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k-os annonce la sortie de BLackneck, son nouvel album financé par Drake, le 30 octobre : « Nous nous inspirons mutuellement »

Pour son premier album studio en plus de dix ans, le rappeur canadien a bénéficié du soutien financier de Drake et de son équipe.

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Photo de courtoisie

Le grand retour de k-os approche, avec le soutien financier de l’une des plus grandes vedettes du hip-hop canadien.

Prévu pour le 30 octobre, BLackneck marque le premier album studio du rappeur canadien en plus de dix ans. Connu pour son style musical qui transcende les genres, k-os a pu compter sur un allié de taille pour concrétiser ce nouveau projet : Drake.


Composé de sept titres, ce nouvel opus renoue avec l’esprit novateur qui a fait la renommée de k-os, celui d’un artiste canadien déterminé à repousser les frontières musicales tout en restant fidèle à ses racines. Et c’est l’un des artistes qu’il a lui-même inspirés qui lui a permis de donner vie à cette vision.

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Crédité en tant que producteur exécutif, Drake n’a pas directement participé à la création musicale de l’album. La superstar torontoise en a toutefois assuré l’intégralité du financement, encourageant k-os à réaliser un projet à son image, sans compromis artistique.

« Drake me répétait : “S’il te plaît, fais-moi un album de k-os. S’il te plaît, s’il te plaît, s’il te plaît.” C’est tout ce qu’il voulait », raconte le rappeur à Billboard Canada, lors d’un entretien téléphonique depuis l’île Mayne, en Colombie-Britannique, où il peaufine le mixage de l’album.

Pour Drake, un véritable « album de k-os » est un projet audacieux, qui refuse de se limiter à un genre musical ou à une seule perspective artistique. Une approche qui avait d’ailleurs inspiré le jeune Aubrey Graham alors qu’il commençait à façonner son identité musicale.

Dans les années 2000, Drake suivait déjà le parcours de k-os sur MuchMusic, à une époque où ce dernier s’imposait comme l’une des figures incontournables du hip-hop canadien. Les deux artistes ont ensuite collaboré sur « Faith », parties 1 et 2, au début des années 2010, avant de maintenir leur amitié au fil des ans.

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Selon k-os, leurs chemins se sont de nouveau croisés en 2021 ou 2022, lors d’une soirée en boîte de nuit. Après avoir échangé leurs numéros, Drake lui a demandé de lui envoyer quelques morceaux.

« Il m’a dit quelque chose comme : “Mec, tu as clairement encore ce talent. Je veux te donner les moyens de continuer à faire de la musique” », se souvient k-os.

Drake a alors fait appel à Matte Babel, ancien animateur de MuchMusic qui travaille aujourd’hui étroitement avec lui en tant que directeur de la marque de sa société de divertissement, DreamCrew.

Babel a pris en charge la gestion du projet aux côtés de k-os, tandis que Drake en est devenu le principal bailleur de fonds.

« Drake disait des choses comme : “Ah, il veut aller dans ce grand studio ? Il veut engager un orchestre à cordes ?” Aujourd’hui, c’est difficile pour une maison de disques de consacrer autant d’argent à un artiste », explique k-os, qui a notamment été signé chez Universal Music Canada et sur le label indépendant Dine Alone.

« Si tu es un nouvel artiste qui décroche un contrat grâce à ses chiffres sur les plateformes de streaming et que tu demandes à enregistrer avec l’Orchestre à cordes de Vancouver, on va probablement te répondre : “On ne paiera pas pour ça.” »

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Grâce au soutien financier de Drake, k-os a pu retrouver une liberté de création comparable à celle dont il bénéficiait lorsqu’il était signé auprès d’une grande maison de disques, avant l’essor des plateformes de streaming.

Il a ainsi pu faire appel à un orchestre à cordes, fusionner des influences country et hip-hop et même recruter le légendaire producteur Bob Rock, connu pour son travail avec Metallica, Bon Jovi et Aerosmith, afin de produire son titre rock « I Would Never ».

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Drake apportait les fonds, k-os les idées, tandis que Babel veillait à leur concrétisation.

« Il s’occupait des enregistrements et des réservations de studios. Parfois, Babel débarquait même au studio avec des sacs remplis d’argent liquide », raconte k-os. « C’était complètement fou. »

Cette liberté lui a permis de renouer avec la signature sonore qui a marqué ses débuts : un mélange audacieux de styles, de contrastes et d’idées ambitieuses.

