advertisement
Français

Le Sound of Music Festival en Ontario pourrait fermer sans « soutien financier urgent »

« Avec la forte baisse du financement public des arts et du parrainage, notre avenir est désormais incertain », ont déclaré les organisateurs sur le site web du festival.

Sound of Music Festival

Festival de la Mélodie du bonheur

Photo de courtoisie

L’un des plus grands festivals de musique gratuits au pays pourrait vivre sa dernière édition.

Les organisateurs du Sound of Music Festival de Burlington, en Ontario, affirment qu’ils devront mettre fin à l’événement si un soutien financier n’est pas trouvé.


Dans un message publié sur leur site web, ils expliquent que les pressions financières actuelles rendent l’organisation impossible, le coût d’exploitation dépassant désormais les revenus.

« Avec la forte baisse du financement public des arts et du mécénat, notre avenir est désormais incertain, » ont-ils partagé. « Ce qui était autrefois un exemple florissant de musique live gratuite et accessible est aujourd’hui confronté à une dure réalité : nous ne pouvons plus soutenir ce festival sans un soutien urgent. »

advertisement

Les responsables citent la réduction des subventions publiques et la perte d’un important commanditaire d’entreprise parmi les raisons principales du déficit.

« Nous avons tout fait pour fonctionner au plus juste sans sacrifier la sécurité ni la qualité de l’expérience », affirme Dave Shepherd, président du conseil d’administration. « Nous avons coupé plus de 500 000 $ en deux ans, rationalisé nos opérations et maximisé notre efficacité. Mais nous sommes au bout du chemin : sans nouveaux partenaires, nous ne savons pas si nous pourrons continuer. »

Le festival recevait auparavant 200 000 $ du Fonds du patrimoine canadien ; cette aide a chuté à 50 000 $. Le gouvernement de l’Ontario et d’autres organismes ont aussi réduit leur soutien, et la Ville de Burlington verse chaque année 150 000 $.

Le Sound of Music attire environ 400 000 personnes chaque mois de juin au parc Spencer Smith, en bordure du lac Ontario. Les organisateurs estiment que l’événement génère 25 millions $ en retombées économiques pour la ville et la région.

« Nous faisons appel aux leaders communautaires, philanthropes et entreprises partenaires pour protéger cet événement et permettre aux générations futures de continuer à célébrer la musique live », écrivent-ils.

advertisement

En activité depuis 45 ans, le festival a accueilli sur scène des artistes émergents et des figures majeures de la scène canadienne, dont Marianas Trench, Gord Downie, Tom Cochrane, Carly Rae Jepsen, Blue Rodeo, Kim Mitchell, The Arkells, Collective Soul et Cowboy Junkies. Cette année, plus de 50 artistes y ont joué.

Ce n’est pas la première fois que l’événement sollicite de l’aide publique : en 2023, les organisateurs avaient demandé 200 000 $ au conseil municipal pour compenser la perte de commandites, un effet persistant de la pandémie de COVID-19.

« C’est plus qu’un festival », affirment-ils. « C’est un pilier économique et culturel qui contribue à définir l’identité de Burlington, attire le tourisme et soutient les petites entreprises locales. Sans soutien immédiat, nous risquons de perdre une tradition vieille de 45 ans. »

Comme plusieurs autres événements au Canada, Sound of Music subit la hausse des coûts de production, la diminution des commandites et l’hésitation du public depuis la pandémie. « Le coût des biens, des services, de la main-d’œuvre et des talents est extrêmement élevé et continue d’augmenter », rappelait plus tôt cette année Erin Benjamin, PDG de la CLMA, à Billboard Canada.

advertisement

La Ville de Burlington affirme vouloir travailler avec les organisateurs pour assurer la survie du festival.

advertisement
Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
Français

Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

continuer à éleverShow less
advertisement