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Angine de Poitrine, Patrick Watson et bien d'autres : Les meilleurs moments du Festival international de jazz de Montréal 2026

Du 25 juin au 4 juillet, le plus grand festival de jazz au monde a attiré des foules record grâce à des têtes d'affiche de renommée internationale et à de jeunes talents prometteurs, mettant à l'honneur les musiques traditionnelles à travers le jazz, le hip-hop, le R&B, l'afrobeat, les musiques latines et bien plus encore. Voici les moments forts de cette édition.

Montreal International Jazz Festival 2026

Festival international de jazz de Montréal 2026

Victor Diaz Lamich

Lorsque l’artiste montréalais Chien Champion a remis au goût du jour le logo emblématique du chat du Festival pour concevoir l’affiche de cette année, son objectif était de symboliser une passation de flambeau entre l’ancienne et la nouvelle génération d’amateurs de jazz. Le plus grand festival de jazz au monde a poursuivi son expansion sonore en 2026, intégrant une fois de plus l’afrobeat, le hip‑hop, les musiques traditionnelles latines et arabes, et bien plus encore, aux côtés du jazz et de la soul traditionnels.

« Nous ne saurions assez remercier le public pour son extraordinaire enthousiasme », a déclaré Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du Festival international de jazz de Montréal. « Cette édition 2026 marque un tournant majeur dans l’histoire du Festival, prouvant que le jazz est une force unificatrice qui appartient véritablement à tous. »


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L’édition de cette année a attiré des foules immenses et a été marquée par des moments mémorables, remplissant la Place des Festivals soir après soir. De la performance historique d’Angine de Poitrine à la présentation en avant‑première de l’album inédit de Domi et JD Beck, en passant par une pléiade d’invités spéciaux sur la scène principale, voici quelques‑uns des moments forts qui ont façonné le Festival international de jazz de Montréal 2026.

Angine de Poitrine at the Montreal International Jazz Festival 2026 Angine de Poitrine au Festival International de Jazz de Montréal 2026 Benoît Rousseau

Angine de Poitrine attire l’une des plus grandes foules de l’histoire des festivals de jazz.

Le groupe, désormais considéré comme le phénomène rock le plus en vogue au monde, a livré au Festival de Jazz de Montréal un concert d’envergure internationale. De retour un an après avoir joué devant 2 000 personnes, Angine a cette fois investi la scène principale le 27 juin, face à une foule estimée entre 75 000 et 100 000 spectateurs, massés sur trois pâtés de maisons pour apercevoir ces extraterrestres du math‑rock à pois.

Klek et Khn de Poitrine ont littéralement enflammé la foule dans leur province natale. Khn a enchaîné des riffs déjantés sur sa toute nouvelle guitare multi‑manches Godin, tandis que Klek assurait une performance explosive à la batterie. Les fans, vêtus de tenues à pois noirs et blancs, se passaient des dés gonflables et brandissaient même un drapeau québécois à pois. Le Festival de Jazz a confirmé qu’il s’agissait de la plus grande affluence depuis le concert de Stevie Wonder en 2009, qui avait attiré 200 000 personnes, qualifiant la prestation de « spectacle de calibre international » et de « moment marquant de l’histoire du Festival ».

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Le duo s’est montré particulièrement enthousiaste sur scène, interprétant des tubes instrumentaux comme « Fabienk » et « Sarniezz », dont Shania Twain est elle‑même fan, ainsi que « Mata Zyklek », dont le solo de basse a fait taper du pied à l’unisson les 100 000 spectateurs. Le concert d’Angine au Jazz Fest a confirmé l’ampleur de l’attention qu’ils suscitent et leur statut de véritables stars, désormais solidement établi bien au‑delà du Québec, à mesure que leur conquête mondiale se poursuit.