K-os décrit BLackneck comme son œuvre la plus aboutie à ce jour, une véritable mosaïque musicale inspirée de la fin des années 1990 et du début des années 2000, période durant laquelle il a signé son premier contrat et enregistré la majorité de ses albums.

Il cite notamment Outkast, Shania Twain, Our Lady Peace et Radiohead parmi les artistes qui nourrissaient son univers musical à cette époque.

L’album puise également son inspiration dans son parcours de musicien canadien, lui qui a choisi de demeurer au pays tout au long de sa carrière. Enregistré en Colombie-Britannique ainsi que sur la ferme familiale de ses parents à Whitby, en Ontario, le projet reflète cet attachement à ses racines.

C’est d’ailleurs cet environnement rural qui lui a inspiré le titre BLackneck, un jeu de mots avec le terme anglais « redneck », ainsi que l’une des chansons phares du disque, « OK Corall ».

Inspiré de l’univers du Far West, ce morceau explore la liberté retrouvée après une rupture amoureuse. Sur une base hip-hop, k-os intègre des sonorités country portées par une guitare slide, avant de conclure sur une séquence évoquant une danse traditionnelle de grange. Le résultat : un mélange de hip-hop, de R&B et de country hors-la-loi.

« On me demande constamment comment Drake a contribué à la création musicale de l’album », explique k-os. « Le morceau “Still Number 1” en est un excellent exemple. J’ai pu faire appel à de grands orchestres, à des chœurs et intégrer des arrangements symphoniques à la production. C’était une facette du son de k-os que j’avais presque oubliée. C’est là qu’on réalise concrètement ce qu’un budget d’enregistrement important permet d’accomplir. »

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Au cours de sa carrière, k-os n’a jamais craint de voir émerger une nouvelle génération d’artistes. Son ambition a toujours été de tracer sa propre voie au Canada, tout en ouvrant la porte à d’autres talents.

En brouillant les frontières entre le chant et le rap, il estime avoir contribué à préparer le terrain pour l’essor international d’artistes canadiens comme Drake, The Weeknd et Justin Bieber.

« J’expérimentais, et ça a plutôt bien fonctionné pour moi au Canada. Ça a poussé d’autres personnes à se dire : “Tiens, je vais essayer ça moi aussi” », explique-t-il, ajoutant que les Canadiens ont l’esprit pionnier.

« Pensez-vous qu’il y aurait eu des Drake, des The Weeknd ou des Tory Lanez s’ils ne m’avaient pas entendu faire ce que je faisais ? Je ne dis pas ça par prétention, mais c’était justement mon objectif. Il faut accompagner les jeunes artistes. Il faut les inviter en studio, discuter avec eux, même s’ils risquent de prendre notre place. Ils sont là pour assurer la relève, mais tant qu’à être remplacé, autant leur transmettre quelques connaissances, non ? »

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Aujourd’hui, k-os décrit sa relation avec Drake comme un lien fraternel dont les rôles se sont progressivement inversés. Autrefois inspiré par son aîné, Drake est désormais celui qui lui donne les moyens de concrétiser sa vision artistique.

Le rappeur reconnaît toutefois que l’implication financière d’une vedette de cette envergure s’accompagne d’une certaine pression. Une pression qu’il considère néanmoins comme une source de motivation.

« Quand une maison de disques t’accorde une avance, ça rend le travail en studio plus stimulant. C’est presque comme un pari », explique-t-il. « Tu ressens cette pression et tu sais que le résultat doit être à la hauteur. Avec cet album, Drake m’a mis cette pression, parce qu’après l’avoir écouté, il m’a dit : “C’est incroyable !” »

K-os raconte qu’on lui demande désormais régulièrement de définir la nature de sa collaboration avec Drake. A-t-il participé à la production musicale ? Est-il associé au label OVO ? Pour lui, leur relation ne se résume pas à une simple entente professionnelle.

« Notre relation repose entièrement sur l’inspiration », affirme-t-il. « Nous nous inspirons mutuellement. »

BLackneck paraîtra le 30 octobre sous l’étiquette Spiritual Tech Records, par l’intermédiaire de The Orchard. L’album est disponible en précommande ici.

Découvrez en exclusivité ci-dessous la pochette de l’album ainsi que la liste complète de ses titres.

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