advertisement
Français

L'album « Anthems For A Seventeen Year-Old Girl » de Broken Social Scene reçoit une certification or au Canada

Vingt-quatre ans après sa sortie, ce titre de 2002 du collectif indie rock s’est imposé comme un véritable hymne nostalgique de l’adolescence, offrant au groupe son tout premier single certifié or.

Broken Social Scene

Scène sociale brisée

Photo de courtoisie

« Park that car, drop that phone, sleep on the floor, dream about me. »

Ces mots composent le pont hypnotique de Anthems For a Seventeen Year-Old Girl, le single phare de 2002 du collectif indie rock torontois Broken Social Scene — qui vient tout juste d’être certifié or par Music Canada.


Cette certification confirme que le morceau a franchi le seuil des 40 000 unités, combinant écoutes sur demande, téléchargements numériques et ventes physiques. Bien que Broken Social Scene ait déjà obtenu plusieurs albums certifiés or, « Anthems » devient leur tout premier single à atteindre ce statut — 24 ans après sa sortie.

advertisement

Figure emblématique de l’album You Forgot It in People (certifié or en 2008), la chanson se déploie comme une ballade fantomatique portée par la voix éthérée d’Emily Haines (également membre de Metric). Elle y incarne une narratrice qui revisite sa dernière année avant l’âge adulte, entre fragilité et lucidité.

Avec ses boucles vocales distordues, sa production lo-fi et son atmosphère dream-pop mélancolique, le morceau plonge l’auditeur dans un paysage sonore envoûtant, culminant dans un crescendo dramatique avant de s’évanouir. Sortie au début des années 2000, la chanson a joué un rôle clé dans l’ascension du groupe sur la scène indie canadienne — et continue, deux décennies plus tard, de résonner comme un hymne générationnel intemporel.

« Anthems » n’est toutefois pas le seul classique intemporel issu de l’album You Forgot It in People. Dix ans après sa sortie, « Lover’s Spit » a même été citée par la chanteuse néo-zélandaise Lorde sur « Ribs », tirée de son album Pure Heroine.

Au fil des années, le morceau s’est forgé une identité propre, offrant un réconfort universel aux auditeurs depuis plus de deux décennies. En 2010, il figurait sur la bande originale du film Scott Pilgrim vs. the World, dont l’action se déroule à Toronto. Douze ans plus tard, les actrices Meryl Streep et Tracey Ullman ont rejoint le groupe sur scène pour interpréter ce titre mélancolique lors d’une performance devenue culte.

advertisement

Plus récemment, l’auteure-compositrice-interprète singapourienne Yeule a offert une reprise du morceau pour le film indépendant I Saw the TV Glow en 2024. Cette version a depuis cumulé plus de 48 millions d’écoutes sur Spotify, témoignant de la longévité émotionnelle de la chanson auprès d’une nouvelle génération.

L’an dernier, Broken Social Scene a célébré son deuxième album en dévoilant une version revisitée de You Forgot It in People, enrichie de reprises signées par certaines des figures majeures de l’indie actuel. Maggie Rogers et le duo Sylvan Esso y ont notamment livré leur propre interprétation d’« Anthems », tout en préservant son atmosphère sombre et envoûtante.

Le groupe a partagé la nouvelle de la certification or de son single sur les réseaux sociaux, accompagnée d’un message de remerciement adressé à son public : « Nous espérons que cette chanson a été là pour vous quand vous en aviez besoin. Merci de l’avoir écoutée 🖤 », ont-ils écrit, en publiant des images d’archives du morceau interprété en concert au fil des années.

advertisement

@brokensocialscene

Anthems is officially GOLD in Canada! We hope this song has been there for you when you needed it. Thanks for listening 🖤 #anthemsforaseventeenyearoldgirl

En 2012, l’album éponyme de Broken Social Scene, paru en 2005, a valu au groupe l’obtention de son deuxième disque d’or.

advertisement
Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
Français

Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

continuer à éleverShow less
advertisement