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Un nouveau projet de loi vise à accroître le financement de la SODEC pour soutenir la musique et la culture au Québec

Le projet de loi 108 propose de positionner la SODEC comme un acteur majeur de l’investissement culturel, en lui accordant un financement additionnel de 200 M$ pour soutenir des projets.

Un nouveau projet de loi vise à accroître le financement de la SODEC pour soutenir la musique et la culture au Québec
Photo d' Adrien Olichon sur Unsplash

La SODEC (Société de développement des entreprises culturelles) pourrait bientôt recevoir un important coup de pouce au Québec.

L’ADISQ (Association des industries du disque, du concert et de la vidéo du Québec) a annoncé mercredi (28 mai) son appui au projet de loi 108, présenté par le ministre de la Culture Mathieu Lacombe, qui vise à renforcer le rôle de la SODEC en matière de financement culturel.


Ce projet de loi ambitionne de faire de la SODEC une porte d’entrée incontournable pour le soutien aux entreprises musicales et culturelles québécoises. Il prévoit une enveloppe supplémentaire de 200 millions de dollars, portant ainsi le budget de l’organisme de 19,5 M$ à 219,5 M$. Ce repositionnement ferait de la SODEC le principal investisseur public dans les projets culturels de la province.

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« La SODEC, dont la mission est d'assurer le développement des entreprises culturelles du Québec, soutient rigoureusement notre industrie depuis de nombreuses années », souligne Ève Paré, directrice générale de l’ADISQ. « Ce projet de loi reconnaît l’expertise stratégique de la SODEC et lui donne une plus grande latitude pour remplir sa mission encore plus efficacement. »

L’organisme appuie déjà une diversité de secteurs culturels, du cinéma à la télévision, en passant par la musique et l’édition. Le projet de loi 108 viendrait élargir ce mandat en ajoutant la « créativité numérique » — une catégorie qui englobe les projets culturels utilisant les technologies contemporaines.

Avec cette initiative, Lacombe poursuit ses efforts pour stimuler la croissance et l’innovation dans un secteur qu’il juge en constante évolution. Comme il l’a mentionné lors d’une conférence de presse rapportée par Le Devoir, un soutien accru aux institutions locales favoriserait une meilleure diffusion de la culture québécoise, tout en générant de nouvelles retombées économiques.

« Le modèle entrepreneurial de l’industrie musicale repose sur la prise de risque. Développer une carrière artistique exige un investissement constant, de la création à la diffusion », rappelle Paré. « Soutenir nos entreprises, c’est croire en la qualité de notre musique et contribuer au rayonnement d’une offre musicale diversifiée et innovante. »

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Le ministre Lacombe a également déposé, la semaine dernière, le projet de loi 109. Celui-ci cherche à imposer des quotas de contenu en français sur les principales plateformes de streaming comme Spotify et Netflix. Il pourrait notamment exiger que ces services affichent leur interface par défaut en français et proposent un volume minimal de contenu original francophone.

Le projet de loi 108 s’inscrit ainsi dans une série d’initiatives menées par Lacombe pour affirmer l’importance stratégique de la culture québécoise à l’ère numérique.

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Diego Andrade

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Producteur de l’année aux Juno et aux Grammy : Cirkut signe un doublé historique pour un Canadien — entrevue exclusive

L’auteur-compositeur-interprète originaire d’Halifax — collaborateur de Lady Gaga, The Weeknd, Charli XCX et créateur du tube planétaire « APT. » — revient sur sa double victoire historique aux Juno et aux Grammy, ainsi que sur son entrée dans l’histoire du cinéma aux côtés de la légende David Foster.

Depuis près de vingt ans, Cirkut s’impose comme l’un des architectes sonores les plus influents — et pourtant parmi les plus discrets — de l’industrie musicale. Aujourd’hui, son travail est célébré des deux côtés de la frontière.

Lors des prix Juno 2026, le producteur originaire d’Halifax a remporté le prix Jack Richardson du producteur de l’année, quelques mois seulement après avoir décroché le Grammy du producteur de l’année. Avec ce doublé exceptionnel, Henry Walter, de son vrai nom, devient seulement le deuxième producteur de l’histoire à remporter les deux distinctions la même année, un exploit qui n’avait pas été réalisé depuis David Foster en 1985.

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