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La relève canadienne : 10 artistes à surveiller en 2026

À l’aube de 2026, ces artistes affichent une trajectoire nette, soutenue par des chiffres parlants, des temps forts et un buzz bien réel.

La relève canadienne : 10 artistes à surveiller en 2026

Le Canada regorge de talents, et ce, malgré sa petite taille. De The Weeknd et Drake à Justin Bieber, Shawn Mendes et Tate McRae, certaines des plus grandes stars internationales ont élu domicile au pays. McRae est le dernier en date à rejoindre le cercle très fermé des célébrités internationales. Qui sera le prochain ?

Alors que l'industrie musicale se réinvente après une année marquée par des phénomènes viraux, des percées dans les classements et l'évolution des publics, 2026 compte déjà une génération de talents prometteurs, prêts à conquérir le marché. Sans oublier des artistes comme Cameron Whitcomb et Josh Ross, qui semblent déjà atteindre ce niveau à une vitesse fulgurante.


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Cette liste met en lumière des artistes qui, loin d'être de simples talents émergents, s'imposent durablement sur les palmarès, les scènes et au sein de l'industrie musicale en général. De la pop au rock en passant par le R&B, l'indie et les sonorités expérimentales, ces artistes canadiens et des régions limitrophes transforment une croissance régulière en un succès retentissant.

Qu’ils soient portés par les plateformes de streaming, les concerts, la portée internationale ou des soutiens discrets et influents, chaque artiste présenté ici aborde l’année 2026 avec une vision claire et les chiffres, les moments forts et le buzz nécessaires pour la confirmer.

Sofia Camara

Sofia Camara sort d’une année charnière et tout indique que la suite sera encore plus ambitieuse. En 2025, la chanteuse pop torontoise a lancé deux EPs chez Universal Music Canada, s’est produite dans plusieurs festivals majeurs, a assuré la première partie de l’icône du rock Stevie Nicks, rempli des salles à travers l’Europe et signé plusieurs entrées remarquées dans les palmarès de Billboard Canada.

À seulement 23 ans, Camara a su transformer, au fil des cinq dernières années, une visibilité en ligne en une carrière pop structurée et durable. Souvent comparée à des artistes de sa génération comme Gracie Abrams et Tate McRae, elle commence désormais à capter l’attention de figures influentes de l’industrie musicale.

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La sortie de son deuxième EP, Hard to Love, a marqué un tournant. Porté par le titre « Girls Like You », coécrit avec les auteurs-compositeurs Lowell et Nathan Ferraro, le projet a connu une percée notable à la radio. La chanson s’est imposée dans les palmarès Billboard Canada Airplay avant de faire son entrée au Billboard Canadian Hot 100 en septembre dernier, où elle occupe actuellement la 40e place après 17 semaines.

L’appui des radios canadiennes a été massif : « Girls Like You » a conclu l’année à la 89e position du palmarès Radio Songs 2025, en plus de figurer dans trois autres classements de fin d’année. L’ascension de Camara ne doit rien au hasard. Active en écriture et en autopublication depuis l’adolescence, elle aborde 2026 avec un élan affirmé et des fondations solides.

Heather Taylor-Singh

Sorisa

Sorisa est encore au secondaire, mais son nom circule déjà avec insistance dans les sphères underground. À 17 ans, ce Torontois a signé une percée remarquée l’an dernier avec « U Look So Good in Fall », un hymne électropop qui dépasse aujourd’hui les 600 000 écoutes. À peine deux mois plus tard, il donnait son tout premier concert à guichets fermés au Lee’s Palace, à Toronto. Prochaine étape : une apparition sur la scène du réputé festival Rolling Loud à Orlando, en mai.

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De « Go » et « 98/99 » à des titres plus introspectifs comme « 2 Steps », Sorisa navigue avec aisance entre chant hip-hop mélodique et productions hyperpop et EDM chargées de synthétiseurs. Son univers — à la fois accrocheur, coloré et électrique — évoque celui d’artistes comme Nate Sib et 2hollis.

