advertisement
Français

Un membre du Congrès américain s'attaque à la loi canadienne sur la diffusion en ligne dans un nouveau projet de loi

Le projet de loi proposé par Lloyd Smucker vise à lancer une enquête pour déterminer si la législation canadienne « discrimine ou pénalise » les entreprises américaines. Il prévoit également d’éventuelles « mesures de représailles » directes, pouvant inclure l’imposition de droits de douane.

Un membre du Congrès américain s'attaque à la loi canadienne sur la diffusion en ligne dans un nouveau projet de loi
Photo d' Izdhan Imran sur Unsplash

Les politiciens américains s’en prennent de nouveau à la loi canadienne sur la diffusion en ligne.

Le représentant Lloyd Smucker a présenté un nouveau projet de loi, intitulé Protecting American Streaming and Innovation Act, visant à examiner si la législation canadienne « discrimine ou pénalise » les entreprises américaines. Si l’enquête menée par le représentant américain au commerce (USTR) confirme ces allégations, les États-Unis pourraient être amenés à adopter des « mesures de rétorsion », incluant possiblement des droits de douane.


« Le commerce numérique joue un rôle essentiel dans l’économie américaine », a déclaré Smucker, affirmant que les politiques canadiennes désavantagent les entreprises, créateurs et travailleurs américains.

advertisement

Adoptée en 2023, la Loi sur la diffusion en ligne n’a toutefois pas encore été pleinement mise en œuvre par le CRTC et fait toujours l’objet de contestations judiciaires. L’une de ses mesures phares prévoit que les grandes plateformes étrangères — comme Spotify, Amazon et Apple — consacrent 5 % de leurs revenus à la production de contenus canadiens, via des organismes tels que FACTOR et Musicaction. Cette disposition, vivement contestée par les diffuseurs, reste suspendue.

La loi a rapidement attiré l’attention du Congrès américain, notamment dans un contexte de tensions commerciales accrues. L’été dernier, 18 membres du Congrès, dont Smucker, avaient déjà dénoncé une réglementation « discriminatoire » menaçant les relations numériques transfrontalières.

Le projet de loi bénéficie du soutien de plusieurs groupes représentant les grandes plateformes, dont la Digital Media Association (DIMA), qui estime que la législation canadienne impose des charges injustifiées aux entreprises étrangères. La Motion Picture Association, représentant notamment Disney, Netflix, Paramount et Amazon, a également salué l’initiative.

Malgré les critiques, la réglementation bénéficie du soutien d’acteurs locaux, dont l’Association canadienne de musique indépendante (CIMA).

« La question est simple : les entreprises technologiques qui génèrent des revenus au Canada doivent-elles contribuer à son écosystème musical ? », a lancé son président, Andrew Cash, en janvier dernier. Pour lui, la réponse est claire : oui. « Les Canadiens, par le biais de leurs institutions démocratiques, ont déjà tranché. »

advertisement

L’avenir de cette législation, tout comme celui du projet de loi américain, demeure incertain.

advertisement
Montreal International Jazz Festival 2026
Victor Diaz Lamich

Festival international de jazz de Montréal 2026

Français

Angine de Poitrine, Patrick Watson et bien d'autres : Les meilleurs moments du Festival international de jazz de Montréal 2026

Du 25 juin au 4 juillet, le plus grand festival de jazz au monde a attiré des foules record grâce à des têtes d'affiche de renommée internationale et à de jeunes talents prometteurs, mettant à l'honneur les musiques traditionnelles à travers le jazz, le hip-hop, le R&B, l'afrobeat, les musiques latines et bien plus encore. Voici les moments forts de cette édition.

Lorsque l’artiste montréalais Chien Champion a remis au goût du jour le logo emblématique du chat du Festival pour concevoir l’affiche de cette année, son objectif était de symboliser une passation de flambeau entre l’ancienne et la nouvelle génération d’amateurs de jazz. Le plus grand festival de jazz au monde a poursuivi son expansion sonore en 2026, intégrant une fois de plus l’afrobeat, le hip‑hop, les musiques traditionnelles latines et arabes, et bien plus encore, aux côtés du jazz et de la soul traditionnels.

« Nous ne saurions assez remercier le public pour son extraordinaire enthousiasme », a déclaré Maurin Auxéméry, directeur de la programmation du Festival international de jazz de Montréal. « Cette édition 2026 marque un tournant majeur dans l’histoire du Festival, prouvant que le jazz est une force unificatrice qui appartient véritablement à tous. »

LIRE PLUSShow less
advertisement