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En couverture : le nouveau départ de Dan + Shay

Après une pause loin des projecteurs, les machines à tubes country reviennent avec une nouvelle direction, une vision plus mature et Young, l’album le plus personnel de leur carrière.

Dan Smyers (left) and Shay Mooney of Dan + Shay photographed by Dragan Andic in Toronto at NXNE in June 2026. Styling by Aliecia Brissett. Tiger of Sweden suits.

Dan Smyers (à gauche) et Shay Mooney de Dan + Shay, photographiés par Dragan Andic à Toronto lors du salon NXNE en juin 2026. Stylisme : Aliecia Brissett. Costumes : Tiger of Sweden.

Dan + Shay savent reconnaître un tube quand ils en tiennent un.

En treize ans de carrière commune, le duo formé par Dan Smyers et Shay Mooney s’est imposé comme l’une des valeurs les plus sûres de la musique country.


Des titres comme « Tequila » et « 10,000 Hours », enregistré avec Justin Bieber et monté jusqu’à la deuxième place du Billboard Canadian Hot 100, ont dominé le palmarès Country Airplay de Billboard, récolté plusieurs Grammy Awards et CMA Awards et été repris en chœur sur des scènes du monde entier.

Alors, lorsqu’ils sont sortis de leur studio d’écriture de Nashville avec les chansons destinées à succéder à Bigger Houses (2024), ils ont immédiatement reconnu cette sensation : ils avaient des tubes entre les mains. Mais cette fois, un sentiment plus inhabituel s’y mêlait.

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« Nous avons eu des doutes », reconnaît Smyers.

Après leur concert triomphal au Billboard Canada THE STAGE à Toronto, dans le cadre de NXNE, Dan + Shay sont revenus sur les quelques années charnières qui ont précédé ce nouveau chapitre. Après avoir révélé qu’ils avaient frôlé la séparation en 2022, le duo a sorti Bigger Houses en 2024 puis, une fois la tournée terminée, s’est accordé une pause informelle.

Ils ont ralenti le rythme, autant sur le plan musical que médiatique, afin de se recentrer. Ils ont resserré leurs liens, entre eux comme avec leurs familles, et ont commencé une thérapie. Désormais dans la trentaine, les deux musiciens ont pris le temps d’apprivoiser les joies, les remises en question et les bouleversements qui accompagnent cette nouvelle étape de leur vie.

« Nous voulions faire les choses comme il faut, sans nous contenter du minimum », explique Mooney. « On s’est dit : ne cherchons pas simplement des tubes. Cherchons des chansons qui puissent être des tubes tout en ayant une vraie importance pour nous. »

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De cette réflexion est né Young (Warner Records Nashville/Warner Music Canada), leur nouvel album, que Dan + Shay présentent comme leur œuvre la plus autobiographique à ce jour : « un instantané de qui nous sommes et de ce que nous avons traversé ». Le disque aborde l’amour, la perte, la santé mentale et le passage du temps, tout en conservant les grands élans romantiques qui traversent leur discographie.

Pour ouvrir ce nouveau chapitre, Dan + Shay ont choisi comme premier single l’une de leurs chansons les plus personnelles et les plus bouleversantes. « Say So » a été écrite dans le sillage de la mort de Ben Vaughn, dirigeant de Warner Chappell Music, décédé par suicide en 2025.

Selon Mooney, sa disparition « a profondément ébranlé notre communauté, pas seulement sur le plan professionnel, mais parce qu’il était aussi un ami et un mentor ». Bien avant la naissance officielle de Dan + Shay, Vaughn avait été l’un des premiers à croire en eux comme auteurs-compositeurs. Il leur avait offert leur premier contrat d’édition et était resté un soutien important tout au long de leur carrière.

La chanson est née dans une salle d’écriture à Nashville, presque par accident. Mooney raconte qu’ils n’avaient même pas prévu de composer ce jour-là : ils échangeaient simplement des souvenirs de leur ami avec d’autres personnes qui l’avaient connu. Lorsque « Say So » a commencé à prendre forme, ils ne savaient même pas si elle deviendrait une chanson de Dan + Shay.

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« On nous connaît quand même beaucoup pour nos chansons de mariage », plaisante Smyers, en référence à ces morceaux devenus la bande-son de nombreuses premières danses. « On s’est demandé : “Cette chanson est magnifique, mais est-ce qu’elle n’est pas un peu trop lourde pour nous ?” »

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Son point de vue a changé lorsqu’il est rentré chez lui et a fait écouter la démo à sa femme.