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Sur les réseaux sociaux, il cumule déjà des dizaines de milliers de vues sur TikTok et Instagram grâce à des extraits de morceaux conçus de manière artisanale, souvent filmés dans sa chambre à l’aide de la webcam de son ordinateur. Une approche DIY qui lui a permis de bâtir une communauté fidèle — et d’attirer l’attention d’une industrie désormais à l’écoute.

Stefano Rebuli

Teddy

Pendant près de dix ans, Tedy — chanteur R&B et pop d’origine haïtienne établi à Montréal — est resté en retrait. Malgré quelques percées au milieu des années 2010, l’ampleur de son potentiel ne s’était pas encore pleinement imposée. Comme plusieurs artistes de sa génération, il a trouvé un nouvel élan sur les réseaux sociaux, où il a partagé reprises, démos et titres inédits, révélant un talent certain pour marier vulnérabilité, identité personnelle et pop accrocheuse. Une approche sincère qui lui a permis de rallier près d’un million d’abonnés sur TikTok.

Cette persévérance a porté fruit avec la sortie de son premier album, Scandalous, lancé en novembre dernier chez Sony Music Canada. Porté par la ballade pop « I Hope », le projet a rapidement trouvé son public. La chanson a fait son entrée dans les palmarès Billboard Canada Airplay en août, avant d’intégrer le Billboard Canadian Hot 100 quelques mois plus tard. Elle a maintenu une présence constante tout au long de l’année, figurant dans quatre palmarès Airplay de fin d’année 2025.

Toujours en progression, Scandalous continue de gagner en traction en 2026. Après une longue période dans l’ombre, Tedy semble enfin prêt pour une percée à la hauteur de son talent. — HTS

Baby Nova

Après plus de dix ans à tracer sa route, Baby Nova récolte enfin les fruits de sa persévérance. Originaire de la Nouvelle-Écosse, l’auteure-compositrice-interprète — de son vrai nom Kayleigh O’Connor — a connu une percée marquante l’an dernier. Avec seulement sept titres à son actif, tous parus en 2025, elle rassemble déjà plus de 500 000 auditeurs mensuels sur Spotify. En parallèle, elle collabore avec certains des auteurs-compositeurs les plus en vue du moment, dont Lowell, membre de l’équipe nominée aux Grammy Awards derrière « Texas Hold ’Em » de Beyoncé.

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Des envolées lyriques de son titre viral « Too Pretty for Buffalo » aux riffs de guitare incisifs de « Virgin Heartbreak », Baby Nova impose une signature forte : une voix ample, des textes profondément introspectifs et une esthétique qui évoque les premiers travaux de Lana Del Rey. Son univers a rapidement trouvé écho, amplifié par une performance remarquée au Billboard Canada Women In Music, une première apparition en festival lors de l’édition inaugurale d’All Things Go Toronto en octobre dernier, puis un premier concert en tête d’affiche au Drake Hotel Underground de Toronto, deux mois plus tard.

Baby Nova dévoilera son premier album, Shhugar, le 16 janvier. Si plus de la moitié des titres sont déjà disponibles, la suite s’annonce comme une révélation attendue. — HTS

Blynk

Originaire de Laval, au Québec, Blynk s’est imposé avec discrétion comme l’un des talents R&B les plus singuliers de la province — une ascension qui dépasse désormais largement le cadre local pour s’inscrire dans l’écosystème musical francophone à l’échelle mondiale.

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Cette trajectoire a pris une nouvelle ampleur avec sa collaboration avec la star belge Damso sur « MTL », un titre qui marie la notoriété internationale du rappeur à la voix chaleureuse et soul de Blynk. Née d’une session créative spontanée lors de l’enregistrement en direct du projet BYH2 de Damso à Montréal, la rencontre marque un véritable point de bascule. Elle propulse Blynk vers un public plus large et intergénérationnel, tout en consolidant sa place dans le paysage rap et R&B francophone. Le morceau cumule aujourd’hui plus de 14 millions de vues sur YouTube et près de 5 millions d’écoutes sur Spotify, avec une forte résonance en France, en Belgique et en Suisse.

