mis à danser, certains se faisant tournoyer par la main.
30 000 voix s’emparent de « My Heart Will Go On »
Introduite par une vidéo de Céline Dion errant dans le désert, vêtue d’une longue robe, « My Heart Will Go On » a constitué l’un des sommets émotionnels du début de soirée. Les choristes ont entonné la célèbre introduction à la flûte, puis le public s’est emparé du morceau. Les 30 000 spectateurs ont chanté à l’unisson le thème de Titanic. À la dernière note de flûte, plus personne n’était assis.
Le détour électro-disco auquel personne ne s’attendait
Une boule à facettes est descendue du plafond et l’ambiance a complètement changé. Dion s’est lancée dans une série de morceaux destinés à faire danser la foule, enchaînant « I Feel Love » de Donna Summer avec une version électro revisitée de « I’m Alive », puis « That’s the Way It Is » et « Sweet Dreams » d’Eurythmics.
La voir enchaîner ces titres avec une énergie débordante et une grande liberté d’improvisation, loin de ses ballades habituelles, a été l’un des moments les plus marquants de la soirée.
« Dansons », la première nouvelle chanson
Céline Dion s’est éclipsée en coulisses pour se changer pendant qu’un jeune violoniste interprétait un solo, puis la trappe au centre de la scène s’est ouverte. Elle est revenue vêtue d’une robe noire à paillettes pour interpréter « Dansons », son nouveau titre de 2026, écrit par Jean-Jacques Goldman.
Cette première interprétation de ce titre inédit a insufflé un vent de fraîcheur à la soirée, confirmant qu’il s’agissait d’un nouveau chapitre plutôt que d’une simple célébration du passé.
« La Wally » et la neige qui tombe
Vers la fin du concert, la plus grande surprise de la soirée est arrivée : un air d’opéra, « Ebben? Ne andrò lontana » de La Wally d’Alfredo Catalani, rendu célèbre par Maria Callas. Céline Dion l’a interprété de toute sa voix et, pour elle, ce choix semblait avoir une portée symbolique, comme une façon de montrer que sa voix est toujours intacte.
Réussir « All By My Self » seule
Une question planait sur le retour de Céline Dion : serait-elle capable d’interpréter « All by Myself » avec la même maestria qu’auparavant ? Elle y a répondu samedi soir.
Vêtue d’une robe bustier en cuir noir, Céline Dion a entamé la célèbre note finale a cappella, comme au bon vieux temps. Elle a expiré, puis souri, visiblement émue par l’ovation.
Une chorale gospel déplace des montagnes
Les choristes de Dion, vêtus comme une chorale gospel, sont entrés sur scène au nombre de 20 pour interpréter « Love Can Move Mountains », puis la ballade « The Prayer » et « It’s All Coming Back to Me Now », avant de l’accompagner sur le refrain de « Je chanterai ».
Avec 20 voix derrière elle, Dion retrouvait le registre dans lequel elle a toujours excellé.
« Pour que tu m’aimes encore » devient un karaoké à l’échelle de l’arène
Le final ne pouvait être qu’un seul mot : « Pour que tu m’aimes encore ». La chanson a transformé la salle en un gigantesque karaoké de 30 000 personnes.
Les rappels se sont enchaînés avec « S’il suffisait d’aimer », qui a poussé les fans à se précipiter vers l’avant et Céline Dion à s’agenouiller au bord de la scène pour les saluer, puis « Des milliers de baisers », une chanson de Goldman sortie en 2003, pour clore le spectacle.
Céline Dion a encouragé la foule à croire en elle-même et en ses rêves, affirmant que chacun porte en soi le pouvoir d’aimer. Les téléphones portables ont illuminé l’obscurité tandis que le piano s’éteignait.
À 23 h 14, elle a jeté un dernier regard au public et s’est glissée derrière le décor en disant : « Merci d’avoir répondu à mon invitation. Je vous aime. »
Le spectacle était terminé. La résidence ne faisait que commencer.
Cet article a été initialement publié par Billboard US.
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