EsDeeKid donne vie à son hype lors d'un concert électrisant à Montréal
Le rappeur scouse devenu viral est remonté sur scène pour la deuxième partie de sa tournée Rebel après son ascension virale fulgurante et son entrée fracassante dans les charts au Théâtre Fairmount de Montréal vendredi soir (30 janvier).

La tournée d’honneur d’EsDeeKid est officiellement lancée.
Le rappeur britannique est monté sur scène au Théâtre Fairmount jeudi soir (30 janvier), ouvrant la deuxième partie de sa tournée Rebel. Un retour très attendu, survenant après une ascension fulgurante qui l’a propulsé parmi les nouveaux noms les plus en vue du rap britannique.
S’il semble déjà taillé pour des scènes bien plus vastes, EsDeeKid commence par embraser une série de salles nord-américaines affichant complet. Sa mixtape Rebel et plusieurs de ses titres ont fait leur entrée au palmarès des albums canadiens et au Canadian Hot 100 en novembre 2025, une trajectoire qui se confirme encore cette semaine, avec quatre chansons toujours classées. La frénésie s’est amplifiée après la viralité d’une théorie du complot affirmant que le rappeur de Liverpool serait en réalité Timothée Chalamet. L’acteur s’est même prêté au jeu en collaborant à un remix de « 4 Raws », cumulant plus de 3,6 millions de mentions « J’aime » et près de 60 millions de vues sur Instagram.
Dans une salle de moins de 600 places, où les billets se sont envolés en quelques minutes, l’attente n’a fait que grandir. Elle a été pleinement récompensée par un concert aussi explosif que généreux, porté par une foule compacte et survoltée.
EsDeeKid ouvre le bal avec « Rottweiler », clin d’œil appuyé au Canada dans le refrain, le visage d’abord dissimulé derrière un masque blanc, vite abandonné pour sa cagoule noire emblématique. La fosse s’enflamme instantanément. Il enchaîne sans relâche avec le tube viral « 4 Raws », puis « Prague » et « Dirty », transformant la salle en véritable fête.
Après avoir sondé la salle à la recherche des ses « day ones », il replonge dans ses débuts avec « Apathy » et « Ferragamo ». Son collaborateur de longue date, Rico Ace, le rejoint ensuite pour « Phantom », hymne mélancolique qui fait vibrer le plancher sous les sauts synchronisés du public. Ace profite de l’élan pour livrer un court set solo, maintenant la tension avec « Gettin’ It In » et une performance nerveuse de son nouveau single « Malibu ».
Les deux artistes se retrouvent pour « Bally » et le plus planant « Palaces », avant une montée en puissance finale avec deux moments forts de Rebel. L’ovation atteint son sommet lorsqu’un fan remet à EsDeeKid un drapeau québécois, qu’il brandit fièrement jusqu’à la fin du concert. Porté par les chants « Olé, Olé, Olé », il surprend la foule en lançant « LV Sandals » — morceau déjà mythifié après son interprétation par fakemink aux côtés de Drake au Wireless Festival en 2025. « Vous êtes complètement dingues ! », lance-t-il, visiblement conquis par l’énergie montréalaise.
Le concert culmine avec « Century », son dernier titre devenu viral, repris en chœur par la salle. Rappel oblige : « Phantom » et « Cali Man » prolongent l’adrénaline avant les derniers saluts.
En 40 minutes à peine, EsDeeKid livre une performance dense et électrique, revisitée autour de l’intégralité de Rebel et de ses premiers morceaux cultes, souvent partagés avec Rico Ace. Une chose est claire : avec une seule mixtape, le rappeur britannique a déjà conquis son public nord-américain et celui-ci en redemande.
La Rebel Tour s'est poursuivit vendredi soir (31 janvier) au Mod Club, à Toronto.






