« Elle m’a dit : “Wow, c’est un très bel hommage à Ben. C’est vraiment touchant d’avoir fait ça pour son anniversaire”, se souvient-il. On n’avait aucune idée que c’était son anniversaire ce jour-là. J’ai ouvert Facebook et, effectivement, il aurait eu 50 ans. À ce moment-là, j’ai senti que ce n’était pas simplement une coïncidence. Cette chanson devait sortir. »

« Say So » est ainsi devenue pour le duo une façon de rappeler à ceux qui traversent une période difficile qu’ils ne sont pas seuls. Depuis sa sortie, Dan + Shay disent avoir reçu d’innombrables lettres et messages privés de fans leur racontant ce que la chanson avait représenté pour eux.

« Ça commence par “Cher Dan + Shay, virgule”, raconte Smyers en prononçant lui-même la ponctuation, “puis vient un long récit sur leur vie et sur la manière dont la chanson les a aidés.” Et sincèrement, pour nous qui sommes auteurs-compositeurs et artistes, il n’y a pas de plus belle récompense. »

Cette expérience a fini par guider toute la philosophie de Young. Dan + Shay ont décidé qu’aucune chanson ne figurerait sur l’album si elle ne leur semblait pas « inévitable ». Pour être retenue, elle devait donner l’impression qu’elle avait une raison d’exister — et qu’il était indispensable de la partager.

Dan + Shay photographiés à Toronto lors du salon NXNE en juin 2026. Costumes Mayer. Dragan Andic

Cela a demandé au duo de revoir en profondeur sa façon de penser. Dan + Shay ne cachent pas leur côté extrêmement compétitif — un trait de caractère que Smyers dit notamment explorer en thérapie. Bien sûr, ils trouvent une forme de validation auprès de leurs fans et ailleurs. Mais ils regardent aussi les classements. Ils assistent aux remises de prix en espérant repartir avec un trophée. Et quand ce n’est pas le cas, ils le vivent parfois difficilement. Comme beaucoup de leurs pairs, au fond. Eux sont simplement prêts à le reconnaître.

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« Je pense que notre esprit de compétition explique en partie notre succès », avance Mooney. « Mais avec l’âge et la maturité, on apprend aussi à définir soi-même ce que signifie réussir. Parce que si on ne le fait pas, on laisse les autres décider à notre place. Et ça peut mener à la dépression et à beaucoup de tristesse. On l’a vécu. Gagner, c’est formidable, mais on ne gagne pas toujours. »

Il cite alors Giannis Antetokounmpo, vedette de la NBA, qui avait livré une réponse devenue virale lorsqu’un journaliste lui avait demandé s’il considérait sa saison comme un échec après une élimination en séries éliminatoires. « Michael Jordan a joué pendant 15 ans et remporté six titres », avait répondu le basketteur. « Est-ce que ça veut dire que les neuf autres saisons étaient des échecs ? »

« On a énormément de chansons qui n’ont jamais atteint le top 40, ou qui ne sont même jamais devenues des singles », poursuit Mooney. « Mais si l’une d’elles est la chanson préférée de quelqu’un, alors pour cette personne, c’est peut-être la chanson la plus importante qu’on ait faite. Si je me dis : “Elle n’a que quelques millions d’écoutes, donc personne ne l’aime”, je passe complètement à côté de ce que la musique peut représenter. »

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Changer de perspective reste toutefois plus facile à dire qu’à faire, surtout pour un groupe aussi établi que Dan + Shay. La country demeure un univers profondément structuré, porté par des institutions et des codes bien ancrés — particulièrement à Nashville, où le duo vit et travaille, au cœur même de l’industrie.

Jusqu’à récemment, un artiste country déjà bien installé pouvait s’appuyer sur une forte présence radio pour alimenter les écoutes en continu, les ventes et les récompenses. Mais comme dans bien d’autres genres, les règles ont changé. Les réseaux sociaux, les plateformes de streaming et les phénomènes viraux occupent désormais une place croissante — avec des succès souvent plus imprévisibles et difficiles à provoquer.

Au moment d’ouvrir le chapitre Young, Dan + Shay étaient donc prêts à repenser leur façon de fonctionner, autant sur le plan musical que professionnel. Ils se sont séparés de leur équipe de management chez Sandbox Entertainment et ont commencé à rencontrer de nouveaux partenaires.

La période a été particulièrement stressante, racontent-ils. Pour un artiste, le manager est au centre de presque toutes les décisions qui structurent une carrière.

Après avoir rencontré plusieurs poids lourds de l’industrie, le duo s’est rendu dans les bureaux d’une structure plus jeune et en pleine expansion, devenue entre-temps une entreprise hybride à la croisée du management, du label et de l’édition musicale : The Core Entertainment.

