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Justin Bieber signe son grand retour sur scène, Joni Mitchell fait une apparition rare : les moments forts des canadiens aux prix Grammy 2026

Originaire d’Halifax, Cirkut a été salué pour son travail de producteur, tandis que le musicien torontois Justin Gray a décroché son tout premier Grammy.

Justin Bieber performs onstage during the 68th Grammy Awards at Crypto.com Arena on February 2, 2025 in Los Angeles, California.

Justin Bieber se produit sur scène lors de la 68e cérémonie des Grammy Awards à la Crypto.com Arena le 2 février 2025 à Los Angeles, en Californie.

@grammys (Instagram)

Les artistes et les célébrités n’ont pas mâché leurs mots lors des Grammy Awards 2026, dimanche soir (1er février).

Tout au long de la cérémonie, plusieurs des plus grandes figures de la musique actuelle ont profité de la scène pour dénoncer les injustices sociales persistantes aux États-Unis, tout en adressant des messages d’espoir et de solidarité au public présent et aux téléspectateurs. Malgré cette forte charge politique, la soirée est demeurée résolument festive : Kendrick Lamar a dominé le palmarès en récoltant le plus grand nombre de trophées, Justin Bieber a signé un retour très attendu sur scène, et Bad Bunny est entré dans l’histoire avec DeBÍ TiRAR MáS FOToS, devenu le premier album entièrement en espagnol à remporter le prix de l’album de l’année.


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Si les artistes canadiens — à l’exception de Bieber — ont été nombreux à figurer parmi les nommés, notamment dans les catégories d’écriture et de production, leur visibilité à l’antenne est restée limitée. Leur présence s’est toutefois fait sentir lors de l’avant-spectacle, marqué par la première victoire de Cirkut à titre de producteur de l’année, ainsi que par le triomphe du professeur et musicien torontois Justin Gray, devenu le premier Canadien à remporter le prix du meilleur album immersif.

Voici les meilleurs moments canadiens des prix Grammy 2026 :
Justin Bieber interprète une version épurée de « Yukon »

Justin Bieber a fait son grand retour sur la scène des prix Grammy après quatre ans d'absence. Le chanteur pop-R&B s'était fait discret ces dernières années. Bieber est apparu sur scène pour interpréter une version acoustique de « Yukon », nominée dans la catégorie Meilleure performance R&B. Vêtu uniquement d'un short et de chaussettes, la star canadienne, une guitare électrique en bandoulière, a créé le rythme du hit R&B à l'aide de pédales de boucle, avant de livrer une interprétation touchante de ce titre extrait de l'album Swag. C'était sa première apparition télévisée depuis des années, et il l'a faite à sa manière.

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Bieber est un habitué des nominations aux prix Grammy, ayant reçu sa première nomination en 2011. Cette année, il a décroché trois autres nominations, en plus de celle de meilleure performance R&B, meilleure performance pop solo pour « Daisies », meilleur album vocal pop et album de l’année pour Swag (2025), qui a atteint la première place du classement Billboard des albums canadiens et y occupe actuellement la 50e place. Bien que Bieber soit reparti bredouille, sa performance de « Yukon » a été chaleureusement accueillie par le public, notamment par sa femme, Hailey, qui a applaudi directement face caméra.

Joni Mitchell fait une apparition rare et remporte le prix du meilleur album historique

Ce n’est pas tous les jours que Joni Mitchell honore la scène de sa présence. La légende canadienne de la musique folk, âgée de 82 ans, s’est faite rare ces dernières années en raison de problèmes de santé, mais elle était bel et bien présente lors de la cérémonie d’hier soir.

Au gala précédant les Grammy Awards, Mitchell a remporté le prix du meilleur album historique pour Joni Mitchell Archives – Volume 4: The Asylum Years (1976–1980), un coffret réunissant des enregistrements inédits issus de ses archives personnelles.

« Bonsoir, mesdames et messieurs ! », a-t-elle lancé en montant sur scène aux côtés de Patrick Milligan, également lauréat et collaborateur du projet. Après quelques secondes de flottement, il est devenu évident que Mitchell croyait être là pour remettre le prix plutôt que pour le recevoir. « Oh… j’ai gagné ? », s’est-elle exclamée, déclenchant les rires de la salle.

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Dans son bref discours de remerciement, l’artiste est revenue sur les albums publiés au cours de cette période charnière de sa carrière, notamment Court and Spark et For the Roses, pour lequel elle avait remporté le Grammy de l’album de l’année en 1975. « Je suis très honorée de recevoir un Grammy pour ces albums. Merci. Voilà, c’est tout », a-t-elle conclu, arborant fièrement un badge « ICE Out » sur sa tenue en signe de soutien.

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Les membres de la Recording Academy ont souvent souligné l’importance du legs de Mitchell dans cette catégorie. En 2022, elle avait déjà été récompensée du prix du meilleur album historique pour Joni Mitchell Archives – Vol. 1: The Early Years (1963–1967), un projet consacré à ses premières années de création.

Cirkut remporte le premier prix du producteur de l'année

Pour la première fois de sa carrière, Cirkut, nommé producteur de l’année, a remporté le prestigieux prix, devançant Blake Mills, Dan Auerbach, Dijon et Sounwave. Le producteur originaire d’Halifax — de son vrai nom Henry Walter — a reçu la distinction des mains de Jimmy Jam, figure emblématique de la production des années 1980, lors de la cérémonie d’avant-spectacle.

