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Burton Cummings, de The Guess Who, renonce à ses redevances pour arrêter le prétendu «groupe de reprise»

Le musicien canadien a annulé les accords de licence d'interprétation pour toutes ses chansons, ce qui empêchera le groupe qui se produit actuellement sous le nom de The Guess Who de jouer des tubes comme «American Woman» et «These Eyes».

Burton Cummings

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Le musicien canadien Burton Cummings renonce à ses redevances pour protéger son héritage.

Le chanteur de «American Woman» et co-fondateur du groupe classique de Winnipeg The Guess Who a annulé ses accords de licence de performance, rapporte Rolling Stone, dans le but d'empêcher la version actuelle de The Guess Who de se produire.


Cette décision est une escalade d'une bataille juridique qui dure depuis l'automne dernier, lorsque Cummings et son collègue auteur-compositeur de Guess Who, Randy Bachman, ont lancé une action en justice contre ce qu'ils appellent un «groupe de reprises» et prétendent qu'ils se livraient à de fausses publicités, tentant pour dynamiser les ventes de concerts en donnant l'impression que Cummings et Bachman font toujours partie du groupe. Cette itération du groupe possède la marque Guess Who et met en vedette le batteur original Garry Peterson.

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Alors que ce procès est toujours en cours, Cummings adopte une nouvelle approche pour mettre fin à l'activité du prétendu groupe de reprises. La grande majorité des salles de concert aux États-Unis ont des accords de licence avec des organisations de droits d'exécution (PRO) qui leur permettent d'héberger des performances en direct de n'importe quelle musique du catalogue de ces PRO. Cummings a passé les derniers mois à annuler ses accords avec ces PRO, de sorte que sa musique ne soit plus autorisée à être interprétée dans des salles de concert – une décision que Cummings ne peut prendre que parce qu'il détient ses droits d'édition.

Cette décision est drastique et relativement inédite, car elle entraînera la perte de redevances potentielles par Cummings. Il perdra des paiements non seulement pour les performances en direct, mais aussi pour les reprises radio, les placements télévisés, les listes de lecture des centres commerciaux, et bien plus encore. La perte ne s'applique pas seulement aux enregistrements sur lesquels Cummings a joué, mais aussi aux enregistrements de toutes les chansons qu'il a écrites, y compris la reprise populaire de Lenny Kravitz de «American Woman» de The Guess Who.

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Cummings dit que c'est un sacrifice qui vaut la peine d'être fait.

«Je suis prêt à tout pour arrêter ce faux groupe», a-t-il déclaré à Rolling Stone. «Ce ne sont pas eux qui ont fait ces disques et ils ne devraient pas agir comme ils l'ont fait.»

Alors que Peterson et le bassiste original Jim Kale sont crédités aux côtés de Cummings et Bachman en tant qu'auteurs de «American Woman» – le seul Billboard Hot 100 No. 1 du groupe – Cummings et Bachman étaient la principale équipe de composition de The Guess Who. Ce sont les seuls auteurs crédités sur des chansons populaires telles que «These Eyes», «Laughing» et «No Time».

Kale a pris possession de la marque du groupe en 1986. Il a tourné sous ce nom, Peterson le rejoignant plusieurs années plus tard. Kale a pris sa retraite en 2016 et le prétendu «groupe de reprises» continue, avec Peterson le dernier membre original restant, bien que Bachman et Cummings affirment qu'il ne se produit que par intermittence.

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Depuis que Cummings a mis fin à ses licences, The Guess Who a déjà annulé cinq dates de concerts en Floride et en Alabama.

«C'est bien plus qu'une simple question d'argent, je n'aurais pas sorti le catalogue si ce n'était pas le cas», explique Cummings. «Il s’agit de l’héritage des chansons et du fait que le groupe de reprises fait tout ce qu’il peut pour nous effacer, moi et Bachman, de l’histoire du groupe. Je vois des publicités pour leurs spectacles, et c'est moi qui chante "American Woman"».

Cummings affirme également que le groupe a menacé de le poursuivre en justice s'il prétend qu'il était membre de The Guess Who.

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«Vous savez à quel point c'est ridicule?» demande Cummings. «Et ensuite, ne puis-je pas dire que je suis né et que j'ai grandi à Winnipeg? Que je suis Canadien?»

Pour sa part, Cummings continue de se produire et de tourner activement. Il participera à un hommage à Gordon Lightfoot au Massey Hall de Toronto le 23 mai, avant de se lancer dans une série de dates nord-américaines cet été. «Burton Cummings, du premier Guess Who», lit-on sur l'affiche de la tournée.

Apprenez-en plus sur ses dates de tournée ici.

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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

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