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L'enquête Soundcheck révèle des problèmes de santé mentale dans l'industrie musicale canadienne

Le rapport principal d’une enquête menée par Revelios, en partenariat avec la SOCAN et le Fonds Unison, met en lumière l’impact du stress, de la consommation de substances et des pressions liées à la réussite financière sur les professionnels de l’industrie musicale, soulignant l’urgence de renforcer et d’améliorer le soutien offert au secteur.

Revelios founder Catherine Harrison in 2023

Catherine Harrison, fondatrice de Revelios, en 2023

L. Howe

L’industrie musicale canadienne traverse une crise majeure de santé mentale.

C’est ce que révèle le nouveau rapport de Revelios, La santé mentale, ça marche, intitulé Soundcheck : une enquête sur la santé mentale dans l’industrie musicale canadienne, qui a publié ses premières conclusions.


« Ces résultats sont un appel à l’action », déclare Catherine Harrison, présidente et fondatrice de Revelios, qui a présenté les données lors de la conférence Departure, tenue le 7 mai dernier à Toronto. « L’industrie musicale canadienne est confrontée à des problèmes de santé mentale profonds et systémiques. Sans leadership coordonné, sans meilleure éducation et sans soutien structurel concret, nous risquons de perdre le cœur créatif de notre industrie, victime d’épuisement, de détresse et de désillusion. »

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Le rapport s’appuie sur les 800 premières réponses recueillies dans le cadre de l’enquête menée en partenariat avec la SOCAN et le Fonds Unison. L’objectif est de cerner les facteurs contribuant aux troubles de santé mentale dans ce milieu, en lien avec la pression liée à la notoriété, aux exigences de performance et aux conditions de travail propres à l’industrie.

Soundcheck est la première étude nationale de ce genre, et ce rapport préliminaire dresse déjà un portrait alarmant de la situation.

« Ses conclusions nous offriront une compréhension précieuse de l’état de la santé mentale dans notre secteur, permettant à tous les acteurs de mieux saisir les enjeux et d’identifier des moyens d’apporter un soutien concret », a affirmé Jennifer Brown, directrice générale de la SOCAN, dans un entretien accordé à Billboard Canada en janvier, qualifiant cette étude de projet prioritaire pour 2025.

Les personnes interrogées, toutes actives dans l’industrie musicale, ont quasi unanimement (94 %) reconnu l’ampleur des problèmes de santé mentale dans leur milieu. De plus, entre 40 et 50 % d’entre elles ont déjà eu des pensées suicidaires. Les difficultés sont non seulement répandues, mais aussi particulièrement intenses.

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Les principaux troubles évoqués sont le stress, la détresse psychologique, l’anxiété, la fatigue et les troubles du sommeil. Le sommeil apparaît comme un enjeu central : seulement 9 % des répondants estiment bénéficier d’un repos suffisant. Les conditions de travail actuelles sont aussi pointées du doigt, plusieurs répondants indiquant qu’elles compliquent la conciliation entre santé mentale et travail de qualité.

Bon nombre des difficultés évoquées sont liées à la structure même de l’industrie musicale et à son fonctionnement. Le stress financier et la pression liée à la réussite sont des préoccupations majeures, d’autant plus dans le contexte culturel canadien. Le potentiel de rayonnement international des artistes canadiens soulève aussi des inquiétudes : 84 % des répondants jugent difficile de percer à l’étranger.

La consommation de substances est un autre problème récurrent, souvent ancré dans les pratiques du secteur, voire encouragé. Ce sujet fait face à une double stigmatisation : 84 % des répondants estiment que la consommation est mal vue, mais 58 % affirment que l’abstinence l’est tout autant, qu’elle soit temporaire ou liée à un processus de rétablissement.

L’étude met aussi en évidence le manque d’engagement de l’industrie sur les questions de santé psychologique. Les répondants soulignent que leur environnement professionnel n’est pas favorable à une bonne santé mentale (81 %) et dénoncent un manque de communication, de sensibilisation et de formation sur le sujet. Par ailleurs, 68 % estiment que demander de l’aide est encore perçu négativement.

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Bien qu’il s’agisse d’un rapport préliminaire, Soundcheck démontre déjà l’urgence d’un soutien accru en santé mentale pour les professionnels de la musique au Canada, ainsi qu’un besoin criant de sensibilisation et d’engagement de la part de l’industrie.

Revelios invite les travailleurs du milieu musical à participer à cette enquête anonyme, ouverte jusqu’au 30 septembre 2025, à ce lien. Le rapport final sera publié au début de l’année 2026.

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Retrouvez le rapport préliminaire complet Soundcheck ici .

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Angine de Poitrine
Photo de courtoisie
Angine de Poitrine
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Face à la demande, Angine de Poitrine monte en grade au Ottawa Bluesfest et au Hillside Festival

Les extraterrestres du math‑rock québécois passeront aux plus grandes scènes à Ottawa et Guelph après leur foule record au FIJM

Les scènes du festival ne peuvent pas contenir Angine de Poitrine. Suite à une performance record au Festival international de jazz de Montréal samedi dernier (27 juin), Angine de Poitrine se produira sur des scènes plus importantes lors de leurs concerts prévus au Ottawa Bluesfest le 17 juillet et au Hillside Festival de Guelph le 19 juillet.

Le duo a été déplacé sur la scène principale du Ottawa Bluesfest. Ils joueront désormais à 18 h, juste avant la célèbre auteure‑compositrice‑interprète Sheryl Crow et la star montante de la country, Ella Langley, actuellement en tête du palmarès Billboard Canadian Hot 100. Ce changement de programmation vise à assurer la sécurité de tous les festivaliers tout en répondant à la forte demande pour le duo québécois à pois, dont le succès ne faiblit pas. « Le problème, c’est que lorsqu’on achète des billets pour une journée, on ne sait pas exactement qui les gens viennent voir », a déclaré Mark Monahan, directeur général du Bluesfest, au Ottawa Citizen. « Or, la popularité d’Angine de Poitrine est phénoménale, et nous essayons d’éviter que des gens achètent un billet et ne puissent pas les voir parce que la scène est trop petite. »

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