« On ne peut pas rêver mieux », a-t-il déclaré, évoquant avec émotion ses débuts au Canada. « Il était une fois un gamin qui composait des rythmes dans sa chambre au Canada… et me voilà aujourd’hui », a-t-il ajouté, sous les applaudissements.

Cirkut figurait parmi les nommés dans sept catégories majeures, dont celles du meilleur album vocal pop et de l’album de l’année pour Mayhem de Lady Gaga, qu’il a coproduit, ainsi que pour le single « Abracadabra ». Il était également nommé pour l’écriture et la coproduction de « APT », la collaboration entre ROSÉ et Bruno Mars.

Lors de la cérémonie télévisée, Gaga a remporté le prix du meilleur album vocal pop, invitant le producteur canadien à la rejoindre sur scène. Dans la foulée, Cirkut a décroché un deuxième trophée pour « Abracadabra », sacré meilleur enregistrement dance-pop.

Si Cirkut a coproduit Mayhem, le mixeur canadien Serban Ghenea a également joué un rôle clé dans la conception sonore du dixième album studio de Gaga, ajoutant deux nouveaux Grammy à une collection déjà impressionnante. Originaire de la côte est américaine, Ghenea demeure une figure aussi discrète qu’incontournable de l’industrie musicale depuis plus d’une décennie, ayant collaboré avec Britney Spears, The Weeknd et Katy Perry, entre autres.

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Il avait remporté son tout premier Grammy en 2018 pour son travail sur Starboy, sacré meilleur album urbain contemporain. En 2026, il s’illustre de nouveau parmi les artisans majeurs de la musique populaire mondiale.

Justin Gray remporte son tout premier prix Grammy dans la catégorie Meilleur album immersif

Le Torontois Justin Gray a remporté son tout premier Grammy, devenant par la même occasion le premier Canadien à recevoir le tout nouveau prix du meilleur album immersif. Professeur de production audio au Collège Humber, Gray a été récompensé pour Immersed, un projet conçu dès l’origine pour l’écoute immersive.

L’album plonge l’auditeur au cœur d’un orchestre à 360 degrés et met notamment en vedette le violoniste torontois Drew Jurecka, lui aussi lauréat. Alors que cette catégorie récompensait jusqu’ici surtout des œuvres adaptées a posteriori au son immersif, Immersed se distingue par une composition pensée spécifiquement pour ce format.

Dans son discours de remerciement, Gray a salué « toutes les personnes qui ont contribué à donner vie à cette musique et qui y ont cru », avant d’adresser un hommage appuyé à Toronto et au Canada, déclenchant une salve d’applaudissements lors de la cérémonie d’avant-spectacle. « La musique est un don que nous pouvons tous partager, et un art précieux que nous pouvons préserver tout en continuant de nous inspirer les uns les autres », a-t-il conclu.

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Retrouvez ici la liste complète des lauréat(e)s des prix Grammy 2026.

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Céline Dion reacts as she performs during her first concert of a series at the Plenitude Arena in Nanterre, west of Paris, on Sept. 12, 2026.
Thomas Samson/AFP via Getty Images

Céline Dion réagit lors de son premier concert d'une série à la Plenitude Arena de Nanterre, à l'ouest de Paris, le 12 septembre 2026.

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Céline Dion’s Paris 2026 Setlist: Every Song Played at the First Show

L’icône canadienne a lancé sa résidence parisienne de 26 concerts avec un spectacle de deux heures et demie et 29 chansons, alternant entre ballades françaises intimistes et prouesses vocales, dont une interprétation a cappella de « All by Myself ».

Céline Dion a fait son grand retour sur scène samedi soir (12 septembre), après six ans d’absence, donnant le coup d’envoi de sa résidence parisienne de 26 concerts à la Plénitude Arena de Nanterre. Les 30 000 spectateurs présents étaient les premiers d’une série de plus de 480 000 personnes attendues pour les 16 premières dates de sa tournée automnale. Tous les billets se sont écoulés en quelques heures seulement, tandis que la loterie donnant accès aux billets avait attiré plus de neuf millions de participants.

Céline Dion n’avait pas donné de concert en tête d’affiche depuis qu’elle avait révélé publiquement être atteinte du syndrome de la personne raide. Samedi, elle a interprété les chansons qui ont fait d’elle une véritable star en France, dont plusieurs tirées de l’album D’eux, écrit par Jean-Jacques Goldman et toujours considéré comme l’album francophone le plus vendu de tous les temps. Ses plus grands succès anglophones figuraient également au programme. La mise en scène, volontairement épurée, misait sur le minimalisme : un décor imposant, sans effets pyrotechniques, conçu avant tout pour mettre sa voix à l’honneur.
Le spectacle a commencé avec 47 minutes de retard et s’est terminé à 23 h 14, heure locale, après près de deux heures et demie. Elle a fait son entrée en larmes sur « On ne change pas », avant d’enchaîner avec un intermède disco sous une boule à facettes, de chanter l’air d’opéra « La Wally » sous une pluie de neige et de se faire accompagner d’une chorale gospel, avant le moment tant attendu de « Pour que tu m’aimes encore ». Elle a également interprété pour la première fois « Dansons », son nouveau titre de 2026 écrit par Goldman, ainsi que « All by Myself » a cappella.

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