Fondée par Simon Tikhman et Kevin « Chief » Zaruk, avec l’appui de Live Nation et de son PDG Michael Rapino, l’entreprise s’était déjà bâti une solide réputation depuis sa création en 2019, notamment en contribuant à l’ascension d’artistes comme Bailey Zimmerman et Nate Smith, ainsi que des Canadiens Cameron Whitcomb et Josh Ross.

Dan + Shay, toutefois, représentaient un défi différent.

« C’est un groupe majeur », reconnaît Tikhman. « Ils ont probablement rencontré des sociétés beaucoup plus grandes et établies que la nôtre. Mais lorsqu’ils sont entrés dans nos bureaux, ils ont tout de suite ressenti la culture qu’on avait construite. »

À leur arrivée, le duo a découvert un bar éphémère Dan + Shay où on leur servait tequila et limonade. Dans les bureaux, les employés faisaient jouer leur nouvelle musique à plein volume et débordaient déjà d’idées sur la suite.

Dan + Shay ont immédiatement senti qu’ils avaient devant eux une équipe qui partageait leur enthousiasme, leur intensité de travail et, surtout, leur volonté de sortir des sentiers battus.

« Ce qui nous a vraiment convaincus, c’est qu’ils ont commencé par la musique », explique Mooney. « Beaucoup de gens arrivaient avec des idées comme : “Tu as fait The Voice, remettons-toi à la télévision !” Ils proposaient toutes sortes de choses qui n’avaient rien à voir avec les chansons. Mais Dan et moi, on a toujours mis la musique en premier. Si les chansons sont bonnes, le reste suivra. »

La plupart des artistes de The Core ont été accompagnés par l’entreprise dès les premières étapes de leur carrière. Mais un groupe en particulier allait devenir une sorte de modèle pour ce que Dan + Shay pouvaient envisager à ce stade de la leur : Nickelback.

L’un des groupes canadiens les plus populaires de tous les temps se trouvait dans une situation comparable lorsqu’il a rejoint The Core en 2022. Zaruk, lui-même Canadien, connaissait déjà très bien le groupe, ayant travaillé comme directeur de tournée pour Nickelback bien avant de cofonder l’entreprise.

À ce moment-là, Nickelback savait déjà comment écrire des tubes et disposait d’un public extrêmement fidèle. Mais The Core voyait encore des possibilités que le groupe n’avait pas forcément envisagées.

« Quand on les a rencontrés, ils nous ont dit : “On est Nickelback. On a plus de 30 ans de carrière, une vingtaine de chansons numéro un et on tourne partout dans le monde. Qu’est-ce que vous pourriez bien faire de plus pour nous ?” », raconte Zaruk. « La première chose qu’on leur a répondu, c’est qu’on pouvait les amener vers un public qu’ils n’avaient presque jamais touché : celui de la country. »

Pour The Core, l’occasion était évidente.

« On savait que tous ces jeunes artistes adoraient Nickelback. Morgan Wallen adore Nickelback. HARDY adore Nickelback. Bailey Zimmerman adore Nickelback. Les Red Clay Strays vous diraient eux-mêmes qu’ils existent en partie grâce à Nickelback. Il y avait tout un public, plus jeune en plus, dans la country, qui les connaissait à peine et commençait tout juste à découvrir leur musique. »

L’équipe a donc aidé Nickelback à s’installer dans cet univers : une performance à Stagecoach, l’un des plus grands festivals country en Amérique du Nord, un épisode de CMT Crossroads avec HARDY et des collaborations ou rapprochements avec une nouvelle génération d’artistes ouvertement influencés par eux.

Mais le changement ne s’est pas limité à la scène. The Core a aussi poussé le groupe à renforcer considérablement sa présence sur les réseaux sociaux, jusqu’à publier du contenu presque quotidiennement.

Selon Zaruk, les résultats parlent d’eux-mêmes : Nickelback serait ainsi passé d’environ 10 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify à près de 30 millions.

Dan + Shay photographed in Toronto at NXNE in June 2026 Dan + Shay photographiés à Toronto lors du NXNE en juin 2026 Dragan Andic

Tikhman et Zaruk avaient décelé chez Dan + Shay un potentiel semblable. Les deux musiciens sont de grands amateurs de sport — leur référence à Giannis Antetokounmpo en témoigne — et rêvaient depuis longtemps d’interpréter l’hymne national lors d’un événement d’envergure, comme le Super Bowl. Or, la Coupe du monde se déroulait justement en Amérique du Nord cette année-là. The Core leur a donc obtenu l’occasion de chanter « The Star-Spangled Banner » avant le match États-Unis–Paraguay, à Los Angeles, en juin.

De nos jours, lorsqu’une interprétation de l’hymne national devient virale, c’est rarement pour les bonnes raisons. Celle de Dan + Shay a fait figure d’exception : elle s’est propagée en ligne simplement parce qu’elle était remarquable. Après quelques années plus discrètes, la prestation a servi de rappel efficace de ce qui avait fait la réputation du duo : deux chanteurs capables de livrer des harmonies impeccables, en direct comme sur disque.

