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Charlotte Day Wilson présentera un concert orchestral unique en son genre à Toronto en 2025

L’auteure-compositrice-interprète soul/R&B présentera un concert Red Bull Symphonic retraçant l’ensemble de sa carrière, le 28 février au Roy Thomson Hall, dans sa ville natale. Dans une interview exclusive, elle revient sur sa nomination aux Grammy Awards pour son album Cyan Blue, ses collaborations marquantes, et son parcours dans une industrie souvent focalisée sur la jeunesse.

Charlotte Day Wilson

Charlotte Day Wilson

Norman Wong

Charlotte Day Wilson se prépare à un événement qu’elle qualifie d’« opportunité de rêve » : un concert orchestral dans sa ville natale.

Le 28 février 2025, l’auteure-compositrice-interprète R&B/soul, nominée aux Grammy Awards, se produira au Roy Thomson Hall, accompagné de membres de l’Orchestre symphonique de Toronto, dans le cadre du prestigieux Red Bull Symphonic. Les billets pour ce spectacle exceptionnel seront en vente à partir du vendredi 13 décembre 2024 sur redbull.ca/symphonic.


Les éditions précédentes du Red Bull Symphonic, organisées à Atlanta et Los Angeles, ont accueilli des artistes renommés comme Rick Ross et Metro Boomin, avec des invités spéciaux tels que John Legend et Swae Lee. Cette performance marquera une première pour Wilson, qui décrit ce projet comme une représentation fidèle de son état actuel en tant que musicienne.

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« Je veux que les gens repartent avec une meilleure compréhension de ma personnalité musicale et de ma perception de la musique », confie-t-elle à Billboard Canada lors d’une entrevue par Zoom depuis son appartement de Toronto. « C’est vraiment excitant. »

À moins de trente ans, Charlotte Day Wilson compte déjà plus d’une décennie d’expérience en tant qu’artiste, avec deux albums et plusieurs EP à son actif. Ce concert lui offrira l’occasion de revisiter son répertoire dans une toute nouvelle dimension.

« J’ai atteint un point où je fais ça depuis suffisamment longtemps pour avoir un catalogue assez riche », explique-t-elle. « J’ai hâte d’explorer mes chansons avec un orchestre, de choisir celles qui racontent vraiment une histoire cohérente et de les présenter de façon cinématographique et orchestrale. »

Charlotte Day Wilson a grandi en jouant du piano classique et a brièvement étudié le saxophone à l’Université Dalhousie à Halifax avant de quitter ses études pour se consacrer pleinement à sa musique au début de la vingtaine. Aujourd’hui, elle se dit ravie de partager la scène avec des musiciens de formation classique, qu’elle admire pour leur « pur dévouement à un instrument ». Bien qu’elle n’ait pas suivi cette voie avec la même rigueur, elle se reconnaît dans l’engagement méticuleux envers le processus musical. Wilson n’a jamais hésité à affirmer son rôle de femme active dans les aspects techniques de la musique, que ce soit en production ou en interprétation.

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Son album de 2024, Cyan Blue, a été nommé dans pour le Grammy du Best Engineered Album, un honneur qui souligne son implication technique. Bien que Jack Rochon ait été l’ingénieur principal, Wilson insiste sur leur collaboration étroite : « C’était un échange constant entre deux personnes qui produisaient, concevaient et écrivaient en parfaite synergie. »

La voix soul et l’écriture captivante de Wilson se sont imposées comme des atouts précieux pour de nombreux artistes de renom. Elle a collaboré avec des figures comme Kaytranada, Daniel Caesar, Mustafa, BadBadNotGood et Nelly Furtado, et l’un de ses morceaux a même été samplé par Drake.

Pour son concert au Roy Thomson Hall, elle reste discrète sur la présence éventuelle d’invités spéciaux, bien qu’elle promette quelques surprises. « Je suis une personne très collaborative, et j’ai eu la chance de travailler avec des artistes incroyables », confie-t-elle. « J’aime élargir continuellement ma communauté créative. »

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Sa reconnaissance aux Grammy Awards et l’opportunité de diriger un projet orchestral d’envergure marquent un tournant pour l’artiste, qui voit en cela une validation importante dans une industrie souvent synonyme d’isolement. Pour elle, ce concert représente aussi un « moment de maturité » en parfaite harmonie avec son état d’esprit actuel.

« En tant qu’artiste, je réfléchis souvent à la manière de traverser les différentes étapes de ma vie tout en restant intègre et pertinente », explique-t-elle. « Dans une industrie impitoyablement obsédée par la jeunesse, comment pouvons-nous ouvrir un nouveau chapitre tout en préservant notre authenticité ? C’est une réflexion constante, et je veux l’aborder de manière intentionnelle. »

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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

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