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Pride chez Warner Music Canada organise sa toute première résidence d’écriture destinée aux artistes trans et non binaires

En collaboration avec l’auteur-compositeur-interprète T. Thomason, Track4Track a rassemblé 12 auteurs-compositeurs et artistes trans et non binaires pour une journée de création musicale.

Track4Track participants on July 7, 2025 in Toronto.

Participants de Track4Track le 7 juillet 2025 à Toronto.

Photo de courtoisie

Un nouveau camp d’écriture musicale ouvre un espace aux artistes trans et non binaires dans l’industrie musicale canadienne.

Le 7 juillet, Pride at Warner Music Canada a lancé Track4Track, une résidence d’écriture et un programme de mentorat destiné aux artistes trans et non binaires, en collaboration avec l’auteur compositeur interprète canadien T. Thomason. L’objectif : combler le fossé entre les créateur·ice·s émergent·e·s et établi·e·s en offrant un espace de création libre, communautaire et sécuritaire.


Pour cette première édition, l’initiative — également appelée T4T — a réuni 12 artistes trans et non binaires. Le projet est né d’une idée partagée entre Erin Carroll, attaché·e de presse chez Warner Music Canada et coprésident·e de Pride at Warner Music Canada, et T. Thomason, à la fois coorganisateur·ice et participant·e.

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Aujourd’hui reconnu·e et signé·e chez Six Shooter Records, Thomason a eu l’idée du projet à la suite de sa participation à l’émission The Launch sur CTV. À de nombreuses reprises, lors de sessions d’écriture, il ressentait une pression implicite à raconter des variations de son « parcours » de personne trans, que cela soit pertinent ou non pour les chansons en cours de création.

« J’ai commencé à réfléchir à un camp d’écriture entièrement trans en 2019, alors que je participais à de plus en plus de sessions pop où j’étais systématiquement la seule personne trans », explique-t-il à Billboard Canada. « Il est tellement rare qu’une salle de création musicale dans un contexte grand public soit composée uniquement de personnes trans, mais ce camp a montré que c’était possible — et puissant. »

Lorsque l’équipe de Pride at WMPC a voulu concrétiser le projet, Erin Carroll a immédiatement su que Thomason était la personne idéale pour coorganiser ce camp d’écriture.

« Créer un espace et une atmosphère où ces artistes pouvaient être pleinement eux-mêmes a permis la naissance d’une musique incroyable », confie Carroll. « Il existe tellement de musicien·ne·s trans et non binaires talentueux·ses au Canada, et je suis heureux·se que nous ayons pu mettre en place un environnement propice à l’épanouissement de cette communauté. »

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Parmi les participant·e·s de cette première édition figuraient Nefe, R.Flex, Melody McKiver, le producteur sonore Truss, l’ingénieur·e du son Beau Cassidy (lauréat·e d’un prix Juno), l’artiste club-pop Ceréna, le·la rappeur·euse Kimmortal, Carmen Elle du groupe DIANA, et l’artiste multidisciplinaire Wild Black. La liste complète des participant·e·s figure à la fin de cet article.

Dans l’industrie musicale, Thomason rappelle qu’il est rare qu’une session d’écriture réunisse plus d’une personne trans — encore moins douze. C’est ce qui a rendu l’expérience si « réparatrice et transformatrice », dit-il·elle, tout en affirmant que cela représente une vision possible de l’industrie de demain. « Je souhaite que le plus de personnes possible puissent vivre ce genre d’expérience. »

Parmi les mentor·e·s invité·e·s figurait l’artiste corook (signé·e chez Atlantic), connu·e pour ses titres viraux comme « THEY! » et « If I Were a Fish ».

« Les séances d’écriture sont toujours des lieux vulnérables, c’est pourquoi il y avait quelque chose de profondément fort dans le fait que tous les artistes, auteur·ice·s et réalisateur·ice·s présent·e·s soient queers », partage-t-iel. « Ce camp d’écriture m’a montré à quel point ce type de réconfort peut être enrichissant — et c’est désormais quelque chose que je veux rechercher moi-même. »

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Même s’il n’existe pas encore de projet concret pour une deuxième édition, ce type d’initiative marque une avancée importante pour le soutien aux artistes trans, non binaires et bispirituel·le·s. « Nous sommes heureux·ses qu’un espace ait été intentionnellement créé pour la communauté, et nous espérons que d’autres camps plus longs et plus vastes verront le jour », conclut Carroll.

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Pour Thomason, l’impact du camp T4T n’est que le début d’une transformation de l’industrie musicale.

« Les artistes présent·e·s ont donné le meilleur d’elleux-mêmes, et les chansons qui en sont sorties reflètent ce qui se passe lorsqu’on offre aux personnes créatives un espace pour s’exprimer, se connecter et ressentir de la joie. »

Voici tous·tes les artistes qui ont participé à cette première édition de Track4Track :

Nefe

Ceréna

R. Flex

Ferme

Kimmortal

Carmen Elle

Beau Cassidy

Noir sauvage

Mélodie McKiver

Flotte de fourgons Arden

Chien de chasse

T. Thomason

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Amber Still, executive director of the Polaris Music Prize
Johanna Stickland

Amber Still, directrice générale du Prix de musique Polaris

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Le prix de la critique musicale canadienne a élargi son bassin de votants, adapté son fonctionnement aux contraintes financières et commencé à récompenser autant les chansons que les albums. Après plusieurs années consacrées à recentrer son mandat, ces changements marquent un élargissement important de la mission de l’organisation.

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Depuis près de vingt ans, cet organisme culturel sans but lucratif s’efforce de créer un espace au sein de l’industrie musicale canadienne où les artistes sont reconnus uniquement pour leur mérite artistique, indépendamment des ventes, du genre musical ou du soutien d’une maison de disques. Fondé au milieu des années 2000 comme l’équivalent canadien du Mercury Prize britannique, Polaris est devenu un organisme de bienfaisance canadien enregistré en 2017.

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