Patrick Watson at the Montreal International Jazz Festival 2026 Patrick Watson au Festival international de jazz de Montréal 2026 Productions Novak

Patrick Watson réunit une distribution de stars québécoises

Le Montréalais a rempli la Place des Festivals avec l’une de ses foules les plus compactes, livrant un set puissant et intime qui a mêlé diverses formes d’art et une série d’invités spéciaux. Parmi eux, les auteurs‑compositeurs‑interprètes français November Ultra et Solann, ce dernier le rejoignant pour une interprétation bouleversante de son titre révolutionnaire « Je te laisserai des mots ».

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La voix douce de Watson a traversé la foule, plongeant la Place des Festivals dans un silence absolu, sous le regard admiratif de dizaines de milliers de spectateurs. Des projections conçues par l’artiste ont illuminé les murs de l’UQAM et de l’Agora de la danse, mettant en scène des danseurs de l’École de danse contemporaine de Montréal, pour une fusion rare entre musique, arts visuels et mouvement.

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Le danseur et artiste de cirque français Yoann Bourgeois a recréé sa performance virale sur trampoline lors de « Here Comes the River », chutant et rebondissant jusqu’au sommet d’un escalier dans une séquence d’une poésie saisissante. Watson a ensuite invité la chanteuse québécoise Klô Pelgag, dont la voix envoûtante s’est harmonieusement mêlée à la sienne alors qu’elle chantait du haut d’un escalier. Ensemble, ils ont prolongé la performance en sautant sur le trampoline, ajoutant une dimension ludique et aérienne à ce moment déjà magique.

Yoann Bourgeois at the Montreal International Jazz Festival 2026 Yoann Bourgeois au Festival international de jazz de Montréal 2026 Productions Novak

Watson a même rendu un hommage particulier à sa ville natale, Montréal, en reprenant « Hey, That's No Way to Say Goodbye » de Leonard Cohen, entouré d’une distribution prestigieuse comprenant Martha Wainwright, La Force, November Ultra et The Barr Brothers. La veille, il avait reçu le Prix de l’Esprit du Festival, devenant ainsi le premier Montréalais à remporter cet honneur depuis Cohen en 2008.

Mêlant danse, cirque, musique et performance, Patrick Watson a offert à Montréal un spectacle total, d’une richesse artistique rare. Sa vision ambitieuse et la poésie qui traverse toute son œuvre ont illuminé la Place des Festivals, confirmant une fois de plus la puissance de l’une des voix les plus marquantes de la musique canadienne, dont le rayonnement continue de s’étendre bien au‑delà des frontières.

Domi and JD Beck at the Montreal International Jazz Festival 2026 Domi et JD Beck au Festival international de jazz de Montréal 2026 Frédérique Ménard-Aubin

Domi et JD Beck présentent en avant‑première leur prochain album

Le duo de jazz franco‑américain a offert à ses fans un aperçu exclusif de son deuxième album, Who Asked?, en montant sur scène exactement trois ans après sa dernière prestation au Festival de jazz de Montréal.

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« Voici notre tout nouvel album, sans les voix, car on chante sur celui‑ci… on est en train de peaufiner ça », a lancé Beck au public, lors d’une rare intervention brève et humoristique. Leur concert était entièrement consacré à ce nouvel opus, interprété intégralement en version instrumentale avant sa sortie prévue le 31 juillet.

Des arpèges planants de Domi Louna à la batterie frénétique de JD Beck, jouée sur un instrument où une chaise en métal fait office de cymbale, les deux artistes ont démontré une musicalité exceptionnelle. Malgré une tonalité décontractée, leur performance a mis en lumière la précision de leur son. Who Asked? reste fidèle à la signature aérienne et polyrythmique du duo, plus chaleureuse et vaporeuse que Not Tight, tout en repoussant les limites avec des sections de cordes, des crescendos audacieux, des changements de signature rythmique constants et des pauses inattendues. Le duo a également intégré des transitions et interludes distordus entre les morceaux, un contraste saisissant avec leur esthétique habituelle, tout en maintenant une atmosphère prenante du début à la fin.

