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La CIMA lance une campagne demandant au gouvernement de tenir sa promesse envers le Fonds de la musique du Canada

La campagne publique vise à faire pression sur le gouvernement pour qu'il tienne sa promesse électorale d'augmenter de 50 millions de dollars le Fonds de la musique du Canada, qui soutient FACTOR et Musicaction.

La CIMA lance une campagne demandant au gouvernement de tenir sa promesse envers le Fonds de la musique du Canada
Photo par Oscar Keys sur Unsplash

La CIMA, l'Association canadienne de la musique indépendante, a lancé une campagne invitant le public à contacter ses représentants au sujet du Fonds de la musique du Canada. À la suite d'un appel direct au gouvernement l'automne dernier, la CIMA s'est tournée vers le public dans l'espoir de faire pression sur le gouvernement libéral pour qu'il tienne sa promesse électorale d'augmenter le Fonds de la musique du Canada de 50 millions de dollars.

L'organisation a mis en place une campagne écrite qui permet à ses partisans de contacter le gouvernement pour demander une augmentation du Fonds de la musique du Canada. Le publiciste musical Eric Alper a apporté sa voix à cette cause en publiant une déclaration de soutien sur son site Internet. «Nous avons besoin de votre aide pour faire entendre la voix de la communauté musicale et attirer l'attention du gouvernement fédéral», écrit Alper. D'autres organisations et intervenants, comme Manitoba Music, ont également prêté leur voix à la cause.


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Le Fonds de la musique du Canada (FMC) soutient les opérations des organismes subventionnaires FACTOR et Musicaction, des organismes qui fournissent un financement essentiel aux artistes et aux compagnies musicales canadiennes. Selon CIMA, FACTOR a investi 21 millions de dollars dans l'industrie musicale canadienne rien qu'en 2022 et a soutenu 6 500 artistes au cours des cinq dernières années, y compris des artistes à succès international comme Andy Shauf, The Beaches, Snotty Nose Rez Kids, LU KALA et bien d'autres.

FACTOR reçoit une partie de son financement de radiodiffuseurs privés, mais ces contributions ont diminué, la CIMA estimant qu'elles pourraient être aussi basses que 2 millions de dollars en 2024. Le Fonds de la musique du Canada est actuellement de 25 millions de dollars par an, et la CIMA affirme qu'une augmentation de 50 millions de dollars est nécessaire simplement pour maintenir la programmation actuelle, alors que de nombreuses associations musicales réclament une augmentation de 60 millions de dollars. Le gouvernement libéral a promis une augmentation de 50 millions de dollars en 2021 pour aider le FMC à répondre à la demande et aux coûts croissants liés à la diffusion et aux tournées musicales.

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Le président de la CIMA et ancien député Andrew Cash a parlé de cette augmentation devant la commission des finances de la Chambre des représentants le 14 novembre. Cash a déclaré que si le gouvernement ne tient pas sa promesse, «les entreprises fermeront leurs portes, celles qui ne le feront pas licencieront du personnel et libéreront moins d'artistes, cela se traduira par moins de spectacles à travers le pays, nuisant à un secteur de la musique live déjà précaire, affectant les économies locales et réduisant les revenus du gouvernement. Il a également pris la parole lors des audiences sur le projet de loi C-11, la Loi sur la diffusion en continu en ligne, soulignant l'importance du financement pour que l'industrie musicale canadienne continue de prospérer.

L’industrie musicale canadienne est déjà confrontée à des défis lorsqu’il s’agit de percer les artistes à l’échelle internationale. Alors que des artistes comme Tate McRae se frayent un chemin dans les palmarès, le journaliste musical Michael Barclay rapporte une baisse notable du nombre d'artistes canadiens figurant sur les listes des meilleurs artistes internationaux en 2023. «Le monde ne veut plus du Canada. Les palmarès nous le disent», écrit Barclay. McRae est aussi sans doute la première percée majeure dans les classements canadiens depuis le milieu des années 2010 – Barclay note que le Canada comptait plus d'artistes à succès dans les années 1990 qu'aujourd'hui.

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FACTOR offre un soutien financier majeur aux artistes qui cherchent à exporter leur musique à l'international, avec des subventions de présentation et de tournée qui aident les artistes à se rendre à des événements clés de l'industrie à l'étranger, ainsi qu'un soutien au marketing et à l'enregistrement sonore.

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«Si le gouvernement ne tient même pas sa promesse de 50 millions de dollars envers notre secteur, le budget de FACTOR pourrait être réduit de moitié au cours des deux prochaines années», indique la nouvelle campagne publique de la CIMA. «Nous avons besoin de votre aide pour faire entendre la voix de la communauté musicale et attirer l'attention de ce gouvernement.» La campagne encourage les amateurs de musique à envoyer une lettre au gouvernement pour lui demander de tenir sa promesse de 50 millions de dollars et de contribuer à faire passer le message.

Consultez la liste complète des artistes récemment soutenus par FACTOR ici, ainsi que la campagne FMC de CIMA ici.

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Cadre de la semaine : Meg Symsyk, présidente-directrice générale de FACTOR, réaffirme le lien essentiel entre musique canadienne et souveraineté culturelle
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Cadre de la semaine : Meg Symsyk, présidente-directrice générale de FACTOR, réaffirme le lien essentiel entre musique canadienne et souveraineté culturelle

À la tête de l’un des organismes les plus influents du pays, la PDG explique pourquoi il est plus crucial que jamais de soutenir la culture locale et de lui permettre de rayonner à l’international.

En matière de soutien à la musique canadienne, l’influence de FACTOR est tout simplement incontournable. Comptant parmi les plus importants bailleurs de fonds artistiques du pays, l’organisme sans but lucratif laisse son empreinte partout : son logo figure sur d’innombrables albums acclamés, et son nom résonne lors de concerts, de vitrines et de remises de prix. Mais pour sa présidente-directrice générale, Meg Symsyk, l’enjeu dépasse largement la simple promotion de la musique canadienne — il touche à la souveraineté culturelle et à l’identité même du pays.

« Acheter local est plus important que jamais, tant pour la sensibilisation des consommateurs que pour le soutien structurel. Il faut encourager les Canadiens à consommer de manière plus réfléchie. Les 18 derniers mois, marqués par les tarifs douaniers et les guerres commerciales, ont mis cette question au premier plan », explique-t-elle.

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