Universal Music Canada annonce des suppressions de postes dans plusieurs secteurs
La grande maison de disques canadienne aurait supprimé plus de 12 postes dans plusieurs secteurs de l’entreprise, notamment aux communications, au marketing et à la direction artistique, y compris certains postes de direction.

Universal Music Canada supprime plus d’une douzaine de postes.
Universal Music Canada (UMC) a procédé à des suppressions de postes dans plusieurs secteurs, a appris Billboard Canada.
Les licenciements auraient été annoncés hier (29 septembre) lors d’une réunion générale avec le personnel de la maison de disques. Selon plusieurs sources, plus de 12 postes seraient concernés. D’après le rapport annuel 2025 d’Universal Music Canada, l’entreprise compte environ 205 employés au Canada, ce qui signifie que ces suppressions représenteraient environ 6 à 7 % de ses effectifs. UMC n’a pas répondu à une demande de Billboard Canada visant à confirmer le nombre de postes supprimés.
Les réductions d’effectifs toucheraient plusieurs services, notamment les communications, le marketing, l’A&R, les partenariats avec les labels et l’administration. Des postes de direction seraient également concernés, dont au moins un poste de vice-président et un poste de direction supérieure.
Universal Music Canada est une filiale en propriété exclusive d’Universal Music Group (UMG). Son siège social est situé à Toronto et l’entreprise possède également des bureaux à Montréal, Vancouver et Calgary. Selon les sources de Billboard Canada, les suppressions de postes toucheraient plusieurs de ces bureaux.
Les réductions d’effectifs seraient liées à des mesures de réduction des coûts et de restructuration plutôt qu’à la performance individuelle des employés.
En 2024, Universal Music Group a annoncé à l’échelle mondiale une « restructuration stratégique » visant à réaliser 250 millions d’euros d’économies sur deux ans. Son PDG, Lucian Grainge, avait alors indiqué que cette initiative entraînerait une « réduction des effectifs » ainsi que des « gains d’efficacité ». Des dizaines de postes avaient ensuite été supprimés au sein de plusieurs grands labels du groupe, notamment Interscope, Republic, Capitol, Def Jam et Island.
Les suppressions de postes chez UMC constituent la plus importante réduction d’effectifs rapportée au sein de la branche canadienne du groupe depuis la nomination de Julie Adam au poste de présidente et directrice générale au début de 2025. Elle a succédé à Jeffrey Remedios, qui a pris la direction du développement stratégique chez Republic Collective après avoir dirigé UMC pendant dix ans.
Adam a été nommée dirigeante de l’année lors de l’édition 2025 de Billboard Canada Women in Music et a été désignée comme la personne la plus influente dans la catégorie Labels du Billboard Canada Power Players 2026, qui soulignait notamment la position d’UMC parmi les principales maisons de disques au Canada ainsi que ses récentes signatures d’artistes canadiens émergents.
UMC a refusé de commenter les suppressions de postes, indiquant que l’entreprise ne commente pas les questions liées à ses employés.
« UMC demeure la principale société musicale du Canada, fière de signer et de soutenir des artistes canadiens et de représenter le catalogue mondial d’artistes d’UMG sur le marché canadien », a déclaré un représentant de la société dans un message à Billboard Canada.
Ces suppressions de postes s’inscrivent dans une tendance mondiale de réduction des coûts et de consolidation qui touche l’industrie musicale, y compris au Canada.
UMC est l’une des trois grandes maisons de disques au Canada, aux côtés de Sony Music Canada et de Warner Music Canada. L’an dernier, Warner Music Canada a procédé à une restructuration à la suite du départ de sa présidente de l’époque, Kristen Burke, entraînant la suppression d’au moins 12 % de ses effectifs.
L’article sera mis à jour au fil des développements.



















