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AP Dhillon demande justice pour Sidhu Moose Wala à Coachella 2024

L’artiste basé à Vancouver a rendu hommage à la défunte icône de la musique pendjabie-canadienne, dont le meurtre en 2022 en Inde n’est toujours pas résolu. En jouant avec sa collaboratrice Shinda Kahlon, Dhillon a clôturé son premier set au grand festival de musique de Californie avec un mouvement classique de vedette.

AP Dhillon pays tribute to Sidhu Moose Wala during his Coachella debut

AP Dhillon rend hommage à Sidhu Moose Wala lors de ses débuts à Coachella

YouTube/Coachella

Lors de sa première performance à Coachella, la vedette pendjabie-canadienne AP Dhillon a rendu hommage à une icône déchue.

Tandis que Dhillon interprétait son tube «Brown Munde», un message s'affichait sur l'écran derrière lui en majuscules: «JUSTICE FOR SIDHU MOOSEWALA».


Sidhu Moose Wala, l'influent artiste, acteur et homme politique pendjabi, a été abattu en Inde en mai 2022. Basé à Brampton, Moose Wala a contribué à ouvrir la voie à la musique pendjabi au Canada et continue de figurer dans les classements deux ans après sa mort. Des artistes comme Dhillon et Burna Boy, collaborateur de Moose Wala dans «Mera Na», veillent à ce que son héritage soit reconnu alors que son meurtre n'est pas résolu.

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Le message a été un moment fort dans une solide performance de Dhillon, qui a amené des danseurs, un groupe live et sa collaboratrice Shinda Kahlon sur la scène de Coachella le dimanche 14 avril. (Il n'y a pas eu d'apparition surprise de la vedette britannique du grime Stormzy, cependant, qui est récemment entré en studio avec Dhillon pour «Problems Over Peace». Peut-être le week-end prochain ?)

Dhillon jouait de la guitare et interprétait toute une gamme de succès, allant de chansons pop légères comme «Summer High» à des morceaux hip-hop percutants comme «Drip», accompagnés de visuels orageux mettant en vedette des éclairs d'un rouge profond et des tornades menaçantes.

«Comment vont les Pendjabis de Californie, bébé?» » a demandé Kahlon, surexcité, sous une salve d'acclamations.

Dans les dernières chansons de Dhillon, des montagnes oranges apaisantes ont pris le dessus sur les visuels alors qu'il faisait un duo avec Kahlon sur le doux mélodique «With You». Pour le ramener à la maison, Dhillon est passé du maussade «Insane» à une sortie explosive alimentée par du cor, enlevant sa guitare de ses épaules et en la claquant au sol pour un dernier moment de rock vedette avant de quitter la scène.

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Dhillon est le deuxième artiste à interpréter un set entièrement pendjabi à Coachella, après les débuts historiques de Diljit Dosanjh l'année dernière. (Dosanjh entre encore une fois dans l’histoire ce mois-ci avec le plus grand concert de musique pendjabie en dehors de l’Inde.)

Il n'était pas le seul artiste canadien à Coachella cette année. Grimes a joué un DJ set qui est devenu viral pour ses difficultés techniques , tandis que Nav a fait venir le producteur Metro Boomin. Justin Bieber, quant à lui, a fait une apparition surprise pour jouer avec Tems.

Dhillon se produira à nouveau lors du deuxième week-end de Coachella ce dimanche 21 avril. En attendant, découvrez son premier set ci-dessous, à partir de -46h00.

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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante
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Cadre de la semaine : Justin West, de Secret City Records, partage les clés du succès de la musique indépendante

L’homme derrière certains des labels indépendants les plus prospères du Canada revient sur le succès tardif de Patrick Watson, aujourd’hui détenteur de records de streaming francophone. Il explique également pourquoi il privilégie des relations à long terme avec les artistes et souligne l’importance de la collaboration au sein du secteur indépendant.

Justin West est aujourd’hui l’un des visages les plus influents de la musique indépendante canadienne, même si rien ne le prédestinait à ce rôle. Lorsqu’il fonde Secret City Records à Montréal, au milieu des années 2000, ce n’est pas par ambition entrepreneuriale, mais par nécessité. Il venait de rencontrer un artiste qu’il admirait profondément et avec qui il souhaitait bâtir quelque chose de durable. Pour que cette collaboration voie le jour, il fallait un label. Cet artiste, c’était Patrick Watson. Vingt ans plus tard, les deux noms sont indissociables, et leur succès dépasse largement les frontières du pays.

Lauréat à plusieurs reprises du prix Billboard Canada Power Player, West dirige aujourd’hui l’un des labels indépendants les plus respectés au pays. Il défend aussi les intérêts du secteur au sein de nombreux conseils d’administration, tant au Canada qu’à l’international. Lorsqu’on le rencontre pour ce portrait, il revient tout juste du Sommet national sur l’intelligence artificielle et la culture à Banff, où il a joué un rôle clé dans les discussions entourant la Loi sur la diffusion en ligne et les négociations collectives avec les plateformes numériques.

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