L’un des moments les plus marquants fut ce que le duo a qualifié en riant de « faux morceau swing ». Leur long final cathartique a débuté par un solo de clavier vibrant et profond de Louna, avant de laisser place à des mélodies de piano et à une batterie de plus en plus rapides. L’alchimie entre Domi et JD Beck était palpable, et leurs nouvelles compositions ont profondément marqué le public, qui leur a offert une ovation debout suivie d’un rappel avec leur titre « WHATUP » de 2022.

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Na\u00efka at the Montreal International Jazz Festival 2026 Naïka au Festival international de jazz de Montréal 2026 Productions Novak

Naïka surprend le public avec Jessie Reyez

La chanteuse et compositrice franco‑haïtienne a envoûté le public du Jazz Fest avec son mélange unique de kompa haïtienne, de musique caribéenne et de R&B, transformant son plus grand succès en un véritable phénomène viral. Lors de l’interprétation de « One Track Mind », un titre cumulant plus de 50 millions d’écoutes, elle a créé la surprise en invitant la Torontoise Jessie Reyez à la rejoindre sur scène. Cette dernière a interprété un couplet inédit, chanté en espagnol et en créole haïtien. Rayonnantes, les deux artistes ont affiché une complicité vocale remarquable, offrant l’un des moments les plus marquants du festival.

La prestation de Naïka a instauré une ambiance feutrée, sublimée par des instruments en direct. Elle a notamment interprété un solo de kazoo à la fin de son morceau reggae « FISH », avant d’inviter un saxophoniste pour une conclusion jazzy à son boléro « Soleil ». Vêtue d’une robe blanche et chantant depuis un pied de micro orné de lys, elle a livré l’une des performances les plus apaisantes et envoûtantes du week‑end. La présence de Reyez a par ailleurs confirmé le statut de la chanteuse afro‑R&B comme l’une des étoiles montantes les plus prometteuses à suivre.

Saint Levant (right) and Rashid Abdelhamid at the Montreal International Jazz FestivalNa\u00efka at the 2026 Montreal International Jazz Festival 2026 Saint Levant (à droite) et Rashid Abdelhamid au Festival international de jazz de Montréal 2026 Productions Novak

Saint Levant invite son père à mixer

Le chanteur-compositeur palestinien Saint Levant a apporté une touche de musique arabe traditionnelle à la scène TD, transformant son concert en un moment privilégié avec le public et son père, Rashid Abdelhamid. Également connu sous le nom de « Baba Levant » (qui signifie « père » en arabe) ou « Abu Levant », le père du chanteur a fait une apparition spéciale pendant la performance de son fils pour mixer, après avoir déjà mixé lors du concert de Saint Levant au Boiler Room . Le duo a partagé un moment de pure convivialité sur scène pendant le spectacle, dansant sur des chansons classiques en langue arabe, notamment « El Tannoura » de Fares Karam et « Shik Shak Shok » de Hassan Abu El So'oud, transformant ainsi la performance en une fête traditionnelle et collective. Le concert de Levant était une véritable célébration de la musique et de la culture arabes. Des drapeaux du Moyen-Orient flottaient au vent, tandis que les fans chantaient et dansaient avec enthousiasme toute la soirée, malgré une averse torrentielle juste avant le spectacle. Levant a interprété des titres comme « Kalamantina » et « Wazira », entraînant la foule dans des chants tandis que le son des tambours à gobelet et des cors ney et mizmar accompagnait ses chants en anglais, en arabe et en français. Il a également prononcé un discours poignant sur la Palestine et offert un solo de saxophone exceptionnel, créant une atmosphère chaleureuse qui encourageait la fierté culturelle, la fête et le sentiment d'appartenance à une communauté.