Au-delà de cette collaboration marquante, Blynk a patiemment bâti un catalogue solo solide, composé de plusieurs titres ayant chacun franchi le cap du million d’écoutes en streaming. Une dynamique qui se poursuit avec la sortie de son album SoftBoy Actif 2, dévoilé à la fin de 2025. L’artiste l’a récemment présenté sur scène à La Boule Noire, salle emblématique de Pigalle reconnue pour avoir révélé des figures majeures comme Stromae, Christine and the Queens et Damso — une étape symbolique dans un parcours désormais tourné vers l’international. — Yasmine Seck

Golden Boy


Le nouvel album de Boy Golden, Best of Our Possible Lives, ne paraîtra que le 13 février, mais l’élan est déjà bien amorcé. Son premier extrait, « Suffer », trône au sommet du palmarès radio Billboard Canada Modern Rock depuis plus d’un mois. L’auteur-compositeur-interprète et producteur originaire de Winnipeg s’impose progressivement grâce à un son singulier, à la croisée du rock et de la country, porté par une écriture qui navigue entre mélancolie intemporelle, philosophie allemande, bouddhisme et réflexions sur le sens de l’existence.

Malgré la densité de ces thèmes, la musique de Boy Golden demeure étonnamment accessible. Des chansons chaleureuses, faciles d’écoute, qui trouvent un écho croissant auprès du public et des radios.

Prévu sur le label indépendant Six Shooter Records — reconnu pour son soutien aux artistes folk et à l’esprit libre — l’album a été produit par Robbie Lackritz, collaborateur de longue date de figures canadiennes comme Feist et Bahamas. Une association naturelle, qui place Boy Golden dans une lignée artistique solide, à l’aube d’une année charnière. — Richard Trapunski

Tia Wood

Tia Wood impose un charisme évident dès qu’elle monte sur scène — une présence magnétique qu’elle a une fois de plus confirmée lors de l’événement Billboard Canada Women in Music 2024. Bien qu’elle n’ait dévoilé à ce jour que quelques singles et EPs chez Sony Music Canada, l’artiste bénéficie déjà d’une communauté en ligne solide et d’un répertoire qui suscite une attention croissante.

Originaire de la Première Nation crie de Saddle Lake, Tia Wood façonne un univers où se rencontrent R&B soul et mélodies pop accrocheuses. Son écriture puise autant dans ses racines cries et salish — son père est membre fondateur du légendaire groupe de pow-wow Northern Cree — que dans une sensibilité personnelle profondément sincère. Une authenticité qui transparaît autant dans sa musique que dans sa présence scénique.

L’an dernier, elle a rejoint la vedette canadienne Shawn Mendes sur scène à Vancouver pour un duo destiné à sensibiliser le public à la réalité des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées. Mendes s’est ensuite rendu dans la Première Nation crie de Saddle Lake, où il a pu rencontrer la communauté et échanger directement avec elle — un moment fort, porteur de sens au-delà du cadre musical.

Déjà nommée aux prix Juno, Tia Wood avance avec une démarche artistique alignée sur ses valeurs. Plus qu’un simple engouement de l’industrie, c’est une trajectoire habitée, ancrée et résolument personnelle qui se dessine. — RT

Fionn

Le duo de jumelles Fionn, originaire de Vancouver, s’impose comme l’une des révélations rock les plus marquantes de l’année. En octobre dernier, leur titre « Blow » s’est hissé au sommet du palmarès radio Billboard Canada Modern Rock, où il est resté présent pendant 42 semaines, avant d’atteindre la 12e place du classement de fin d’année 2025. Véritable hymne anti-mansplaining, le morceau a dominé le classement pendant trois semaines, traduisant avec mordant une explosion de frustration et de sarcasme longtemps contenue.

Plus tôt ce mois-ci, les sœurs ont signé un second succès au palmarès Modern Rock Airplay avec « I Put My Makeup On », une critique incisive du regard que la société — et l’industrie de la beauté — porte sur les femmes. Les deux titres figurent sur leur album « scum », paru en 2025.