Au-delà de Tikhman et Zaruk, The Core compte dans ses rangs une équipe jeune, ambitieuse et parfaitement à l’aise avec les codes du numérique. Ses membres avaient remarqué que Dan + Shay s’étaient faits beaucoup plus discrets au cours des dernières années, ne publiant que sporadiquement sur les réseaux sociaux. Leur première mission a donc été de remettre leur musique en circulation sur TikTok et les autres plateformes.

Mais Dan + Shay ne sont pas de nouveaux artistes à la recherche de leur premier moment viral. Il était hors de question de les voir soudainement suivre la dernière tendance de danse ou tenter maladroitement de parler à une génération plus jeune.

« On peut créer des moments viraux pour vous, mais ils doivent rester cohérents avec votre musique et votre identité », explique Zaruk. « Il ne faut surtout pas que ça ait l’air désespéré. Il faut rappeler aux gens qui vous êtes, tout ce que vous avez accompli et leur faire savoir que de nouvelles chansons arrivent. Dans cette industrie, quand on disparaît trop longtemps, les gens finissent par oublier l’importance qu’on a eue. On voulait vraiment replacer Dan + Shay au cœur de la conversation autour de la country et les ramener au sommet. »

Même avec la meilleure stratégie numérique, tout revient toutefois à la musique — et celle-ci doit sonner juste. Les nouvelles chansons doivent refléter les artistes qu’ils sont aujourd’hui tout en rappelant ce qui les a rendus incontournables : un duo multiplatine doté d’un vaste catalogue de succès qui ne demandent qu’à être découverts par une nouvelle génération ou redécouverts par ceux qui les connaissent déjà.

Dan + Shay savent qu’ils ne cherchent pas à réinventer complètement leur formule. On peut toujours compter sur eux pour une réflexion sensible sur le passage du temps ou une grande ballade romantique. Mais derrière cette apparente simplicité se cachent deux perfectionnistes qui réfléchissent profondément à leur métier et cherchent constamment une nouvelle manière d’aborder des thèmes familiers.

Ils prennent en exemple « The Old Guys », tirée de Young. Écrite avec l’auteur-compositeur-interprète Cody Johnson, la chanson possède tous les ingrédients d’une ballade classique de Dan + Shay, portée par leurs harmonies caractéristiques, mais aborde l’amour sous un angle plus sombre.

« Trouver une nouvelle façon de dire “Je t’aime”, c’est extrêmement difficile », explique Smyers. « “The Old Guys” est une chanson triste. Elle part de cette question : “Et si la personne avec qui tu partages ta vie mourait avant toi ?” Mais en même temps, c’est une chanson romantique. On ne dit pas que cette personne est partie. On lui dit : “Si je te perdais, je ne m’en remettrais pas.” Pour nous, c’était une manière différente, qu’on n’avait encore jamais explorée, de dire “Je t’aime”. »

C’est précisément ce genre de variation que Dan + Shay ont recherché tout au long de Young. L’album s’ouvre avec sa chanson-titre, une ballade introspective imaginée comme une lettre envoyée par leurs futurs eux-mêmes. Sur « Dogs In Our Twenties », le duo évoque les animaux de compagnie pour livrer une autre méditation douce-amère sur le temps qui passe.

Les sujets sont universels, mais ils sont désormais racontés à travers le filtre de leurs propres vies.

Et ces tubes qu’ils avaient écrits avant Young ? Ils auraient très bien pu les sortir. Ils avaient toujours le potentiel de devenir des succès. Mais ils ne correspondaient plus nécessairement à ce que Dan + Shay avaient envie de raconter à ce moment précis.

Avec Young, le duo voulait que chaque chanson ait une raison d’exister.

« On se demande toujours : “Pourquoi est-ce que cette chanson mérite de sortir ?” », explique Mooney. « On vit dans un monde où l’IA peut générer une chanson qui sonne vraiment accrocheuse. Alors, qu’est-ce qu’on peut apporter de différent, quelque chose que personne d’autre ne peut faire ? Pour nous, la réponse, c’est de parler de nos propres vies. D’être vulnérables et authentiques. De trouver une façon de dire les choses que nous seuls pouvons trouver. Il y a une chose que l’IA ne peut pas reproduire : l’esprit humain. »

À une époque où la technologie donne l’impression que presque n’importe qui peut fabriquer un tube, Dan + Shay ont choisi de miser sur ce qui ne peut pas être reproduit par un algorithme.

Après tout, il n’existe que deux personnes au monde capables d’être Dan et Shay.

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