The Alchemist joue une collaboration inédite avec Yasiin Bey

Après avoir organisé une vente éphémère de vinyles à Montréal, le producteur hip‑hop chevronné The Alchemist a offert un DJ set exceptionnel au Club Soda, incarnant une fois de plus avec brio l’esprit du genre auquel il se consacre depuis plus de trente ans. Entre acclamations enthousiastes, cris dans le micro en tant que MC et ses propres rimes sur « 60 Days » avec Larry June, le producteur californien a revisité plus de deux décennies de discographie, dansant et gesticulant avec énergie au rythme des paroles, maintenant le public en haleine toute la soirée.

À mi‑chemin de son set, Alchemist a demandé s’il pouvait dévoiler en avant‑première une nouvelle collaboration avec Yasiin Bey (anciennement Mos Def), déclenchant une véritable frénésie dans la salle. Le morceau inédit, intitulé « Kijani », avec sa boucle de piano et ses refrains « la la la », figurera sur leur album collaboratif Forensics, annoncé l’année dernière et toujours très attendu par les fans.

Le célèbre producteur a également interprété des classiques de l’ère blog, extraits de ses mixtapes Covert Coup avec Curren$y et No Idols avec Domo Genesis, ainsi que des collaborations plus récentes et reconnues avec Freddie Gibbs, Westside Gunn et Larry June, qui ont suscité l’enthousiasme du public. Alchemist a enchaîné les morceaux avec une énergie débordante, intégrant même des influences rock, soul et jazz à son set grâce aux samples qu’il utilise sur différents titres, captivant une foule de fans de tous âges. Sa passion pour le genre était palpable, et les fans ont rendu hommage à l’homme derrière l’un des catalogues les plus prestigieux du hip‑hop.

Smino at the Montreal International Jazz Festival 2026 Smino au Festival international de jazz de Montréal 2026 Productions Novak

Smino apporte l'énergie du rap pour clôturer le festival

En tête d’affiche sur la scène TD, Smino a enflammé le Jazz Fest avec son style éclectique, mélange de hip‑hop mélodique et de R&B jazzy. À mi‑parcours de son set, il a proclamé officiellement que sa performance était « désormais un concert de rap », faisant monter l’énergie d’un cran tandis que les basses 808 de « Mister Misfit But Ain’t Missed a Fit in Months » résonnaient dans la salle, provoquant l’enthousiasme des fans au premier rang.

Outre ses propres titres comme « Lee & Lovie », un morceau dédié à ses grands‑parents, et le décontracté « Spinz », le rappeur de Saint‑Louis a également intégré des classiques du R&B, notamment un freestyle sur « Me Myself & I » de Beyoncé et une reprise originale de « Rock the Boat » d’Aaliyah, dédiée à la consommation de cannabis.

Le mélange dynamique de R&B et de hip‑hop de Smino a captivé le public, l’énergie oscillant entre des moments exubérants et des instants plus doux, comme le titre final « Amphetamine ». Il a provoqué une véritable joute verbale entre les deux côtés de la salle et a même lancé des échanges interactifs, trouvant l’équilibre parfait entre le charisme d’un concert hip‑hop et l’atmosphère feutrée du festival de jazz. Pour clore le Festival de Jazz de Montréal en beauté, il a offert un rappel mémorable, couronnant ainsi une nouvelle année réussie pour le plus grand festival de jazz au monde.

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Steve's Music Store in Toronto.
Photo de courtoisie

Le magasin de musique de Steve à Toronto.

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Le magasin de musique Steve’s ferme son dernier point de vente physique à Montréal

Plus tôt cette année, la célèbre chaîne de magasins de musique a fermé la plupart de ses points de vente physiques au Canada. Elle va désormais se tourner vers un modèle exclusivement en ligne.

Le magasin de musique Steve’s a officiellement fermé ses portes au Canada.

La plupart des succursales de cette chaîne emblématique avaient cessé leurs activités plus tôt cette année, mais la fermeture imminente du magasin du centre-ville de Montréal marque la fin définitive de sa présence physique au pays.

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