Signées chez le label indépendant vancouvérois 604 Records, Alanna et Brianne Finn-Morris s’inscrivent dans une nouvelle vague de jeunes artistes rock féminines qui redonnent un souffle au genre au Canada, dans la lignée de groupes comme The Beaches, nommées Femmes de l’année 2025 par Billboard Canada. Porté par des textes sans filtre et une esthétique nourrie des influences rock des années 1990 — qui résonnent aussi chez une génération incarnée par Olivia Rodrigo — le duo contribue à l’émergence d’une scène où les femmes occupent l’avant-plan avec audace et assurance. — HTS

Yung Kai


Après s’être fait connaître grâce à ses reprises virales sur TikTok, yung kai a franchi un cap l’an dernier avec « blue », une ballade amoureuse devenue un véritable phénomène. Le titre s’est imposé sur YouTube, a donné lieu à un remix K-pop, obtenu une certification or et trouvé un large écho en Amérique du Nord comme en Asie, notamment en Indonésie et aux Philippines.

L’artiste sino-canadien capitalise désormais sur cet élan en prenant la route pour défendre son album stay with the ocean, i’ll find you, attendu en 2025 chez BMG, dans le cadre d’une tournée nord-américaine. Il sera notamment de passage le 9 avril au Mod Club de Toronto — une salle emblématique qui a vu défiler, à leurs débuts, des artistes canadiens aujourd’hui incontournables, de The Weeknd à Daniel Caesar en passant par Jessie Reyez. Reste à savoir si yung kai sera le prochain à s’inscrire dans cette lignée. — RT

Valley

Valley entame une nouvelle ère. En 2023, le groupe torontois est passé de quatuor à trio à la suite du départ d’un membre — un bouleversement qui s’est avéré déterminant sur le plan créatif. Cette transition a servi de catalyseur à leur quatrième album studio, Water the Flowers, Pray for a Garden, un projet qui a rapidement trouvé un écho favorable auprès du public.

L’impact s’est notamment fait sentir sur les palmarès. Au classement Billboard Canada Modern Rock de fin d’année 2025, « Bass Player’s Boyfriend » et « When You Know Someone » se sont hissés respectivement aux 10e et 25e positions, tandis que la pièce-titre est devenue un incontournable sur les réseaux sociaux.

Après avoir progressivement délaissé une pop plus léchée au profit d’un indie rock assumé, Valley évolue sous contrat avec Universal Music Canada depuis 2017. Le groupe est également accompagné par Wednesday Management, dirigée par Laurie Lee Boutet — reconnue pour avoir aidé des artistes comme The Beaches à affirmer une identité sonore forte et à bâtir une relation durable avec leur public.

« Il est rare de trouver un groupe qui existe depuis si longtemps et qui continue de se surpasser créativement comme le fait Valley », confiait-elle à Billboard Canada. L’an dernier, le trio a d’ailleurs laissé entendre que sa prochaine musique pourrait compter parmi ses meilleures à ce jour. — HTS

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Jeff Buckley, 'Grace' Album Cover

Pochette de l'album « Grace » de Jeff Buckley

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Jeff Buckley revient dans les palmarès canadiens, près de 30 ans après sa mort

Portée par un fort engouement sur les réseaux sociaux, la ballade « Lover, You Should Have Come Over » (1994) du regretté auteur-compositeur-interprète fait son entrée au palmarès Billboard Canadian Hot 100. Des classiques de Fleetwood Mac et de Prince figurent également dans les classements, à la suite de la diffusion du plus récent épisode de Stranger Things.

Des décennies après sa disparition, Jeff Buckley fait son entrée au palmarès Billboard Canadian Hot 100.

Le titre « Lover, You Should’ve Come Over » du regretté auteur-compositeur-interprète débute au 98e rang du classement canadien daté du 17 janvier, porté par un regain d’intérêt marqué sur les plateformes numériques.

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