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L'organisme Toronto Music Experience ouvrira un musée permanent d'ici 2029

L'organisation à but non lucratif a dévoilé ses plans pour célébrer l'héritage musical de la ville.

Kairo McLean, Steven Page, Lorraine Segato, Alex Lifeson, Jully Black at Toronto Music Experience's media launch in Toronto.

Kairo McLean, Steven Page, Lorraine Segato, Alex Lifeson, Jully Black au lancement médiatique de Toronto Music Experience à Toronto.

Jag Gundu

Toronto aura enfin son musée dédié à la musique.

La Toronto Music Experience (TME) a levé le voile sur son ambitieux projet : créer d’ici 2029 un lieu culturel permanent célébrant l’impact mondial de la ville à travers la musique.


L’annonce a été faite le 5 mai lors d’un événement privé au Lounge de Live Nation à Toronto, en présence d’artistes comme Alex Lifeson (Rush), Jully Black et Lorraine Segato. La TME y a confirmé avoir obtenu le statut d’organisme de bienfaisance, une étape clé qui lui permettra de renforcer ses collectes de fonds, ses partenariats et son implication communautaire dans le cadre de son plan de développement sur cinq ans.

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L’objectif : raconter le passé, le présent et l’avenir de la musique torontoise à travers des expositions immersives, des événements éphémères, des performances en direct et des programmes éducatifs. La démarche narrative entend mettre en valeur les artistes et moments clés qui ont façonné l’identité musicale de la ville – des racines autochtones à la portée internationale de figures comme Drake, The Weeknd ou Rush.

Toronto, malgré son statut de carrefour musical mondial, ne dispose toujours pas d’un musée emblématique dédié à cet héritage. « Nous n’avons aucun espace consacré à ce qui est sans doute le plus grand phénomène culturel de Toronto, sa principale exportation à l’échelle internationale », souligne Nicholas Jennings, président du conseil d’administration de la TME et journaliste musical chevronné, dans une entrevue accordée à Billboard Canada en novembre 2024. « C’est une lacune importante, et il faut y remédier pendant qu’il est encore temps de préserver ces histoires. »

Depuis plusieurs années, la TME multiplie les initiatives pour faire vivre ces récits, notamment à travers des collaborations avec le Friar’s Music Museum, situé dans un Shoppers Drug Mart à l’angle de Yonge et Dundas, ancien emplacement de la mythique salle Friar’s Tavern. En 2024, l’organisation a présenté son premier concert, Sound of Rhythms & Resistance, à la TD Music Hall, prolongeant l’exposition du même nom lancée en 2021.

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« Le succès de nos deux expositions au Friar’s nous a prouvé qu’il existe un réel intérêt pour une présence plus permanente », affirme Jennings.

L’exposition actuelle, Shaking the Foundations: Women Trailblazers in Toronto Music, rend hommage aux femmes pionnières de la scène torontoise. Dans le cadre de son développement, TME prévoit d’organiser d'autres expositions temporaires et itinérantes à travers la ville.

Le futur musée accueillera aussi bien des expositions que des espaces de production, de vente et de restauration. L’idée : fusionner l’éducation musicale avec des expériences interactives et des objets rares ou emblématiques.

« Nous voulons créer un lieu immersif où les souvenirs s’animent, rendant hommage aux artistes, aux communautés et aux cultures qui font vibrer Toronto », explique Denise Donlon, figure de l’industrie musicale et membre du comité consultatif de TME. « C’est une manière forte de célébrer notre histoire tout en inspirant la relève. »

Au-delà de la mémoire, TME veut surtout se tourner vers l’avenir : « Il s’agit de bâtir un espace culturel permanent qui reflète l’identité de Toronto et stimule les prochaines grandes réussites musicales », conclut Lorna Day, présidente de l’organisation.

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La campagne de financement est officiellement lancée. À l’occasion de l’événement, la Fondation de la famille Lewitt s’est engagée à égaler les dons jusqu’à concurrence de 100 000 $.

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Une étude de l’Université de l’Alberta révèle que 87 % des musiciens canadiens ont une opinion négative de l’IA générative
Photo prise par Erwi sur Unsplash
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Une étude de l’Université de l’Alberta révèle que 87 % des musiciens canadiens ont une opinion négative de l’IA générative

Une université de l'Ouest canadien a mené une enquête auprès de 263 musiciens canadiens afin de recueillir leurs impressions sur la montée en puissance fulgurante de l'IA et l'utilisation des services de streaming comme outil artistique.

Une nouvelle étude menée par l’Université de l’Alberta s’est penchée sur l’expérience de 263 musiciens canadiens en activité au sein d’une industrie musicale en constante transformation. Si les participants ont évoqué les nombreuses avancées technologiques qui bouleversent le secteur, notamment l’intelligence artificielle générative, leur perception de ces changements est largement teintée de pessimisme.

Parmi les 142 répondants ayant abordé l’essor rapide de l’IA, 87 % en ont fait une évaluation négative. Plusieurs affirment éviter volontairement ces outils dans leur pratique musicale, certains estimant qu’ils dévalorisent le travail et le savoir-faire humains. À mesure que l’IA prend de l’ampleur dans l’industrie, les musiciens disent également avoir de plus en plus de difficulté à attirer de nouveaux auditeurs et à tirer un revenu décent de leur travail.

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